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L’affaire Kerviel : rien que du cinéma ?

© Comité de soutien Jérôme Kerviel
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La longue marche en Italie et l’arrestation à minuit, à Menton, de l’ancien trader de la Société Générale, émeuvent les uns et agace les autres, parfois les mêmes ! Reste l’affaire Kerviel, bien embarrassante pour le système bancaire.

 

Sur le fond de l’affaire, que penser ? Kerviel est-il David contre Goliath, mais un David devenu un «Goliath médiatique » comme le souligne Le Monde ? C’est bien le même qui grugeait avec une habileté diabolique la Société Générale qui « promène » maintenant les médias et s’attire la bénédiction des cathos après avoir séduit la gauche, estime le confrère.
Mais sur Boulevard Voltaire, un ancien trader est nettement plus nuancé :
« Kerviel a joué contre le marché, comme à la roulette russe, en risquant le capital de la Société Générale. Celle-ci a fermé les yeux pendant un temps -c’est mon intime conviction- et le coup est parti. Certes, Kerviel a commis des fautes graves, il a dissimulé des données et falsifié des comptes, mais ces fautes ne changent pas de nature selon les conséquences qu’elles entraînent (gains ou pertes, petites ou grandes), qui restent en tout état de cause aléatoires.
Dès lors, Jérôme Kerviel aurait dû être jugé indépendamment des pertes constatées, aussi gigantesques soient-elles. Or, la sévérité de la peine prouve qu’il ne l’a pas été. Il faut garder à l’esprit que s’il avait été gagnant, c’est la Société Générale qui empochait la mise (…) 
Affronter une banque devant un tribunal, c’est le pot de terre contre le pot de fer. Jérôme Kerviel en a fait la cruelle expérience. Les juges l’ont condamné très sévèrement par deux fois, tandis que la Société Générale, malgré des preuves manifestes – au minimum – de négligence, a été blanchie. Une décision plus que contestable puisqu’elle a eu pour conséquence de lui octroyer le bénéfice d’une déduction fiscale de 1,6 milliard d’euros, que le contribuable a donc indirectement payée à sa place. Il a fallu attendre l’arrêt de la Cour de cassation en mars dernier pour que la justice, enfin, ose remettre en cause la responsabilité de la « vénérable » maison du boulevard Haussmann, car c’est bien tout le sens de l’annulation de l’obligation de remboursement. »

S’il y a bien du cinéma dans l’affaire Kerviel, il faut donc se garder de désigner trop vite qui est « le bon, la brute et le truand »…

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