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Mgr Rey : Les 3 caractéristiques du prêtre du XXIème siècle

Mgr Rey © DR
Mgr Rey
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Intégrité, proximité, zèle missionnaire : les principales qualités que Mgr Rey souhaite que développent les candidats au sacerdoce. Interview de l’évêque de Fréjus-Toulon, à l’occasion de la journée mondiale des vocations.

11/05/14

En 2014, Monseigneur Dominique Rey aura la joie d’ordonner cinq nouveaux prêtres au service de notre diocèse dont deux dans la forme extraordinaire (en lien avec la Société missionnaire de la Miséricorde Divine). Tous ces prêtres incardinés dans le diocèse de Fréjus-Toulon seront au service des communautés chrétiennes du Var.

Qu’attend-on d’un prêtre aujourd’hui, dans un contexte marqué par la sécularisation ?
Monseigneur Rey :
Trois caractéristiques me paraissent qualifier le prêtre du XXIe siècle. D’abord, l’intégrité. J’entends par ce mot combien le ministre ordonné doit assumer son identité sacerdotale, l’enraciner sur le plan spirituel par une vraie relation au Christ, dans une recherche constante de cohérence de vie, d’exemplarité évangélique, et de fidélité au Magistère.
Une deuxième attitude est à privilégier : la proximité. La tentation du prêtre est le cléricalisme, en se situant en surplomb de ceux qu’il est sensé servir. Cette proximité est à vivre à l’intérieur de l’Eglise en mettant en valeur la place des fidèles laïcs et en leur donnant la possibilité d’exercer une vraie coresponsabilité pastorale. Cette proximité s’applique également sur le plan de la mission. A l’exemple du Christ, on ne peut témoigner de la foi et rendre compte de notre espérance qu’en rejoignant les personnes là où elles se trouvent et là où elles en sont.
La troisième qualité du prêtre, placé aujourd’hui dans le contexte « de l’éclipse de Dieu » et de la marginalisation de l’Eglise, doit être le zèle missionnaire. Il s’agit d’aller au devant des gens, en posture de « sortie vers les périphéries existentielles » comme le rappelle le Pape François.

Comment expliquez-vous le nombre important de séminaristes accueillis dans le diocèse (une soixantaine de candidats au sacerdoce) alors que tant de diocèses n’ont plus aucune vocation ou si peu ?
Mgr Rey :
Ce nombre tient en partie à l’accueil des nouvelles réalités ecclésiales qui se sont implantées dans le diocèse et qui enrichissent celui-ci, et de leur charisme et de leurs vocations. De plus, je constate que les jeunes fonctionnent dans une culture de réseaux, et non plus dans un référencement territorial. Beaucoup d’entre eux, n’ayant pas de racines locales, sont attirés par des diocèses qui présentent une physionomie missionnaire, ce qui explique l’attraction que le diocèse exerce vis-à-vis de jeunes originaires de l’extérieur du département. Je soulignerais que cet apport extérieur n’a rien de nouveau. La Provence, et le Var en particulier, a toujours été une terre d’accueil. N’oublions pas que plus de 60% de la population actuelle du Var n’est pas originaire de ce département. Déjà autrefois un nombre important de prêtres qui exerçaient dans le diocèse venaient d’ailleurs ou s’y réfugiaient pour des raisons de santé, ou en raison de l’abondance des vocations dans leur région d’origine (par exemples, Alpes de Haute Provence), ou encore à cause de l’afflux de familles de marins souvent originaires de Bretagne et pourvoyeuses de vocations. Ces apports constituent une constante de l’histoire religieuse de notre diocèse.

En mesurant le nombre de séminaristes issus du diocèse, je retrouve aujourd’hui les mêmes proportions de « locaux » que l’on dénombre proportionnellement dans les diocèses voisins de taille équivalente (Nice, Marseille, Aix). Il ne s’agit donc pas de s’excuser d’accueillir des personnes venues d’ailleurs, ou d’exhumer la fausse nostalgie d’un clergé autochtone issu d’un passé où les mobilités étaient rares. Je suis heureux d’accueillir toutes les vocations qui naissent dans notre beau diocèse de Fréjus-Toulon tout autant que j’assume le fait d’accompagner vers la prêtrise ceux qui choisissent notre diocèse pour se mettre au service de sa mission. Cela dit, il ne faut pas oublier que plusieurs jeunes issus du diocèse sont entrés au séminaire ces dernières années ou bien se posent actuellement la question de leur éventuelle vocation sacerdotale.

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