Recevez la newsletter d'Aleteia chaque jour!

Vous ne souhaitez pas faire de don ?

Voici cinq façons d'aider Aleteia:

  1. Prier pour notre équipe et le succès de notre mission
  2. Parler d'Aleteia dans votre paroisse
  3. Partager les articles d'Aleteia avec vos amis et votre famille
  4. Désactiver votre bloqueur de pub quand vous êtes sur Aleteia
  5. S'abonner à notre newsletter gratuite et la lire tous les jours

Je vous remercie!
L'équipe d'Aleteia

 

Souscrire

Aleteia

Quand le cardinal Bergoglio écrivait sur l’éducation…

© emi italia
Partager

Le site Benoit-et-moi propose une traduction en français d'un extrait du recueil de textes écrits par Jorge Mare Bergoglio, publié le mois dernier en italien.

09/05/14

Un an jour pour jour après l’élection du Pape François, la maison d’édition italienne Emi publiait un recueil de textes sur l’éducation rédigés entre 2008 et 2011 par Jorge Mario Bergoglio, lorsqu’il n’était encore que cardinal. Sorti le 13 mars 2014 donc, cet ouvrage intitulé « La belleza educherà il mondo » (« La beauté éduquera le monde ») n’est pas encore disponible en français ("La bellezza educherà il Mondo", Jorge Mario Bergoglio, Emi, 64 pages, 5,90€).

Ce même jour, le quotidien italien La Repubblica publiait un extrait de ce livre portantsur le fondamentalisme. Dans cet extrait, l’ancien cardinal s’exclame : « Assez de fondamentalisme et de pensée unique, la vérité n’existe pas sans dialogue ». Nous vous proposons de découvrir ici cet extrait traduit en français grâce au site Benoit-et-moi.fr, et toujours disponible dans la langue de Dante pour les italianophones sur le site de larepubblica.it.

 ___________

L’inédit de Bergoglio : les certitudes absolues sont le refuge de ceux qui ont peur
Le fait que tout au long de l’histoire se soient multipliés – et continuent à se multiplier encore aujourd’hui – les fondamentalismes, saute aux yeux. En substance, il s’agit de systèmes de pensée et de conduite absolument momifiés, qui servent de refuge. Le fondamentalisme s’organise à partir de la rigidité d’une pensée unique, à l’intérieur de laquelle la personne se protège des instances déstabilisantes (et des crises) en échange d’un certain quiétisme existentiel. Le fondamentalisme n’admet pas de nuances, ni de doutes, tout simplement parce qu’il a peur et – dans la pratique – peur de la vérité. Celui qui se réfugie dans le fondamentalisme est quelqu’un qui a peur de se mettre en chemin pour chercher la vérité. Déjà, il « possède » la vérité, il l’a déjà acquise et instrumentalisée comme moyen de défense ; c’est pourquoi il vit toute discussion comme une agression personnelle.

Notre relation avec la vérité n’est pas statique, puisque la Vérité suprême est infinie et peut toujours être mieux connue; il est toujours possible de s’immerger davantage dans ses profondeurs. Aux chrétiens, l’apôtre Pierre demande d’être prêts à «rendre compte» de leur espérance; cela signifie que la vérité sur laquelle nous fondons l’existence doit s’ouvrir au dialogue, aux difficultés que d’autres nous montrent ou que des circonstances nous désignent. La vérité est toujours «raisonnable», même au cas où je ne le suis pas, et le défi est de rester ouvert au point de vue de l’autre, sans faire de nos convictions un tout immobile. 
Dialogue ne signifie pas relativisme, mais « logos » que l’on partage, raison qui s’offre dans l’amour, pour construire ensemble une réalité toujours plus libératrice. Dans ce cercle vertueux, le dialogue révèle la vérité, et la vérité se nourrit du dialogue. L’écoute attentive, le silence respectueux, l’empathie sincère, se mettre authentiquement à la disposition des étrangers et de l’autre, sont des vertus essentielles à cultiver et à transmettre dans le monde d’aujourd’hui. Dieu lui-même nous invite au dialogue, il nous appelle et nous invite à travers sa Parole, cette Parole qui a abandonné tout nid, tout abri, pour se faire homme.

Ainsi apparaissent les trois dimensions dialogiques, intimement liées : une entre la personne et Dieu – ce que les chrétiens appellent la prière -, une des êtres humains entre eux, et une troisième, de dialogue avec nous-mêmes. A travers ces trois dimensions, la vérité grandit, se consolide, se dilate dans le temps. 
A ce stade, nous devons nous demander: qu’entendons-nous par vérité? Chercher la vérité est différent de trouver des formules pour la posséder et la manipuler à sa guise. 

Pages: 1 2 3

Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous
Aleteia vous offre cet espace pour commenter ses articles. Cet espace doit toujours demeurer en cohérence avec les valeurs d’Aleteia. Notre témoignage de chrétiens portera d’autant mieux que notre expression sera empreinte de bienveillance et de charité.
[Voir la Charte des commentaires]