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Israël : Nouveau coup dur pour les chrétiens

آسيانيوز
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À l’approche de la venue du Pape François en Terre Sainte, les extrémistes israéliens s’en prennent tout particulièrement aux catholiques.

02/05/14

Au début de la semaine, la police israélienne a arrêté un homme suspecté d’être l’auteur d’une lettre de menaces qui exige que tous les chrétiens à l’exception des protestants et des anglicans quittent Israël avant le 5 mai, « sans quoi l’évêque et l’ensemble de la communauté seraient tués ». Malheureusement il ne s’agit pas d’un acte isolé. Le 27 avril, un mois après les profanations du monastère de Deir Rafat (cf. Aleteia), c’est le monastère bénédictin de Tabgha qui a été pris pour cible par des individus portant le costume des juifs orthodoxes. Ils s’en sont aussi pris à une femme présente au couvent en lui lançant des pierres. Toujours le dimanche 27 avril, l’église grec-orthodoxe d’Al-Bassah a subi une agression pendant la célébration d’une liturgie baptismale dans ce lieu de culte.

Ces agressions sont le plus souvent attribuées au groupe de colons extrémistes israéliens qui signe « מדיניות תג מחיר » littéralement « le prix à payer », un groupuscule connu internationalement sous le nom de « price tag ». Depuis ses premiers méfaits en 2008, ce groupuscule prend une importance alarmante, d’autant plus que malgré les protestations officielles du gouvernement israélien, les militants de price tag sont rarement condamnés.

Le Secrétariat général des Ecoles catholiques en Israël a répondu dans un communiqué : « Nous annonçons que nous n’avons pas peur, car Dieu est avec nous. Nous n’avons peur de personne, pourtant nous avons peur pour chacun. Et cette menace, nous la prenons au sérieux, parce que nous avons peur pour nos enfants, et c’est pour cette raison que nous nous adressons aux responsabilités civiles afin soient prises les mesures requises. »

Dans un article publié au début de l’année par le Patriarcat Latin de Jérusalem, David Meyer, Rabbin et Jean-Pierre Sonnet, Professeurs à l’Université Pontificale Grégorienne (Rome), partageaient leur inquiétude de voir ces attaques augmenter. Ils allaient jusqu’à évoquer un « sens de l’histoire », et mettre en parallèle ces agressions avec « les périodes les plus sombres de l’antisémitisme européen, lorsque les Juifs furent la cible de sentiments chrétiens anti-juifs ». Et craignaient un « retournement de l’histoire ». Ce serait d’autant plus injuste que les chrétiens de Terre Sainte ont rarement, dans l’histoire, été autre chose qu’une minorité opprimée.

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