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Syrie : les geôliers de nos otages étaient des ressortissants français

© Public Domain
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Les gardiens de nos quatre compatriotes libérés le week-end dernier, parlaient très bien français, ont révélé ceux-ci. Avec près de 500 de ses ressortissants devenus djihadistes, la France tient un triste record en Europe.

 22/04/2O14

 Les révélations faites par les quatre journalistes français enlevés par des rebelles en Syrie ont été rapportées par le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius dimanche soir, 20 avril, lors du Grand rendez-vous I-Télé, Europe 1, Le Monde. Leurs geôliers  s’exprimaient parfaitement dans notre langue.  Rien de très surprenant dans cette annonce, qui pose à nouveau la question du contrôle de la filière djihadiste par les services de renseignement français – question brûlante depuis l’affaire  Merah.
Nicolas Hénin, l’un des ex-otages, l’a confirmé sur Arte : "On avait clairement la présence de personnes qui se présentaient comme des djihadistes parmi les ravisseurs, qui parlaient très bien les langues étrangères dont le français, l’anglais ou d’autres langues. On n’a pas vu leurs papiers mais certains parlaient vraiment très bien le français", a-t-il témoigné.

Comme l’indique Libération le 22 avril ainsi qu’une source venant des services de renseignement contactée par Le Monde, le groupe djihadiste a confié la garde des otages aux seuls francophones : quatre Français et un Belge, tous d’origine maghrébine, faisant office de geôliers dans ce que les autorités françaises surnomment « la maison des otages » ou « l’usine à otages », dans la partie ouest de la ville d’Alep, fief de l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL). « A son retour de détention au Mali, en 2010, l’ex-otage d’Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) Françoise Larribe avait également affirmé avoir été gardée par une personne dont le français était la langue natale. » rappelle Le Monde.
 
L’EIIL est le plus radical des groupes djihadistes en Syrie, souligne L’Express. « "En réalité, l’Etat islamique en Irak et au Levant ne recrute pas véritablement. Mais ce sont les combattants européens et notamment français qui le rejoignent de leur plein gré parce qu’il est quasiment l’un des rares groupes à les accueillir, les fournir, les former et leur permettre de combattre en Syrie", analyse sur i>Télé Mathieu Guidère, professeur d’Islamologie à l’université de Toulouse. »

Sur  RTL, mardi matin, le ministre des Affaires étrangères a précisé que près de 500 Français auraient grossi les rangs du djihad depuis le début du conflit. « Maintenant, les gens partent plus nombreux et plus jeunes », a-t-il ajouté, précisant qu’un plan de lutte contre ce phénomène doit être présenté le 23 avril par le nouveau ministre  de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve.
 
Quel sera ce plan ? Le Figaro l’a révélé par anticipation :  « Selon nos informations, plus d’une vingtaine de mesures très concrètes y seront dévoilées. (…) Outre le rétablissement de l’autorisation de sortie du territoire pour les mineurs, une des dispositions phares permettra aux familles dont l’enfant fréquente une mosquée fondamentaliste ou encore surfe sur des sites faisant l’apologie du terrorisme d’alerter une structure ad hoc susceptible de prendre en charge leur problème. (…)
Le plan antidjihad de Cazeneuve comportera aussi un important volet «signalisation» donnant la possibilité, dès qu’il y aura une «forte intuition», précise-t-on Place Beauvau, d’inscrire un profil à risque au Fichier des personnes recherchées (FPR), mais aussi au Système d’information Schengen (SIS), qui centralise les signalements à l’échelle européenne et permet de tirer la sonnette d’alarme dès que le suspect «fléché» se présente dans un aéroport. Cette parade a bien sûr ses limites puisque nombre de djihadistes en herbe partent en bus vers Istanbul, où les Européens ne sont pas astreints aux visas, avant de rejoindre la frontière syrienne et les sergents enrôleurs du Front al-Nosra, groupe de rebelles armés affilié à al-Qaida.
Insistant en outre sur la «vigilance» dont les services doivent faire preuve face au «terrorisme via Internet» qui sert de «vecteur pour de nombreux recruteurs», Bernard Cazeneuve entend muscler davantage encore la surveillance du «cyberdjihadisme» et des sites extrémistes où s’entremêlent fantasmes, recettes explosives de petits chimistes ainsi que toute une logorrhée sur la mort en martyr»

Bernard Cazeneuve se rendra à Londres le 30 avril pour une conférence quadripartite avec ses homologues anglais, allemand et belge, touchés de plein fouet par ce phénomène. Il y a urgence : les séquences filmées sur des portables récemment diffusées par BFMTV montrent que ces djihadistes francophones rivalisent en inhumanité avec leurs frères d’armes.
 

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