Recevez la newsletter d'Aleteia chaque jour!
Commencez la journée de la meilleure des manières : recevez la newsletter d'Aleteia
Je m'inscris!

Vous ne souhaitez pas faire de don ?

Voici cinq façons d'aider Aleteia:

  1. Prier pour notre équipe et le succès de notre mission
  2. Parler d'Aleteia dans votre paroisse
  3. Partager les articles d'Aleteia avec vos amis et votre famille
  4. Désactiver votre bloqueur de pub quand vous êtes sur Aleteia
  5. S'abonner à notre newsletter gratuite et la lire tous les jours

Je vous remercie!
L'équipe d'Aleteia

 

Souscrire

Aleteia

La question du jour : quelles sont les raisons historiques de croire à la Résurrection ?

Partager

L’annonce de la découverte du tombeau vide et des apparitions de Jésus a été faite publiquement et nombreux sont ceux qui, à Jérusalem, auraient pu tout démentir.

Seule l’expérience personnelle d’un Jésus vivant peut avoir motivé un changement subit et radical chez les disciples qui, abattus, vaincus, humiliés, se transformeront en inlassables messagers de sa résurrection.

La peur des femmes à la découverte du tombeau vide, le premier doute de Marie Madeleine qui pense que le cadavre a été volé – « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a mis. » (Jn 20,2) -, l’épisode de la visite de Pierre au sépulcre qui repart chez lui « plein de stupeur », mais sans encore croire à la résurrection, l’incrédulité de Thomas levée par Jésus lui-même, la proclamation pascale de Paul à Athènes qui provoquera scepticisme et mépris (Act 17,32): toutes ces incertitudes que les Evangiles ne cachent pas, confirment que l’effort des premiers témoins n’a pas été un effort religieux, mais un « se rendre à l’évidence » d’un fait réel.

Seul un événement imprévu et impossible à prévoir après l’échec du Calvaire, pouvait faire tomber les objections de ce petit groupe de juifs d’abord humiliés, pris de peur et vaincus, pouvait les transformer en inlassables témoins d’une annonce extraordinaire. L’exécution capitale de Jésus sous les yeux de tous devait en effet marquer la fin de toute attente et de toute espérance en la venue d’un Sauveur. Etre crucifié ne signifiait pas seulement souffrir de la plus cruelle et de la plus humiliante des peines capitales, mais aussi mourir sous le poids d’une malédiction religieuse (Gal 3,13). La crucifixion était vécue comme l’exécution d’un criminel mourant loin de la miséricorde de Dieu. L’idée d’un Messie vaincu, souffrant, mort et ressuscité entre les morts était étrangère au judaïsme préchrétien et tant de mouvements messianiques ou prétendus messianiques du siècle, avant et après la naissance de Jésus, finissaient généralement par la mort violente du fondateur.

Les récits du Nouveau Testament parlent eux aussi de la fuite des disciples (Mc 14,50) et de leur sentiment que la cause de Jésus est désormais perdue (Lc 24,19-21). La honte de la crucifixion de Jésus est si forte qu’il leur faudra beaucoup plus qu’une réflexion spirituelle ordinaire pour croire en la Résurrection de leur maître.

Mais, ils surmonteront le scandale de la croix et découvriront le sens à donner à tout ce qui est arrivé. Quand Jésus se montre à eux, au début ils doutent et hésitent à en accepter la vérité (Mt 28,17; Lc 24,36 ss.; Jn 20,24 s.). Puis Saul, le féroce persécuteur, est foudroyé par Jésus ressuscité sur la route de Damas et se convertit, prenant alors le nom de Paul et se mettant à proclamer l’évangile parmi les païens; Pierre, qui, lui, avait renié Jésus, deviendra le témoin officiel de la résurrection, propageant la foi pascale parmi « les Onze » et parmi « ceux qui étaient avec eux » (Lc 24,33).

On voit donc que seule la solidité d’une vérité irréfutable pouvait motiver un retour sur la scène de celui qui, aux côtés de tous, avait été vaincu, humilié, anéanti jusqu’à mourir sur la croix. Que seul un retour physique, et non le fantôme, ni l’imagination d’une communauté de visionnaires, pouvait vaincre le traumatisme de ce cadavre déchiré.

Le rôle central des femmes, en particulier celui de Marie Madeleine, dans l’annonce de la résurrection, alors que leur témoignage n’avait aucune valeur juridique et officielle, à cette époque, est un élément important de crédibilité historique des récits sur le tombeau vide.

A l’époque de Jésus, la société juive est pleine de préjugés à leur égard. Dans le livre des proverbes, par exemple, on attribue aux femmes une nature querelleuse, lunatique, mélancolique. Et comme le confirme l’historien juif espagnol du Ier siècle, Giuseppe Flavio dans ses Antiquités juives, leurs témoignages « n’ont aucune valeur et ne sont pas écoutés » car celles-ci sont jugées « légères et effrontées ».

Aleteia vous offre cet espace pour commenter ses articles. Cet espace doit toujours demeurer en cohérence avec les valeurs d’Aleteia. Notre témoignage de chrétiens portera d’autant mieux que notre expression sera empreinte de bienveillance et de charité.
[Voir la Charte des commentaires]