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Il se convertit en jouant Barrabas dans le film La Passion du Christ

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barrabas, in La passion du Christ

aleteia - Publié le 16/04/14

C'est en jouant le rôle de Barrabas dans La Passion du Christ de Mel Gibson que Pedro Sarubbi a trouvé la foi.

16/04/14
" En me regardant, ses yeux n’avaient ni haine ni ressentiment à mon égard, uniquement miséricorde et amour." Pedro Sarubbi est un homme  passionné, qui n’a jamais eu peur des défis dans la vie. Adolescent, il s’enfuit de chez lui et rejoint une compagnie de cirque. Puis il parcourt le monde, pensant que « quelque part, il pourrait combler ce vide spirituel » qui l’affligeait. Il réussit à entrer au Monastère de Shaolin dans la province de Henan (Chine) pour s’initier aux arts martiaux. Mais ce qu’il cherchait ne se trouvait pas là.

Il se rend alors au Tibet, s’accrochant obstinément  au vœu de silence qu’il s’est imposé durant six mois, pour parvenir jusqu’ à l’aspiration bouddhiste de l’Illumination. Mais son angoisse existentielle est toujours là, inamovible, en dépit de ses efforts. Il pratique la méditation en Inde, quasiment jusqu’à l’épuisement total, avant de séjourner dans l’Amazonie brésilienne, où il apprend le portugais. Parallèlement, entre deux voyages, il poursuit sa carrière d’acteur : il avait commencé à 18 ans à travailler dans le théâtre et dans le cinéma italien indépendant.

S’étant spécialisé dans la comédie, il ressentait toujours une légère sensation d’échec ; son rêve était de diriger. « J’étais un tigre de Bengale enfermé dans une cage, prêt pour le show », se souvient-il. Hollywood semble lui sourire quand il obtient un rôle secondaire dans le film  “La mandoline du Capitaine Corelli” (2001). Mais son heure de gloire n’était toujours venue, et son vide existentiel était toujours là.  

L’identification avec Barrabas  
Des mois plus tard, raconte-t-il, « un jour le téléphone sonne : une offre pour jouer dans un film de Mel Gibson. Dans les films précédents, j’avais toujours joué des rôles obscurs, et j’ai pensé qu’il s’agissait encore d’un film d’action ». Mais le film relatait la passion, la mort et la résurrection de Jésus. Sarubbi est surpris: « Je n’aurais jamais imaginé pouvoir jouer dans un film sur la Passion du Christ, car à l’époque j’étais très loin de l’Eglise », se souvient-il. Il souhaitait incarner l’apôtre Pierre et n’a pas caché sa déception quand Mel Gibson lui dit qu’il le cherchait pour interpréter  Barrabas… « En fait, je voulais interpréter  Pierre, non pas pour des motifs spirituels, mais parce qu’on était mieux payé par jour de travail et que Barrabas apparaissait très peu de temps. J’ai fait valoir qu’étant une personne célèbre, on ne pouvait pas me donner un petit rôle ».
Mais il finit par accepter le rôle de Barrabas, un rôle de courte durée, mais crucial pour le reste de sa vie … Quelques jours avant le tournage de la scène, il a une conversation avec Mel Gibson, qui a voulu lui donner plus de détails sur le personnage : Barabbas ne serait pas simplement un bandit appartenant à la caste des « zélotes », a-t-il  expliqué. Et il a ajouté un détail qui a touché profondément Sarubbi… Barrabas, lui dit-il, a été emprisonné pendant des années, torturé et, conduit à la limite, il  « a commencé à devenir ce monstre, cette bête, il n’y a pas d’autres mots. Il s’exprime par le regard. C’est pour cela que je t’ai choisi … après les recherches que j’ai faites, explique Gibson, tu me parais bien incarner cet animal sauvage et, en même temps, abriter au fond de ton cœur le regard de l’homme bon ».

Le regard de Jésus   
Quelques jours plus tard, Pedro Sarrubi est sur le plateau, et pendant quelques minutes, il reste à regarder Jim Caviezel, qui interprétait Jésus. C’étaient les quelques minutes avant d’enregistrer la scène où la foule gracie Barrabas et condamne le Messie… et soudain Pedro Sarubbi et Barrabas, dans l’âme de l’acteur, ne font plus qu’un. La scène se déroulait, et lui ne jouait plus, il vivait  les évènements, vibrait avec tout son être. Enfin sous les acclamations de la foule, lui, Barrabas est libre!  Il a descendu les marches, et son regard a croisé la tendresse infinie du regard de Jésus…

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