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Le Saint Siège à l’ONU : La grossesse n’est pas une maladie

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Mgr Chulikatt invite les Nations Unies à abandonner les politiques antinatalistes et promouvoir un développement authentique

14/04/14

Mgr Francis Chullikatt, observateur permanent du Saint-Siège près l’Organisation des Nations Unies à New York, a mis en garde contre les politiques inadéquates en matière de population visant à  mettre en œuvre le Programme d’action de la Conférence  internationale sur la population et le développement (CIPD). L’approche proposée  « semble traiter la fécondité et la grossesse comme des maladies qui doivent être prévenues ou prises en charge par les gouvernements ou par l’aide extérieure »,  a dénoncé l’archevêque.

Le Saint-Siège  a demandé une orientation globale des problèmes de population et à ne pas se focaliser sur des politiques de réduction de la fécondité. « Une approche plus sensible devrait moins se  concentrer sur la réduction de la fertilité et davantage sur des programmes et des valeurs qui sous-tendent le développement humain intégral », a proposé le prélat au nom du Saint-Siège. Les politiques antinatalistes sont, aux yeux de l’Eglise,  contraires à la situation actuelle mise en évidence dans les rapports de l’Organisation des Nations Unies elle-même. “Selon le rapport du Secrétaire Général,  pas moins de  80 pays enregistrent  aujourd’hui un taux de fécondité inférieur au seuil de remplacement», avertit Mgr Chullikatt. Autrement dit, ces pays ne pourront pas renouveler leur population actuelle, et celle-ci commencera à décroître, avec des conséquences sociales graves.

L’Observateur permanent a rappelé que les systèmes de soutien à la population âgée ne peuvent être maintenus que s’il y a une génération postérieure plus nombreuse, ou  une aide directe de la famille entre les différentes générations. « Le phénomène insoutenable du vieillissement des populations ne sera résolu que par la promotion de la famille et de la fécondité », a affirmé l’archevêque.
 
Manipulation en faveur de l’avortement
Le Vatican a également exprimé sa préoccupation au sujet de la "promotion des ‘droits sexuels et reproductifs’ comme on les appelle, dont il est fait mention avec insistance dans le document, « quasiment à l’exclusion de toute autre question ». Selon Mgr Chullikatt, cette mention doit être vue comme une  « appropriation inadéquate du Programme d’action de la CIPD  visant à promouvoir la légalisation ou la libéralisation des lois sur l’avortement, par les Etats membres ou par certaines agences de l’ONU ». Cette manœuvre est en contradiction avec les directives du Programme d’Action lui-même – qui ne promeut pas l’avortement  mais refuse qu’il soit utilisé comme mesure de contrôle des naissances. – de la CIPD, celle-ci affirmant n’avoir créé  aucun ‘droit’ en la matière. En contradiction aussi avec la volonté de la totalité des Etats membres réunis au Caire, qui ont affirmé que « les gouvernements doivent aider les femmes à éviter le recours à l’avortement ».
 
L’archevêque a rappelé que la position du Saint-Siège  est toujours un refus catégorique de l’avortement, comme l’a récemment exprimé le pape François, indiquant que les enfants à naître sont aimés par l’Eglise et reconnus comme vulnérables ; ce sont ceux « qui sont les plus sans défense et innocents de tous, (…) on ne doit pas s’attendre à ce que l’Église change de position sur cette question …« ce n’est pas être ‘progressiste ’que d’ essayer de résoudre des problèmes en supprimant une vie humaine. "
 
Le Saint-Siège demande que la priorité des politiques démographiques soit orientée vers le développement personnel, social et spirituel, propre à assurer l’ « accès à l’éducation, aux opportunités économiques, à la stabilité politique, aux services de base de santé et d’aide à la famille ». Pour sa part, l’Eglise poursuivra son œuvre  pour soulager la pauvreté, favoriser les droits humains et le développement, manifestant que  les soins et la compassion à l’égard des pauvres, au lieu de se focaliser sur la réduction de la fertilité,  représentent un modèle pour une approche  sur un développement véritablement axé sur les êtres humains ».
 
Avec information de la Mission permanente du Saint-Siège près de l’Organisation  des Nations Unies.
Article publié initialement par Gaudium Press
traduit de l’édition espagnole d’Aleteia par  Elisabeth de Lavigne

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