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Décrocher son premier emploi: mission impossible ?

Wikimedia
pole emploi
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Les résultats de l'étude du Centre de recherche sur les qualifications dressent un sombre tableau de l'insertion professionnel pour les jeunes.

11/04/14

Le 8 avril dernier, le Centre d’études et de recherches sur les qualifications (Cereq) publiait les résultats de sa sixième enquête sur l’insertion professionnelle des 700 000 jeunes sortis du système éducatif en 2010. L’objectif de cette étude : examiner la situation de l’emploi du point de vue de l’entrée sur le marché du travail : quels sont les chiffres ? Quelles sont les tendances ? Quels sont les diplômes qui facilitent l’accès au marché du travail ?
 
Première donnée importante : « en 2013, trois ans après leur sortie du système éducatif, 22% des jeunes actifs sont en recherche d’emploi. Il s’agit du plus haut niveau jamais observés dans les enquêtes d’insertions du Cereq », dont la première a été faite en 1992. Au regard de la crise et des chiffres mensuels sur le chômage, il n’y a rien d’étonnant à ce que les jeunes en soient frappés. Mais c’est l’ampleur de la dégradation qui surprend.
 
Pourtant, les jeunes s’étaient préparés, ayant bien compris l’importance du diplôme : on comptait 18% de non-diplômés en 2004 contre 16% en 2010 (-2pt). Pour les diplômés du supérieur court, on note une augmentation de 3pts. L’étude montre que les non-diplômés sont toujours « en première ligne face aux dégâts causés par la crise ».
 
Autre point important : si décrocher son premier emploi est plus difficile, la qualité de l’emploi en question ne s’est pas détériorée : « la moitié des jeunes salariés de la génération 2010 débute avec un salaire net mensuel supérieur à 1340 €, soit 70€ de plus que leurs ainés (en tenant compte de l’inflation. […] Si l’impact de la crise sur la génération 2010 se traduit par un niveau de chômage très élevé en 2013, il n’a donc pas conduit à une nette dégradation des conditions d’emploi ».
 
Une chose est sûre : pour obtenir son premier en emploi en France, mieux vaut être diplômé. Et pas n’importe quel diplôme ! Si 48% des non-diplômés étaient au chômage au moment de l’enquête, les titulaires de CAP et de BEP voient eux aussi leur difficultés s’aggraver : « alors qu’il y a une dizaine d’année, ces diplômés professionnels de premier niveau bénéficiaient de conditions favorables d’insertion dans les spécialités industrielles », le taux de chômage dans cette catégorie a augmenté de 15pts. La faute à un industrie française moribonde.
 
Selon le rapport, seuls les ingénieurs et les docteurs, « quelle que soit leur discipline, sont protégés de la dégradation économique ». Le taux de chômage dans cette catégorie reste stable, même si le nombre de CDD a augmenté. Le Cereq conclue son étude en disant « l’enquête génération 2010 confirme que la transition de l’école à l’emploi s’avère bien plus difficile. Elle révèle surtout que les écarts entre les niveaux de diplôme se creusent ». 

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