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Philippe Pozzo di Borgo témoigne des bienfaits du silence

© BRITTA PEDERSEN / DPA / AFP
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L’homme tétraplégique qui a inspiré le film Intouchables témoigne de la beauté de la vie et du silence.

10/04/2014

Un homme dont la vie brisée a inspiré l’un des plus grands films du cinéma français. Un homme qui a su trouver dans la foi le courage de surmonter les épreuves de son existence. Un homme qui avance, continue à vivre sans jamais perdre espoir. Cet homme a été connu du grand public suite à la sortie du film Intouchables et de son livre Le second souffle, tout deux parus en 2011.

Philippe Pozzo di Borgo est né en 1951 et était un homme d’affaires français. À la suite d’un accident de parapente, il devient tétraplégique en 1993 et raconte son expérience, ses espérances et son goût de la vie dans un livre, Le second souffle (2001 – nouvelle édition augmentée en 2011). Son histoire qui résonne comme un véritable hymne à la vie et sa relation avec son auxiliaire de vie, Abdel Yasmin Sellou ont inspiré le film aux plus de 19 millions d’entrées, Intouchables.

Son témoignage ne saurait passer inaperçu dans une société divisée par les nombreux questionnements que notre époque impose : avortement, euthanasie, diagnostic prénatal. Tout récemment, lors d’une interview donnée à Marc Olivier Fogiel sur RTL, Philippe Pozzo di Borgo a tenté de répondre aux questions du journaliste pour éclairer ces sujets houleux, notamment celui de l’euthanasie sur lequel il a exprimé ses réserves. Avec une délicatesse exquise, il offre au journaliste une belle vision de la Vie, du silence et de la contemplation.

« Si vous m’aviez demandé, quand j’étais valide, de signer un papier pour qu’on me débranche si j’étais dans un état aussi catastrophique que le mien maintenant, j’aurais signé, comme 92% des français le disent aujourd’hui ». Les mots de Philippe Pozzo di Borgo sont clairs : il avoue que la question est délicate mais il ajoute ensuite : « après mon accident, j’ai souhaité me suicider. Mais je suis bien content qu’on ne m’ait pas débranché, (…) je suis bien comme je suis ». Il explique clairement, simplement, que la vie, quelle qu’elle soit, est un don et vaut la peine d’être vécue.

Sa vie n’a pas été sans obstacles ni difficultés à surmonter. C’est avec optimisme et espérance qu’il réussit à recevoir chaque jour le don de la vie que Dieu lui offre. Il s’est battu avec force et courage, comme lors de la dernière épreuve que la vie lui a imposée : cinq mois d’hospitalisation à la suite d’escarres qu’il a fallu soigner par une greffe. Cinq longs mois à attendre, immobile dans un hôpital. Philippe Pozzo di Borgo voit en ces épreuves des « invitations à entrer dans le silence, à se mettre à l’écoute ». Il déclare ainsi que « le silence permet de s’investir dans le présent. On y retrouve une idée du bien et du mal, et la relation est beaucoup plus vraie ».

Son handicap lui a permis de trouver une sérénité et un apaisement que seul le silence lui apporte. Il s’explique en disant que « l’angoisse, elle vient dans l’agitation et le bruit. J’étais beaucoup plus angoissé avant mon accident ». En ces derniers jours de Carême, le témoignage de Philippe Pozzo di Borgo prend un sens tout particulier. A nous de prendre le temps de redécouvrir le silence en répondant à l’appel de cet homme : « N’attendez pas d’être intouchable pour réapprendre le goût du bonheur »… dans le silence.

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