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© Angel Morales Rizo / Flickr / CC
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L’aumône doit être juste, prudente, rapide, joyeuse, secrète, désintéressée, digne… Et elle doit venir de l’amour.

10/04/2014

 Le mot « Aumône »  est un mot latin qui a des racines grecques et signifie compassion. Compatir peut se traduire par « souffrir avec », autrement dit comprendre ce que mon prochain est en train de souffrir, et tenter d’alléger sa souffrance avec mon aide, pas seulement économique, mais surtout de solidarité, d’accompagnement.
 
Nous pouvons faire l’aumône pour que le mendiant qui nous sollicite ne nous importune plus. Nous pouvons le faire par intérêt, parce que notre aumône est déductible des impôts. Ou parce qu’il s’agit d’une bonne publicité pour notre produit. Nous pouvons donner pour sentir que nous sommes bons, ou pour que d’autres voient que nous sommes bons.
Après tout, c'est déjà mieux que rien. Dans ce cas, tant mieux si des personnes aident, même dans leur propre intérêt, cela serait pire encore s’ils ne le faisaient pas.
 
Nous pouvons aussi faire l’aumône parce que notre nature humaine est naturellement bonne et que nous ne supportons pas de voir quelqu’un souffrir. Nous pouvons faire l’aumône par amour du prochain et par amour de Dieu, comme nous demandaient nos mendiants il n’y a pas si longtemps : « pour l’amour de Dieu».
 
L'histoire de Saint Martin Caballero, évêque de Tours, est un exemple de charité chrétienne : un soldat romain, pris de pitié pour un mendiant qui se meurt de froid, lui donne la moitié de son manteau. La nuit, il voit en songe le Christ vêtu de la moitié de son manteau et qui dit: « Martin m'a donné son manteau ». Jésus nous enseigne que c’est Lui que nous secourons quand nous faisons œuvre de miséricorde.
 
Disciples de Jésus, nous sommes invités à faire l'aumône autant que nous sommes invités à aimer notre prochain pour qui, à l'exemple du Christ lui-même, nous devrions être prêts à donner jusqu’à notre vie.
La situation dans nos grandes villes a dépersonnalisé même les mendiants : on ne les connaît  plus, on se méfie de leurs besoins, soupçonnant chacun d’eux d’être un voleur. La ville nous a déshumanisés. Nous préférons souvent, du coup, apporter notre aide indirectement, par l'intermédiaire d'une institution qui s’occupe de la promotion des plus défavorisés, comme le Téléthon, la Croix-Rouge et Caritas.

L’aumône est également une façon de faire pénitence pour nos péchés, et faire l’aumône nous purifie et nous sanctifie, parce qu’elle nous permet d’aimer nos frères et de faire quelque chose pour eux.
 
L’Eglise nous dit que l’aumône doit être JUSTE,  c’est-à-dire que celui a plus doit donner plus ;  PRUDENTE, c’est-à-dire que nous devons vérifier que celui qui va la recevoir en a réellement besoin et qu’il ne va pas l’utiliser indûment ; RAPIDE, c’est-à-dire que nous ne devons pas faire perdre de temps à celui qui la demande ni lui donner de faux espoirs ; JOYEUSE, parce que Dieu aime celui qui donne avec joie ; SECRÈTE, parce que Jésus nous dit  que quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta droite ; DÉSINTÉRÉSSÉE, c’est-à-dire que nous ne devons pas avoir des arrière-pensées en donnant, par exemple espérer en retour une quelconque aide de l’indigent; et DIGNE, c’est-à-dire qui n’offense pas la dignité de celui qui la reçoit, ni  le fait se sentir mal à l’aise.
 
Peut-être trouverons-nous qu’aujourd'hui, on ne peut plus faire l'aumône parce qu’on ne sait pas à qui donner ; mais si nous ouvrons  bien les yeux, nous percevrons qu'il y a beaucoup de gens qui ont besoin de notre charité, peut-sans jamais la demander. Nous n’avons nul besoin d’une assistance sociale pour nous rendre compte qu’un membre de notre famille ou un voisin traverse des moments très difficiles dûs à la pauvreté ou au malheur.
 N’attendons pas d’être sollicités, accourons généreusement à leur aide sans blesser leurs sentiments et sans attendre des remerciements. Les mendiants disaient: “Que Dieu vous le rende”, et c’est très vrai, Dieu sait rendre et rend très bien.
 
Extrait d’un article publié dans l’hebdomadaire Desde la Fe, traduit de l'édition espagnole d'Aleteia par Elisabeth de Lavigne
 

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