Recevez la newsletter d'Aleteia chaque jour!
Et si vous receviez de bonnes nouvelles chaque matin ? Inscrivez-vous à la newsletter d'Aleteia !
Je m'inscris!
Aleteia

L’archéologie confirme l’existence de 50 personnages de l’Ancien Testament

© Public Domain
Élisée refusant les présents de Naaman, 1637 (Frans Hals museum, Haarlem).
Partager

Stèles en pierre, timbres d’argile, ou plaques funéraires, découverts au fil des siècles, permettent de confirmer l’exactitude de faits mentionnés dans les vieux textes bibliques.

 Le "nabu" (seigneur) convient à Sarsachim (sharrussu-ukin), le chef des eunuques (comme il est appelé dans  la Bible et  sur le reçu du temple, huit ans avant la conquête). Et ainsi, le reçu du Nabu-Sharrussu-kin, chef des eunuques, confirme que Jérémie est méticuleux et documenté lorsqu’il cite Nabusarsakin, chef des eunuques, parmi les généraux qui entrent triomphalement à Jérusalem. En effet, si ce personnage figure dans le texte de Jérémie, c’est que Jérémie est précis et  qu’il a le souci du détail, car Nabusarsakin n’est plus mentionné ni n’a aucun autre rôle narratif  ou théologique.
 
Shebna, le “prédécesseur” de saint Pierre
Lawrence Mykytiuk mentionne aussi certaines personnes hors de sa liste des 50, qu’il considère comme « presque réels », c’est à dire qu’il y a une corrélation quasiment attestée entre le nom biblique et le document archéologique. Un exemple : Shebna, l’intendant du palais de Jérusalem… que les catholiques aiment bien citer quand ils discutent avec les protestants, à propos du pouvoir du Pape.
 
Jésus dit à Pierre: «Je te donnerai les clefs du Royaume ». Or pour un Juif, le symbole des clés  évoque Isaïe 22,22, où la fonction de l’intendant du royaume davidique est ainsi décrite : « Je mettrai la clé de la maison de David sur son épaule: s’il ouvre, personne ne fermera, s’il ferme, personne n’ouvrira ». En l’absence du roi, l’intendant détient tout ce pouvoir. D’après quelques phrases dans Isaïe 22,15, nous voyons qu’un précédent intendant du palais, un certain Shebna, s’est mal comporté, et que Dieu va le punir, en lui retirant les clés.
 
Mykytiuk considère que Shebna a existé entre 726 et 686 av. Jésus-Christ.-, et qu’il serait peut-être le personnage mentionné dans 2 Rois 18,18 et Ss. En 1953 on a découvert la tombe d’un intendant du palais taillée dans le roc à Silwan (ou Siloé), près de Jérusalem ;  l’inscription du nom est incomplète, mais ce pourrait être Shebna. Il est tentant de l’attribuer à Shebna, à qui est fait un reproche dans Isaïe 22,16 : " il se taille un sépulcre surélevé, il se creuse une chambre dans le roc "…
 
Peut-être que sans la vanit&eacu
te; de Shebna et son cher sépulcre, le texte d’Isaïe n’aurait pas été écrit, le symbole des clés ne nous serait pas parvenu par la Bible, peut-être Jésus ne l’aurait-il pas connu ou utilisé pour expliquer le pouvoir qu’il confiait à Pierre , le nouvel intendant, porteur des clés. Ou peut-être que Jésus l’aurait utilisé et que le lecteur moderne ne l’aurait pas compris en l’absence d’une référence biblique antérieure. Cela a été évité, qui sait, par la vanité de Shebna, qui a tant irrité Isaïe.
 
Article publié initialement par Religión en Libertad , traduit par Elisabeth de Lavigne