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Pape François en Terre Sainte : un voyage sécurisé mais sans voiture blindée

AFP/Alberto Pizzoli
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Les détails de la prochaine visite du pape sur le terrain par Mgr Lazzarotto et Mgr Marcuzzo qui insistent sur le cœur de ce pèlerinage «pas comme les autres » centré sur la rencontre avec le patriarche orthodoxe Bartholomée.

03/04/2014
 

Mgr Giuseppe Lazzarotto, nonce apostolique en Israël, ainsi que Mgr Marcuzzo, vicaire patriarcal pour Israël, se sont exprimés sur le programme du Pape François au Proche-Orient lors d’une rencontre avec une délégation de l’organisation internationale Aide à l'Eglise en Détresse (AED) présente en Terre Sainte.
 
Premier point souligné par Mgr Giuseppe Lazzarotto à l'AED : la visite du Pape ne sera pas un pèlerinage au sens traditionnel, comme l’étaient les visites de Jean-Paul II et du Pape émérite Benoît XVI, mais axé sur la commémoration de la rencontre entre le Pape Paul VI et le patriarche œcuménique Athënagoras Ier, il y a 50 ans : donc « C’est la rencontre avec le patriarche Bartholomée qui primera », a-t-il assuré à deux reprises en ajoutant que le patriarche orthodoxe de Constantinople et le pape – qui signeront une déclaration commune lors de leur rencontre à Jérusalem –  veilleront tous deux  à ce que cette rencontre «  ne reste pas un événement isolé ».
 
Le voyage du pape François se déroulera sur trois jours (24-25-26 mai) en trois étapes : Aman en Jordanie, à Bethléem, en territoire palestinien, et à la basilique du Saint-Sépulcre à Jérusalem.
 
Concernant la première étape, le nonce précise que pour des raisons de sécurité, seules 20 000 personnes pourront assister à la messe prévue au stade de la ville, et environ 400 sur le site du baptême du Seigneur, sur les rives du Jourdain, où le pape rencontrera des réfugiés syriens et irakiens ainsi que des personnes malades et handicapées.
 
Les précautions seront les mêmes à Bethléem, lors de la messe à la basilique de la Nativité, où pas plus de 10.000 fidèles pourront assister à la messe que le pape célèbrera sur le parvis . Pour compenser, le Saint-Père se rendra sur les lieux en véhicule ouvert : « C’est la seule possibilité pour les gens de voir le Pape de près », affirme le nonce qui fait savoir en outre qu’il ne sera pas question pour lui de circuler dans un véhicule blindé : « Il refuse par principe de le faire, parce que cela signaliserait la peur et enverrait le mauvais message aux gens. », rapporte-t-il.
 
Cette messe constituera la cérémonie centrale pour tous les catholiques de Terre Sainte, autant de Palestine que d’Israël.
 
À la question de l'AED s’il comptait sur des gestes concrets de la part du pape François et du patriarche Bartholomée qui, au-delà de leur rencontre,  se rendront ensemble à la basilique du Saint-Sépulcre, puis au Golgotha, lieu de la crucifixion du Christ, et sur le tombeau du Christ –  Mgr Lazzarotto a répondu qu’il convenait de leur laisser le soin « d’exprimer leur inspiration ».
 
Néanmoins le nonce est convaincu  que « la rencontre œcuménique portera beaucoup de fruits, comme celle entre Paul VI et Athënagoras » et qu’il s’ensuivra « un nouvel essor pour l’unité des chrétiens, et pas seulement pour le synode panorthodoxe prévu pour 2016 ».
 
De son côté, l’évêque auxiliaire Mgr Giacinto Boulos Marcuzzo, vicaire patriarcal de l’Église latine pour Israël, qui s’est exprimé à l’AED en des termes similaires, a laissé entendre que  le pape François, durant ses trois étapes, évoquerait certainement les thèmes de la paix, de la réconciliation et de la justice: « L’avenir de toute la région repose là-dessus. Sans paix, il n’y aura pas d’avenir pour nous autres chrétiens », a-t-il confié. Il est donc probable que, comme Benoilt XVI en 2009, il aborde la question du conflit israélo-palestinien.
 
Le Pape François est considéré de manière très positive en Israël et pour Mgr Marcuzzo, le fait qu’il voyagera avec un rabbin et un imam d’Argentine « est un bon signe. ».
 
Cela dit, tous deux, aussi bien Mgr Lazzarotto et Mgr Marcuzzo, craignent qu’il y ait trop d’attentes sur ce voyage du pape en Terre Sainte. « C’est une erreur de penser que par sa seule venue, le Pape puisse résoudre tous les problèmes de cette région », a mis en garde le nonce qui voit néanmoins cette visite comme « un signe prophétique » qui « libérera certainement de nouvelles énergies pour les gens d’ici, et leur donnera une nouvelle espérance. ».
 
Retrouver le compte-rendu complet de ces deux interview sur le site de l’AED : ICI
 
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