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Chine : vers une relance du dialogue avec le Saint-Siège ?

Eglises d'Asie
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Décryptage à la lumière des récentes obsèques de l’évêque « clandestin » de Shanghai, Mgr Fan Zhongliang et de l’éventuelle canonisation du père jésuite Matteo Rici et du lettré converti au christianisme Xu Guangqi.

31/03/2014
 

Le déroulement des obsèques de Mgr Fan Zhongliang à Shanghai vient de le montrer : si les catholiques en Chine continuent de voir leur liberté religieuse sérieusement limitée, ils peuvent trouver un espace pour exprimer leur foi en public.
 
Ce qui s’est passé à Shanghai samedi dernier, 22 mars, peut être lu de deux manières : D’un côté, en interdisant que les funérailles de feu l’évêque « clandestin » de Shanghai se déroulent à la cathédrale du diocèse et en exigeant que ne soit pas fait mention, dans le livret de la messe des obsèques, du statut épiscopal de Mgr Fan, les autorités chinoises ont persisté dans leur volonté de maintenir une pression considérable sur l’Eglise.
D’un autre côté, en permettant que les funérailles soient organisées dans le funérarium où avait été transportée la dépouille de l’évêque et que les obsèques se déroulent en présence de dizaines de prêtres, « clandestins » et « officiels », et d’une foule de plusieurs milliers de fidèles, ces mêmes autorités ont fait preuve de retenue : en se gardant d’intervenir de manière musclée, elles ont permis aux catholiques de Shanghai de témoigner de leur foi et de leur unité ; certes, Mgr Ma Daqin n’a pas reçu la permission de venir présider ou même d'assister aux funérailles, mais les prêtres qui ont célébré l’office funéraire ont prié pour lui comme étant celui qui est leur pasteur légitime.

Quelle conclusion tirer d’une telle double lecture du déroulement des obsèques pour ce qui concerne les relations entre l’Eglise catholique et le pouvoir chinois ? Il n’a pas échappé à l’attention de Rome le fait que l’affirmation de la puissance chinoise sur la scène internationale s’accompagnait d’un souci de Pékin d’apparaître non comme une puissance menaçante et conquérante mais comme une puissance morale et culturelle, porteuse d’un « rêve » chinois incarné par un réseau toujours plus étendu d’Instituts Confucius prônant l’harmonie et la paix.

Pour le Saint-Siège, la concomitance, il y a un an, de l’élection du pape François sur le siège de Pierre et de l’accès de Xi Jinping aux plus hautes fonctions à la tête de la République populaire de Chine a été l’occasion de renouer avec Pékin un dialogue mis à mal ces dernières années par une série d’ordinations épiscopales menées sans l’accord du pape. Le pape François a révélé il y a quelques jours qu’il avait écrit au président Xi Jinping à l’occasion de son élection et que le dirigeant chinois avait répondu à sa lettre. Rien n’a été divulgué du contenu de cet échange épistolaire – le Pape a seulement révélé qu’il existait « des relations » entre le Vatican et Pékin. Mais le simple fait que son existence a été rendue publique indique qu’il est considéré comme encourageant par Rome… Lire la suite sur le site d’Eglises d’Asie.

Même si Pékin n’a à ce jour donné aucune indication quant à sa volonté d’éventuellement réformer sa politique religieuse, Rome semblerait déterminé à engager le dialogue avec Pékin. Si un geste devait intervenir au plan diplomatique, il aurait forcément des conséquences sur les relations diplomatiques que le Saint-Siège entretient avec Taiwan, mais, même si le Vatican a fait savoir il y a longtemps déjà qu’il était prêt à transférer sa nonciature de Taipei à Pékin, rien n’indique que ce jour soit proche. Sur le plan culturel, les possibilités sont plus ouvertes et nombreuses… Et les canonisations en préparation pourraient offrir des occasions spectaculaires de renforcer le dialogue « culturel » entre la Chine et l’Eglise catholique.

Depuis plusieurs années, Rome met en avant la personnalité du jésuite Matteo Ricci comme « modèle de dialogue ». A ce jour, rien n’indique que le « geste » que préparerait le Saint-Siège concerne la cause en béatification de Matteo Ricci mais une telle éventualité, couplée avec la cause du lettré converti au christianisme Xu Guangqi, aurait du sens, notent les observateurs.

Une tribune du P. Benoît Vermander, nouvelle figure de la tradition sinologique des jésuites français, apporte des arguments en ce sens… Lire cette tribune sur le site d’Eglises d’Asie
 

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