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Guinée : le virus Ebola continue de ravager le pays

Albert González Farran

Mathilde Dehestru - Le Monde - L'Humanité - Publié le 24/03/14

L’épidémie de fièvre en Guinée prend de l’ampleur et a désormais atteint la capitale Conakry.

24/03/2014

La mystérieuse fièvre qui s’abattait sur la population guinéenne depuis le début du mois de février semble bel et bien s’apparenter à la fièvre Ebola. C’est une bien triste confirmation qu’un laboratoire lyonnais a apportée ce samedi après avoir analysé l’épidémie de fièvre hémorragique qui sévit dans le sud du pays et qui ne cesse de s’étendre. Elle semble avoir déjà atteint les frontières de la Sierra Leone.

Cette maladie foudroyante et fortement contagieuse se transmet par contact direct avec le sang, les liquides ou les tissus des sujets infectés et est jusqu’à ce jour sans traitement ni vaccin. Le virus Ebola figure parmi les plus contagieux et mortels chez l’homme selon l’Organisation mondiale de la santé. Avec un taux de mortalité de plus de 90%, cette épidémie de fièvre virale hémorragique fait trembler le pays depuis maintenant plus d’un mois.

La fièvre Ebola refait donc malheureusement surface et a déjà créé un climat de tensions et de crainte au sein de la population. Un habitant déclare ainsi « On a peur, parce qu’on est concerné directement ». Mais c’est la toute première fois que cette maladie touche la Guinée. Des mesures d’urgence ont été prises par les autorités, craignant la répétition des épidémies des pays voisins : la fièvre Ebola a déjà sévit dans beaucoup de pays d’Afrique et les associations comme les gouvernements feront leur possible pour une éviter la fièvre de 2007 au Congo qui avait fait plus de 180 victimes.

« En Guinée, un pays dont les infrastructures sanitaires sont déjà faibles, une maladie comme celle-ci peut être dévastatrice », explique le Dr Mohamed Ag Ayoya, représentant de l’Unicef en Guinée. Et les ravages se font en effet déjà sentir dans le pays : l’épidémie, qui a débuté le 9 février dernier, a déjà fait 59 victimes sur les 80 personnesqui ont contracté le virus.

Le gouvernement a invité les populations à la vigilance et tente de prévenir et de sensibiliser au mieux les guinéens. Il faut désormais contenir la maladie et signaler à tout prix tout cas suspect aux autorités car « ces derniers jours, la fièvre hémorragique mortelle s’est rapidement répandue des préfectures de Macenta, Guéckédou et Kissidougou (Sud) à la capitale, Conakry » a signalé l’Unicef dans un communiqué.

Environ 33 tonnes de matériel vont ainsi être envoyées par deux avions au départ de Belgique et de France et l’organisation internationale Médecins sans frontières a annoncé samedi dernier le lancement d’une intervention d’urgence. L’ONG a précisé que « vingt-quatre médecins, infirmiers, logisticiens et spécialistes de l’hygiène et de l’assainissement sont déjà sur place alors que d’autres personnes vont renforcer l’équipe au cours des prochains jours ».

Mais ce virus dévastateur est particulièrement ravageur car les personnels médicaux font notamment partie des premières victimes du fléau, ce qui menace grandement l’efficacité des soins d’un pays déjà en grand manque de personnel. « Au moins huit agents de santé ont été tués à ce jour » a indiqué l’Unicef.

Alors que le docteur Kéita, chef de la division prévention au ministère de la santé et de l’hygiène publique guinéen, affirme qu’ils sont « débordés sur le terrain, luttent contre cette épidémie avec les moyens du bord, avec le concours des partenaires (OMS, MSF, Unicef, etc), et il faut savoir que c’est difficile », l’ambassade de France à Monrovia, capitale du Liberia voisin, a fortement conseillé aux français d’éviter de se rendre dans les zones affectées en Guinée.

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