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L’incroyable histoire de la femme à l’origine du film “Là-haut”

aleteia - Publié le 19/03/14

Elle avait refusé de vendre sa maison, et celui qui devait la détruire a fini par prendre soin d’elle jusqu’à sa mort.

19/03/14

Elle s’appelait Edith Macefield, née dans l’Oregon aux Etats-Unis en 1921. Elle apprit très jeune le français et l’allemand et déménagea en Angleterre par la suite. Elle a raconté avoir été espionne en Allemagne pour la Grande-Bretagne, s’être échappée du camp de concentration de Dachau et avoir appris à jouer de la clarinette grâce à son cousin, le légendaire musicien de jazz Benny Goodman.

Au terme de la seconde guerre mondiale, elle resta en Angleterre pour s’occuper des nombreux orphelins de la guerre. Ppassionnée de Sinatra et de Garbo, sa vie fut riche et dynamique jusqu’à ce que sa mère tombe gravement malade en 1965. Elle décida alors de rentrer aux Etats-Unis. Sa mère vivait à Seattle et y mourut quelques années après. Afin de garder son souvenir vivant, Edith décida de s’y installer et d’y rester. Pour toujours.

Toujours en pensant à sa mère, elle écrivit en 1994 et publia sous un pseudonyme un roman de 1 138 pages intitulé « Where Yesterday began ». Dans l’introduction, elle rédigea : « Cette histoire est dédiée à tous ceux qui, au moins une fois, ont aimé vraiment, profondément, irrévocablement, même au beau milieu d’un terrible désastre. Pour certains, l’amour meurt tout simplement et chacun continue à suivre son propre chemin, mais pour d’autres, l’amour est éternel, malgré les difficultés, les séparations, la solitude ».

Et c’est alors que l’histoire commence…
Début 2006, Edith est âgée de 85 ans, et un certain Barry Martin devient le responsable du chantier d'un luxueux centre commercial à Seattle. Les porteurs du projet avaient réussi à acheter toutes les parcelles, excepté la maison d’Edith. La toute première mission de Barry fut donc de convaincre la vieille femme de la vendre.

Il pensa alors que la meilleure façon de la persuader devait se faire par voie diplomatique.  « Bonsoir Madame Macefield, commença t-il, je viens juste vous prévenir que nous allons faire beaucoup de bruit. Se vous avez un quelconque problème, voici mon numéro de téléphone ».

Quelques jours après, Edith appela Barry pour lui demander… de l’emmener chez le coiffeur. « Je n’arrive plus à conduire ma vieille Chevrolet », s’excusa la vieille femme. Ce fut alors le début d’une grande histoire d’amitié.

Lorsque Barry lui demanda pourquoi elle ne voulait pas vendre sa maison, bien qu’on lui offre en échange un million de dollars et un logement dans un autre quartier de Seattle, Edith lui répondit : « Je ne veux pas déménager. Je n’ai pas besoin de cet argent. L’argent ne signifie rien pour moi. Cette maison est à moi. Ma mère est morte ici, sur ce même canapé. Je suis partie d’Angleterre pour les Etats-Unis afin de prendre soin d’elle. Elle m’a fait promettre que je la laisserai mourir à la maison et non dans un hôpital. J’ai maintenu cette promesse. Et moi, c’est aussi ici que je veux mourir, dans ma maison, sur ce canapé ».

L’histoire d’Edith et de son refus de l’alléchante proposition a fait la Une des journaux et est parvenue jusqu’aux oreilles des responsables de la société de production Pixar. Et c’est ainsi qu’a vu le jour le film « Là-haut », une merveilleuse histoire d’amour dans laquelle un homme décide d’honorer la mémoire de sa femme en sauvant la maison dans laquelle il avait vécu de nombreuses années.

Le film est sorti en 2009, mais Edith n’a pas pu le voir. Un cancer du pancréas l’a emportée le 15 juin 2008. Barry a pris soin d’elle jusqu’à la fin.

Qu’est-il donc arrivé à la maison ? Barry en a hérité. Et plutôt que de l’offrir à ses anciens dirigeants, il a décidé d'entretenir la mémoire de sa courageuse amie et de la vendre à quelqu’un qui s’est engagée à la conserver telle qu’Edith l’avait laissée. Elle l’a fait, et c’est ainsi que la maison aux ballons multicolores survit encore…

Traduit de l’édition italienne d’Aleteia par Mathilde Dehestru.

Tags:
Cinéma
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