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Saint François d’Assise, star sur les planches.

© Raphaëlle Faguer
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La pièce "Parfois le coeur est un tambour fou", mettant en scène la vie de Saint François d'Assise est prolongée jusqu'au 13 avril.

14/03/2014

Laissez-moi vous parler d’un temps « que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaitre », comme chantait Aznavour. En effet, dans ma prime jeunesse – loin de moi l’idée de me considérer comme un vieillard canonique, mais le poète Aloysius Bertrand disait que « l'enfance est un papillon qui se hâte de brûler ses blanches ailes» – j'écoutais avec délectation les cassettes audio des vies de Saints racontées par Sœur Laure. 
 
Une de mes cassettes favorites, avec celle Don Bosco, était celle de Saint François d’Assise. L’histoire de ce fils d’un riche drapier de la ville d’Assise en Italie, qui mène une jeunesse dorée, devient chevalier (quel fantastique image pour un petit garçon !) et se convertit brutalement à la manière d’un Saint Paul pour devenir ensuite l’apôtre de la pauvreté, me fascinait, et me fascine encore.

D’ailleurs je ne suis pas le seul. Saint François d’Assise est une des figures chrétiennes les plus populaires, même parmi les non-croyants. Cela est dû à l’universalité de son message de pauvreté, de bienveillance et d’humilité (la prière de Saint François d’Assise est sûrement un des plus beaux textes chrétiens) mais aussi grâce à la grande culture populaire qui s’est développé autour de sa vie. Tout d’abord grâce aux Onze Fioretti –ouvrage anonyme du XIVème siècle qui raconte sous la forme de fables des anecdotes autour de Saint François, comme la conversion du loup qui terrorisait un village – mais également grâce au cinéma, avec le film de Rosselini (1950), ainsi que d’innombrables dessins-animés et autres bande-dessinées, comme par exemple, Loupio, qui raconte l’histoire d’un jeune troubadour ami avec Saint François.

Enfin, que dire d’un certain Jorge Mario Bergoglio, qui, élu pape, choisit le nom « Francesco » en référence à Saint François d’Assise, le saint des pauvres : « François est le nom de la paix, et c'est ainsi que ce nom est venu dans mon cœur ».
 
La vie de Saint François d’Assise semble donc être une source d’inspiration intarissable pour les artistes, et souvent avec succès. Pour preuve, la pièce de théâtre Parfois le cœur est un tambour fou de la Compagnie du Théâtre de l’Aiguillon qui retrace sur scène la vie de St François, vient d’être prolongée jusqu’au 13 avril 2014. C’est la première fois que la crypte de la basilique Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours (Paris 11ème) accueille une pièce de théâtre, grâce au Père Philippe Pignel, curé de la paroisse, qui a eu un coup de cœur.
 
Sur scène, quatre – excellents – comédiens (François Gineste, Diana Trujillo, Franck Beckmann et Damien Ricour, également metteur en scène) incarnent chacun plusieurs rôles. La pièce se déroule sous formes de tableaux successifs que viennent parfois ponctuer des séquences de chant, de musique et de danse.

La mise en scène, sobre mais efficace, et l’énergie des acteurs entraînent les spectateurs dans cette fresque où période médiévale et contemporaine s’alternent, pour mieux illustrer l’anticonformisme radical de Saint François (lorsque son père le répudie, il se déshabille sur la place publique et lui rend ses vêtements en déclarant : « jusqu'ici je t'ai appelé père sur la terre ; désormais je peux dire : Notre Père qui êtes aux cieux ») et l’actualité de son message.
 
« Si la trame narrative du spectacle s’appuie sur les tous premiers écrits historiques, je n’ai cependant pas souhaité un spectacle hagiographique. Je veux que le public rencontre le François d’origine, celui qui vient nous parler maintenant ! Son parcours radical, que je regarde comme une incroyable épopée, est plus que jamais une histoire pour notre temps matérialiste et en quête de sens » déclare Damien Ricour.

Bien plus qu’un cours de catéchisme, cette pièce bourrée d’humour est une véritable immersion dans le parcours de ce saint si populaire et si particulier, porté par l’esthétique de la crypte qui accueille la troupe. Troupe que vous pouvez d’ailleurs rencontrer après le spectacle autour d’un verre de chianti pour discuter avec eux dans le café éphémère installé dans la crypte.

« Là où est la tristesse, que je mette la joie ». Mission réussie.

Informations 
Parfois le cœur est un tambour fou – Prolongation jusqu’au 13 avril 2014
Lieu : Crypte de Notre-Dame du Perpétuel Secours, 6 bis, rue René Villermé, Paris 11e.
Durée de la pièce : 2h
Tarifs : 17€ / 22€
Réservation : 07 88 08 22 33, sur le site www.theatredelaiguillon.com ou dans les points de vente habituels

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