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Politique et sainteté : mission impossible ?

Flick / Phil du Valois
Saint Louis
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À quelques jours des municipales, Padre Blog revient sur la difficulté de s'engager en politique, au travers de l'exemple de Saint Louis !

11/03/14

25 avril 1214 : c’est jour de naissance et de baptême à Poissy, près de Versailles. Un bébé de plus ? Cet enfant n’est pourtant pas n’importe qui. Petit-fils de Philippe-Auguste, le vainqueur de Bouvines, il deviendra roi de France sous le nom de Louis IX. Et surtout un grand saint ! 800 ans après, le diocèse de Versailles se souvient et en tire des enseignements pour aujourd’hui. Explications.

Nous avons tous dans nos vies et nos histoires personnelles des lieux et des dates qui nous ont marqués. Jours heureux comme une ordination, un mariage, une profession religieuse, un pèlerinage … ou jours malheureux comme le décès d’un proche ou un accident grave … Ils résonnent d’une façon particulière en chacun de nous. Parmi les jours heureux, la date et le lieu de notre baptême devraient logiquement occuper une place de choix. Ce jour-là, Dieu s’est fait proche d’une manière extraordinaire !

Son plus beau titre de noblesse : son baptême
Né et baptisé en 1214, saint Louis ne cessait de faire mention de cet évènement. « C’est en la cité de Poissy que j’ai reçu la grâce du saint baptême, laquelle chose je tiens sans comparaison [comme] le plus grand don de Dieu » disait-il avec le langage fleuri de son époque. Don qu’il rappelait quasi systématiquement dans ses décrets royaux – dont certains ont été conservés – en signant tout simplement : « Louis de Poissy ».
800 ans après, le diocèse de Versailles (sur lequel la collégiale de Poissy est située) inaugure une « année Saint-Louis » qui se terminera en novembre 2014 (plus d’infos ici). Le but ? Inviter les chrétiens à se souvenir que si la vie et la grâce du baptême sont toujours données dans un temps et un lieu précis, il n’en demeure pas moins essentiel d’aider cette grâce à se déployer en nous. Saint Louis y est parvenu dans les conditions précises de son époque, certes différente mais pas moins facile que la nôtre.

Laïc, engagé en politique et saint
Chef d’Etat à une époque où le pouvoir était concentré en un homme, Louis IX n’a pas échappé aux difficultés inhérentes à l’art de la politique : susciter l’adhésion mais entendre les critiques, favoriser le consensus mais savoir dire non, vouloir la paix mais savoir faire la guerre. L’image que tout le monde garde n’est-elle pas celle du monarque rendant la justice sous un chêne du bois de Vincennes ? Lorsqu’il prend la parole, saint Louis ne se demande pas qui il va gêner : il dit ce qu’il croit être juste. Le roi saura même s’opposer respectueusement mais fermement au Pape lorsque ce dernier empiètera sur le pouvoir royal.

Tout cela en lien avec une pratique sacramentelle résolument au-dessus de la moyenne. Le roi Louis assistait à deux messes par jour (une première pour communier, la suivante pour … « rendre grâce »), récitait la liturgie des heures, portait un cilice, se confessait souvent et se rendait régulièrement à l’abbaye de Royaumont. Ni prêtre ni consacré, simple laïc engagé en politique, père de famille nombreuse (il a eu 11 enfants), saint Louis n’en est pas moins devenu un grand saint en faisant de la politique. Pour servir et non se servir. La sainteté, ce n’est pas éviter les erreurs. Saint Louis en a fait ; et ses actes de gouvernement ne sont pas infaillibles. Mais bien avant Vatican II, il a répondu à l’invitation de l’Eglise et son appel universel à la sainteté.

Dans la lignée d’autres hommes qui eux aussi ont été de saints gouvernants – comme saint Edouard, saint Henri, saint Thomas More, et plus récemment encore le bienheureux Charles de Habsbourg ou Baudouin de Belgique – saint Louis fait écho à ce bel éloge du pape Pie XII qui déclarait que la politique est «une forme éminente de la charité ».

[Addendum : dans un message qu'il publie à l'occasion des élections municipales et européennes de 2014, l'évêque de Toulon rappelle que l'engagement politique est une obligation pour les chrétiens (lire l'article ici).  Il cite également le Pape François qui, en mai 2013, invitait à l'action en disant : «ce ne sont pas les chrétiens de salon qui changeront le monde, en le commentant du haut du balcon ! »].
 

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