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Boeing de la Malaysia Airlines : 239 disparus « corps et biens » ?

© HOANG DINH NAM / AFP
VIET NAM, IN FLIGHT : This aerial picture taken from aboard a Vietnamese Air Force Russian-made MI-171 helicopter shows a ship, as seen from the cockpit, sailing below during a search flight some 200 km over the southern Vietnamese waters off Vietnam's island Phu Quoc on March 11, 2014 as part of continued efforts aimed at finding traces of the missing Malaysia Airlines MH370. Malaysian police said on March 11 one of two suspect passengers who boarded a missing passenger jet was an Iranian illegal immigrant, as relatives of some of the 239 people on board said they were losing hope for a miracle. AFP PHOTO / HOANG DINH NAM
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Quatre jours après sa disparition des écrans radars, aucune trace du Boeing 777-200 de la Malaysia Airlines. Comment est-il possible qu’un avion de ligne se volatilise ?

11/03/2014

(photo : les recherches en cours pour retrouver des débris de l'avion)
 
Du temps de la marine à voile, il n’était pas rare qu’un navire se perde « corps et biens ». Mais au XXIe siècle, alors que la terre nous semble devenu un village que l’on traverse en moins de 24h, on est surpris qu’un avion moderne capable de transporter plus de deux cents personnes, bourré d’électronique et suivi en permanence (croit-on) par des contrôleurs aériens, se soit volatilisé… La seule certitude, ou quasi-certitude, hélas, est que la disparition du Boeing 777-200 de la Malaysia Airlines, une heure après son décollage de Kuala Lumpur à destination de Pékin, est la pire catastrophe aérienne depuis le crash d’un Airbus A300 d’American Airlines qui avait fait 265 morts en 2001, aux Etats-Unis.

Après trois jours de recherches infructueuses, « la zone de recherche a été étendue en mer de Chine méridionale de 50 milles marins (environ 90 km) à 100 milles de rayon autour du lieu où le contrôle aérien a perdu le contact avec l'appareil, entre l'est de la Malaisie et le sud du Vietnam, a déclaré le chef de l'aviation civile malaisienne, Azharuddin Abdul Rahma.» (Le Point) L’hypothèse que le vol MH370 ait fait demi-tour est par ailleurs évoquée par l’armée malaisienne. Mais on peine à croire que cela ait pu échapper aux radars…

Quant à l’hypothèse terroriste, elle semble s’éloigner malgré la présence à bord de deux passagers munis de passeports volés, rapporte le site du Nouvel Observateur  : « Plus se précise le profil des deux hommes détenteurs de passeports volés qui voyageaient sur le vol MH370 de Malaysia Airlines, plus la piste terroriste s'éloigne. Il s'agit de deux clandestins Iranien qui ont voyagé de Doha à Kuala Lumpur avec leurs passeports iraniens et n'ont utilisé les passeports européens volés que lors de l'embarquement en Malaisie, a expliqué Ronald K. Noble, secrétaire général d'Interpol. » Ces deux jeunes iraniens auraient tenté d’émigrer en Europe, via Pékin…Reste à connaître les passeurs – qui pourraient être, eux, des terroristes ayant confié à l’un ou à l’autre des passagers un « colis » explosif, ou l’avoir glissé dans son bagage à son insu -mais cela pose le problème du contrôle à l’embarquement dans la capitale malaise, déjà gravement mis en cause par l’utilisation de passeports volés et signalés comme tels depuis des mois par leurs propriétaires légitimes (un Italien et un Autrichien).

Mais attentat ou accident, les causes mécaniques de la désintégration ou de la chute de l’avion seront sans doute connues si l’on peut découvrir à temps pour qu’elles fonctionnent encore  les fameuses « boîtes noires » (qui sont en réalité orange) enregistrant les données du vol. Rappelons que dans le cas de la chute dans l’océan du vol AF-447 Rio-Paris (228 morts le 1er juin 2009), elles avaient parlé après un séjour en mer de 23 mois – le temps qu’avaient pris les recherches pour trouver l’épave de l’avion !

Quant à la défaillance de la couverture radar sur certaines zones du globe, elle est bel et bien une réalité, rapporte La Croix : « …pour les vols long-courrier survolant des zones désertiques ou des océans, le suivi n’est pas permanent, explique Roger Rousseau, secrétaire national du Syndicat national des contrôleurs du trafic aérien (SNCTA),interrogé sur le site de France Télévisions : « Il peut alors y avoir entre 30 minutes et une heure entre deux points de contrôle où le pilote est censé contacter les contrôleurs par radio HF (haute fréquence). Or, un avion parcourt plusieurs centaines de kilomètres durant ce délai, donc il est très difficile ensuite de déterminer où il a disparu exactement. »

Force est de constater que nos remarquables avancées technologiques recèlent encore bien des lacunes. Les aurait-on toutes comblées, que nous resterions néanmoins soumis aux aléas de la vie, sort commun de l’humanité depuis l’origine des temps. Voici l’heure du deuil et de l’humilité.

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