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Spécial Journée de la femme : Quelle place la femme a-t-elle dans l’Eglise ?

© N.N./KNA-Bild / CIRIC
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Au fil des siècles, bien des femmes ont tenu des places décisives dans l'Eglise, et notamment des religieuses.

Il faut d’abord revenir aux sources, observer le comportement de Jésus dans les Evangiles, voir quel est son enseignement sur le mariage. Saint Paul a la réputation d’être misogyne : l’est-il vraiment ?

Les personnages féminins sont nombreux dans les Evangiles. Un groupe de femmes accompagne Jésus et ses disciples. Jésus donne en exemple plusieurs femmes, comme la Cananéenne qui fait preuve d’une grande foi, ou celle qui verse sur ses pieds un parfum de grand prix. Certaines sont accusées par les pharisiens d’être des « pécheresses » mais Jésus libère la femme adultère, passible de lapidation. Il s’entretient longuement avec la Samaritaine, au grand étonnement des disciples. Ses adversaires principaux sont tous des hommes. Le traître, c’est un homme, Judas. Les premières messagères de la Résurrection sont des femmes. Il interdit à l’homme de divorcer alors que, jusqu’à lui, l’homme pouvait divorcer sans motif sérieux. Jésus, à coup sûr, n’était pas misogyne.

Mais saint Paul ? « Que les femmes soient soumises à leurs maris. » Paul ajoute : « comme au Seigneur. » Il ne s’agit donc pas d’un esclavage, mais d’un amour. Après trois phrases de conseils aux femmes, Paul en aligne huit à l’adresse des hommes : « Aimez vos femmes comme le Christ a aimé l’Eglise. » La relation est réciproque, même si elle n’est pas symétrique. Le passage (épître aux Ephésiens, chapitre 5) commençait ainsi : « Soyez soumis les uns aux autres. ». Il se termine par ces mots : « Bref, que chacun aime sa femme comme soi-même et que la femme révère son mari. »

Il recommande la discrétion aux femmes dans les assemblées pour que la communauté chrétienne ne soit pas décriée dans la société païenne mais, dans le dernier chapitre de l’épître aux Romains (chapitre 16), c’est à des femmes qu’il adresse les salutations les plus chaleureuses.

C’est une femme, Marie, nouvelle Eve, qui est la personne  humaine la plus parfaite. Elle n’est pas une déesse ou une demi-déesse, mais elle est la Mère de Dieu.

Marie, vierge et mère, est évidemment aux antipodes de la culture actuelle qui exalte la sexualité, disjointe de la maternité. Il n’empêche : pour tous les chrétiens, et pas seulement les catholiques, Marie tient une place absolument éminente. Elle est celle par qui Dieu est venu au monde. Elle a offert à Dieu sa foi, à l’inverse d’Eve qui a préféré se fier à ce que lui promettait le Tentateur. Marie est la nouvelle Eve. Le salut de l’ange, Ave en latin, reprend en sens inverse les lettres du nom d’Eve, Eva.

Saint Paul ne nomme pas Marie mais il dit de Jésus qu’il est « né d’une femme ». Dans la Bible, c’est toujours le père qui est nommé. Notre saint Paul, misogyne dit-on, reconnaît la place unique de Marie parmi toutes les créatures : c’est  d’elle, et d’elle seule, que le Fils de Dieu est né.

L’Eglise vit dans une société et elle est forcément marquée par les préjugés du temps. Mais dans l’Histoire de l’Eglise, un certain nombre de femmes ont tenu des places décisives. Notamment des religieuses.

On entend souvent raconter qu’il a fallu un concile pour décider si, oui ou non, les femmes avaient une âme. C’est une pure légende. Les femmes ont toujours eu accès au baptême : si elles n’avaient pas eu d’âme, pourquoi et  comment auraient-elles pu être baptisées ? Au fameux concile de Mâcon (585), il n’a jamais été question d’âme. Simplement un évêque se demandait s’il était bien logique d’appeler la « femme », « homme ». Quinze siècles plus tard, nous ne sommes pas beaucoup plus avancés : nous sommes piégés par un vocabulaire hérité du latin.

Mais il serait facile de citer toute une série de jugements fortement péjoratifs sur les femmes émis par des hommes d’Eglise. Elle est faible. Elle s’est laissé piéger. Elle est séductrice. Elle est bavarde, dépensière, possessive, trop émotive, soucieuse de l’apparence etc… Ce bêtisier n’est pas à l’honneur de ceux qui l’ont alimenté. Mais qui est assez fort pour ne pas céder aux préjugés de son époque et de son environnement ?

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