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Sortie cinéma : La Grande Aventure Lego, le film le plus drôle de l’année ?

David Ives - aleteia - Publié le 07/03/14

Le nouveau film d'animation mettant en scène les petits bonhommes jaunes est une hymne au jeu, à l'imagination et à la créativité.

En 1930, deux ans à peine après la sortie de «Steam Boat Willie», qui fut le tout premier dessin animé avec son synchronisé, Walt Disney sortit la toute première figurine de sa star, Mickey Mouse. Sur toute la planète, l’effet sur les enfants fut instantané : ils en devinrent fous. Partout, les enfants demandaient à leurs parents de se précipiter dans les magasins pour acheter immédiatement la précieuse poupée avant qu’elles aient toutes disparues. Oui, depuis presque aussi longtemps que le cinéma existe, il y a eu des films à jouets.

Les jouets et le cinéma, une longue histoire.
Cependant, ce n’est qu’en 1982, avec la sortie de la figurine G.I Joe par Hasbro, que quelqu’un eût la brillante idée de créer d’abord le jouet, et de se soucier ensuite des films et autre séries TV. Bien sûr, ce n’est pas la méthode habituelle pour produire une œuvre d’art, mais bon, au moins, il faut au moins leur donner le crédit d’être honnête dans leurs intentions. Et puis ça a marché. G.I Joe a eu un succès retentissant, et les magasins ne pouvaient même pas laisser les personnages sur les présentoirs (sauf peut-être la figurine Talkie-Walkie : quel garçon voudrait d’une figurine dont la seule arme est un téléphone ?).
Quelques dizaines d’année et de millions de dollars plus tard, Hollywood et Madison Avenue font toujours équipe pour produire en quantité industrielle des films basés sur les lignes de produits existants: la bataille navale (Battleship), les figurines Transformers [dont le quatrième opus est prévu pour cet été] et même les petites poupées Bratz (non mais vraiment ? Bratz ??) – et la liste ne s’arrête pas là. Si les hommes d’affaire pensent qu’un jouet peut leur rapporter quelques dollars en plus, ils produiront un film dessus. Pas de bons films, vous vous en doutez, mais des films équivalents.

Nous en venons donc à la dernière production de cette grande famille d’œuvres cyniquement crées pour le profit, La Grande Aventure Lego. Non content des milliards de petites briques qu’ils ont vendu au cours des années – sans compter les innombrables produits dérivés tels que livres [et même une Bible !], lignes de vêtements, jeux vidéos et autres magasins spécialisés – le Groupe Lego a décidé que ce dont ils avaient vraiment, vraiment besoin, c’était un apport d’argent du box office.

Et bien vous savez quoi ? S’ils continuent à faire des films aussi bien que La Grande Aventure Lego, ils le méritent. Avec ce qui est sûrement la plus grande surprise de ce début d’année dans les cinémas, La Grande Aventure Lego s’avère être bien meilleur que n’importe quel autre film d’animation depuis très, très longtemps (cela inclut même Frozen de Disney).

Là, vous me dites : « attendez une minute, c’est un peu exageré. Est-ce que vous dites que le film est bon parce qu’il est réussi, ou simplement parce que ses prédécesseurs étaient ternes et mornes ? » Penchons nous sur la question.

Pas besoin de faire compliqué pour réussir
L’histoire est assez simple. Le méchant Lord Business, alias President Business, en a assez de construire, déconstruire et reconstruire encore, ce qui est le quotidien du monde Lego. Pour mettre un terme à cette activité, il lance une attaque contre le sorcier Vitruvirus, afin de voler le Kraggle, un objet mystérieux qui a le pouvoir de fixer les choses à leur place pour l’etrenité une fois qu’elles ont été correctement assemblées selon le livre d’instruction. Business réussit à obtenir le Kraggle, et Vitruvirus le prévient qu’une personne prophétique, appelée « Le Spécial » viendra, localisera la légendaire Pièce de Résistance et mettra un terme aux machinations maléfiques de Business. Et cet élu n’est nul autre qu’Emmet Brickowski, un ouvrier du bâtiment tout ce qu’il y a de plus ordinaire qui, au petit déjeuner, mange la même chose que tout le monde, qui regarde les mêmes émissions de télé, qui écoute la même chanson, encore et encore, qui… Bref, vous avez compris l’idée.
[…]

Je ne veux pas trop en dire, de peur de vous gâcher quelques surprises, car, s’il y a bien quelque chose que La Grande Aventure Lego a en profusion, ce sont des surprises. Contrairement à tellement de films d’animation destinés aux enfants, La Grande Aventure Lego est constamment drôle, avec une avalanche de blagues comparable aux suites de « Y-a-t-il un flic ? » Le script contient une vaste palette d’humour, depuis des gags basés sur les figurines elles-mêmes jusqu’aux références culturelles, en passant par d’inattendues et judicieuses remarques sur notre société consumériste, ce qui est assez paradoxal, pour un film basé sur une ligne de jouets, mais c’est ce qui fait son charme.

Bon, s’il y avait une critique à faire, c’est probablement que les personnages en eux-mêmes sont un peu légers – après tout, on parle ici de figurines Lego : comment voulez-vous des personnages profonds ? Mais, en vérité, le travail des voix est si merveilleux [dans la version anglaise] qu’on ne s’en rend même pas compte. Tout ce qui sort de la bouche de Batman ou de Vitruvirus, c’est de l’or en barre, et beaucoup de personnages insignifiants comme Hello-Kitty ou encore Benny, l’astronaute de 1980 sont également remarquables. Et il y a même quelques surprises avec le doublage qui à elles seules, valent presque le prix du billet de cinéma.
[…]

Le jeu: un acte de foi ?
En fin de compte, le film est une hymne à l’imagination et à la créativité du jeu, de la récréation. Vous voyez, Lord Business n’est pas le méchant parce qu’il est capitaliste, veut détruire le monde ou tout autre non-sens, non. Il est mauvais parce que il ne pense qu’à travailler et pas à jouer. Parce qu’il a oublié que, comme nous le dit l’Ecclésiaste 3:3 (quelle référence !),"il y a un temps pour abattre et un temps pour construire". Dieu ne s’est pas arrêté le 7ème jour de la création parce qu’il s’était épuisé à la tâche, il s’est arrêté pour nous montrer l’exemple à nous, humains. Il nous a fait comprendre que nous aussi, nous avons parfois besoin de faire une pause. Dieu veut que nous jouions, et La Grande Aventure Lego nous en offre une bonne dose, de jeu.

Alors, pour répondre à votre question, oui, ce film mérite ces compliments. Bien sûr qu’il a été crée pour vendre des produits Lego (ça ne m’étonnerait pas que les boîtes de Lego basées sur le film soient déjà dans les magasins), mais c’est bien plus qu’une pub de 90 minutes, vraiment. Allez le voir pour rigoler, puis rentrez chez vous pour jouer avec vos enfants. Achat de Lego non-obligatoire.

Quand il n'est pas en train d'écrire pour Aleteia, David Ives tient un blog de cinéma: The B-Catechism
Traduit de l'édition anglaise d'Aleteia par Paul Monin. Article original ici. 

Tags:
Cinéma
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