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82% des femmes préfèrent être mère que faire carrière

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Plus de huit femmes sur dix font passer leurs enfants avant leur carrière, selon les résultats d’une enquête révélée par «20 Minutes»...

Au fond, que veut-on faire de sa vie ? Travailler, encore et toujours, réussir, à tout prix, que ce soit pour gagner plus ou pour faire face à la hausse du coût de la vie ? Ou bien rechercher l'harmonie, dans sa vie, dans son couple, dans sa famille, entre sphère personnelle et professionnelle ? Apparemment, les femmes, elles, savent ce qu'elles veulent : 82% des femmes jugent qu’être mère est plus important que de faire carrière.

Mais dans le système français actuel, l'accent est clairement mis sur le fait que la liberté et l'égalité, l'accomplissement passent nécessairement par le travail, et non par une maternité choisie et assumée, et une de vie de famille heureuse. La récente réforme du congé parental, et les projets d'individualisation de l'impôt, montrent bien une volonté inavouée de "punir" les femmes osant privilégier la maternité sur leur carrière, et un souhait de de réduire le nombre d'enfants par famille.

Conséquence de ce jonglage incessant entre travail et vie de famille, et alors que les mères célibataires sont les premières victimes de la crise, selon le Secours Catholique (lire ici), 80% des emplois à temps partiel sont occupés par des femmes. Logiquement, 71% des femmes estiment qu’elles n’ont pas les mêmes chances que les hommes en terme d’emploi, selon le sondage réalisé auprès d'un échantillon de 1017 femmes par l’institut YouGov France et publié par 20 Minutes.

Les femmes se rendent bien compte qu'elles ne sont pas aidées à mener de front vie de famille et vie professionnelle : 60% des mères estiment ne pas disposer de la même flexibilité que les pères. Par ailleurs, 66% jugent qu'hommes et femmes ne bénéficient pas du même respect au travail. S’il existe donc toujours des inégalités homme-femme en entreprise (notamment liées à la question du congé maternité), cette réalité duale de l’essence de la femme ne doit pas être mise de côté.
Le Pape François, comme ses prédécesseurs avant lui, a bien mentionné cette identité complexe. Ainsi, il affirme qu’au-delà de la relation qu’a la mère avec son petit, il existe une « expression plus profonde de la vocation féminine » (cf Aleteia). On peut mentionner les femmes consacrées ou engagées dans le célibat pour servir le Christ et la communauté. Leur fécondité, en tant que femme, est immense. Rappelons-nous par exemple de Mère Teresa, mère des pauvres et « mère spirituelle ».
En 1988, dans sa lettre apostolique Mulieris Dignitatem, sur la dignité et la vocation de la femme, Jean-Paul II avait, en se basant sur la figure de Marie, insisté sur les rôles de mère et d’épouse. En ce sens, le Bienheureux Pape affirmait  « la dignité extraordinaire de la femme ». En étant mères et en donnant la vie, les femmes participent effectivement au renouvellement de l’humanité. Pour cela, la « femme » est « la représentante et l’archétype de tout le genre humain ».

 

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