Recevez la newsletter d'Aleteia chaque jour!
Et si vous receviez de bonnes nouvelles chaque matin ? Inscrivez-vous à la newsletter d'Aleteia !
Je m'inscris!

Vous ne souhaitez pas faire de don ?

Voici cinq façons d'aider Aleteia:

  1. Prier pour notre équipe et le succès de notre mission
  2. Parler d'Aleteia dans votre paroisse
  3. Partager les articles d'Aleteia avec vos amis et votre famille
  4. Désactiver votre bloqueur de pub quand vous êtes sur Aleteia
  5. S'abonner à notre newsletter gratuite et la lire tous les jours

Je vous remercie!
L'équipe d'Aleteia

 

Souscrire

Aleteia

L’évêque d’Ottawa rappelle le véritable sens des funérailles chrétiennes

© AFP PHOTO/JUAN BARRETO
VENEZUELA, Caracas : Relatives and friends carry the coffins with the remains of Venezuelan model Monica Spear and her British-born partner Thomas Henry Berry during their funeral at the Eastern Cemetery in Caracas on January 10, 2013. The fatal shooting of former Miss Venezuela Monica Spear, an actress who lived and worked in the United States, during a vacation to her home country caused shock and revulsion, and triggered a government crisis meeting. AFP PHOTO/JUAN BARRETO
Partager

Pour le cardinal d’Ottawa, les funérailles ne sont pas l'occasion de faire l’éloge du défunt, mais plutôt de prier pour lui.

Monseigneur Terrence Prendergast, évêque d’Ottawa, a a publié en janvier dernier dans une lettre pastorale une série d’indications pour les archidiocèses et un décret sur ​​la louange dans la liturgie des funérailles. Une profonde réflexion à découvrir sur la vision chrétienne de la mort et sur la manière dont l’Église prépare spirituellement les croyants et les familles en vue de ce moment inévitable de l'existence.

La plus notable de ces recommandations est certainement celle qui conseille d'éviter de faire de la liturgie funéraire une cérémonie de louange pour le défunt, et de se concentrer sur les prières pour la personne, afin qu’elle atteigne la miséricorde de Dieu.
 
« L’éloge ne correspond pas exactement à l’Eucharistie funéraire , souligne le prélat. Durant l’homélie, le prêtre mène une reflexion sur la vie de la personne décédée, en relation avec la Grâce et l’Action de Dieu, sur la manière dont la vie de la personne décédée est reçue dans le mystère pascal du Christ. » L’éloge de la personne, lui, peut être prononcé en dehors de la liturgie et dans un endroit différent de celui où est proclamée la Parole de Dieu. Mgr Prendergast suggère également qu’un laïque prépare l’éloge du défunt en vue de le dire à la fin de la veillée funéraire, ou près de la tombe, après la bénédiction finale.
 
Le trésor spirituel des rites catholiques
« L’attitude envers les morts a évolué depuis quelques années », commente l’archevêque, qui met en garde contre la tendance de quelques familles qui, au sein de son diocèse, décident de remplacer les rites de l’église par des oraisons devant la tombe, ou qui laissent leur parent être enterré « sans aucun des précieux rites de l'Église catholique».

C’est dans ce contexte que Monseigneur Prendergats s’est tourné vers les fidèles pour « parler de la riche tradition des rites funéraires et inciter les catholiques à en faire usage ». Lors de ces moments très douloureux pour les familles, le Cardinal a rappelé que "c'est véritablement dans la Parole de Dieu que les chrétiens trouvent le vrai réconfort et l’espérance, parce que c’est en Elle que nous plaçons notre confiance." Il indique également que la mort nous oblige à affronter le mystère de Dieu, " et à découvrir en Dieu la source de toute vie et de tout sens."

L'archevêque rappelle que l'Eglise est là pour accompagner les croyants et soutenir les familles, les amis et les proches pendant la période de deuil. Il décrit en particulier les rites funéraires qui commencent par la prière au moment de la mort, continuent pendant l'Eucharistie et culminent avec le dernier adieu à l'heure de l’enterrement. « Le but du rituel funéraire n’est pas tant de célébrer les accomplissements de la vie de cette personne, ou se souvenir de ses caractéristiques spécifiques », a-t-il déclaré, "mais plutôt parler de la bonté de Dieu et remercier Dieu pour le don de la vie". L’adoration et la louange de Dieu rappellent également la sacralité du corps humain et la certitude de la résurrection.
 
Le "trésor des richesses spirituelles" inclut aussi la possibilité de "recommander le défunt à l'amour miséricordieux de Dieu, d'implorer le pardon ses péchés, de donner de l'espoir et du réconfort aux vivants, de renouveler notre connaissance de la miséricorde et du jugement de Dieu et de répondre au besoin humain de se tourner vers Dieu durant les épreuves ". Le prélat mentionne également l’importance de la fraternité et de la solidarité, lors de ces difficiles moments.
  
Des informations pratiques pour profiter de l’aide de l’Église
La ligne directrice publiée par l'archidiocèse comprend également des conseils très pratiques sur la façon d'obtenir le soutien de l'Église lors d’un décès. « Lorsque la personne est gravement malade, il est recommandé qu’un membre de la famille ou un ami contacte la paroisse », selon la publication. « Cela permet de fournir le conseil et le soutien dont la personne a besoin, grâce à l’onction des malades et de la Sainte Communion ». Cela permet à la paroisse d’accompagner les familles et de l’aider au cours de cette « étape très importante du passage dans l’au-delà. »

Le guide souligne que «l'Église estime préférable que le corps du défunt soit présent à l'enterrement », mais précise aussi que «la crémation est désormais autorisée pour les catholiques ». Elle demande  néanmoins à ce qu’elle soit réalisée après l’Eucharistie funéraire.
 
À ce propos, le document stipule qu’« il est de la plus grande importance que les cendres soient enterrées dans de courts délais, et ne doivent pas être laissées à la maison funéraire ou conservées dans la maison d'un des membres de la famille ou d’un ami. Les cendres ne doivent pas être partagées, ou mélangés avec les cendres d'une autre personne, ou dispersées. Si les cendres doivent être immergées en mer, elles doivent être mises à l'eau à l'intérieur de l'urne. »
 
Les autres recommandations portent sur le fait que l’Eucharistie doit être célébrée dans une église, que quelques membres de la paroisse peuvent également assister la famille dans les préparatifs des funérailles, et que la communauté doit soutenir la famille durant le deuil. 

Traduit de l'édition espagnole d'Aleteia par Paul Monin

Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous
Aleteia vous offre cet espace pour commenter ses articles. Cet espace doit toujours demeurer en cohérence avec les valeurs d’Aleteia. Notre témoignage de chrétiens portera d’autant mieux que notre expression sera empreinte de bienveillance et de charité.
[Voir la Charte des commentaires]