Aleteia logoAleteia logo
Aleteia
Mercredi 03 mars |
Saint Guénolé
home iconAu quotidien
line break icon

JO de Sotchi : derrière la performance, l’amour d’une famille

JAVIER SORIANO

Jacques Gauthier - Le blogue de Jacques Gauthier - Publié le 10/02/14

Le doublé des sœurs Dufour-Lapointe (Canada) à l’épreuve de ski freestyle/bosses rappelle qu’il y a souvent derrière l’exploit sportif une réussite plus grande encore : celle d’une famille unie.

légende photo : la canadienne Justine Dufour-Lapointe, médaille d’or en ski bosses (au centre) et sa soeur Chloé, médaille d’argent (à gauche sur la photo) le 8 février; au JO de Sotchi.  

10/02/2014

Du blogue de Jacques Gauthier

C’est une histoire de famille comme on les aime. Trois sœurs très unies participent à une même finale aux Jeux olympiques. Du jamais vu. Deux montent sur le podium, Justine pour l’or et Chloé pour l’argent, Maxime est arrivée 12e de cette mémorable épreuve des bosses. Le monde découvre alors la famille Dufour-Lapointe. C’est l’euphorie médiatique, l’émerveillement planétaire. Les sœurs rayonnent de bonheur, les parents aussi, Johane Dufour et Yves Lapointe. L’émotion est à fleur de peau à la remise des médailles, durant les interviews. Johane et Yves sont fiers d’avoir su inculquer à leurs filles des valeurs familiales et sportives solides. Que seraient-elles sans eux ?

On oublie trop souvent que derrière chaque médaillé, chaque athlète, il y a des parents qui étaient là dès le début, qui ont cru en leurs enfants, les ont encouragés, consolés, soutenus. Ils ne sont pas parfaits, comme leurs enfants, mais ils ont été leurs premiers supporters. Leurs médailles, ce sont leurs enfants, qu’ils soient sur le podium ou non. Je lève mon chapeau à tous ces parents qui dans l’ombre ont accompagné et accompagnent leurs enfants dans la réalisation d’eux-mêmes. Il y a de quoi s’émerveiller.

Ce doublé des sœurs Dufour-Lapointe restera un moment fort de Sotchi. Il y a toujours ces petits miracles chargés d’émotion aux Jeux olympiques. Je me souviens de la performance de Joannie Rochette aux Jeux d’hiver 2010 à Vancouver. Cette Québécoise avait remporté la médaille de bronze à l’issue du programme libre de patinage artistique quelques jours seulement après le décès de sa mère. Elle avait pensé tout lâcher, mais elle avait continué la compétition par fidélité à elle-même et à tout ce que sa mère avait fait pour elle. Il n’y a pas de métal assez précieux pour ce genre de médaille, car il provient d’un alliage unique, fait d’amour, de détermination, de courage, de persévérance. Il y a de quoi s’émerveiller. 

À l’issue de l’émouvante solidarité des sœurs Dufour-Lapointe, Roger Federer y allait de son commentaire sur Twitter : « So cute, sport is great ». Oui, le sport est grand quand il unit au lieu de diviser, quand on ne l’instrumentalise pas au nom de l’argent, de la corruption, de la tricherie, de la violence. En bout de course, ce ne sont pas ces valeurs qui montent sur le podium, mais l’amitié, la fraternité et la paix. À ce moment-là, nous sommes tous gagnants et le sport nous fait un peu plus aimer la vie, nous guérit de l’ennui et de la déprime, nous aide à garder notre cœur d’enfant. Il y a de quoi s’émerveiller.

Le sport est une analogie de la vie; il y a l’effort et le dépassement, la victoire et la défaite, les larmes de joie et de tristesse, l’espoir et les blessures, corps et âme. Il y a aussi l’élégance, la rigueur, la passion, qu’incarnent plusieurs commentateurs sportifs, à l’exemple du regretté Richard Garneau, décédé le 20 janvier 2013 à l’âge de 82 ans. Il a couvert tous les Jeux olympiques d’été, de Rome, en 1960, jusqu’à Londres, en 2012, à l’exception des Jeux d’Atlanta, et tous les Jeux d’hiver, d’Innsbruck, en 1964, jusqu’à Vancouver, en 2010, à l’exception de ceux de Nagano. Un exploit inégalé. Son fils a reçu pour lui à Sotchi la médaille Pierre-de-Coubertin du Comité international olympique (CIO). René Lecavalier, un autre grand commentateur sportif québécois, lui avait donné ce conseil au début de sa longue carrière: « Ne perd jamais ta faculté de t’émerveiller ».

Lire aussi cet autre billet de ce blogue, Au royaume de l’émerveillement.

Tags:
Famillesotchi
Soutenez Aleteia !
A travers le monde, vous êtes des millions à lire Aleteia, pour y trouver quelque chose d'unique : une vision du monde et de votre vie inspirée par l’Évangile. On prétend qu'il est de plus en plus difficile de transmettre les valeurs chrétiennes aux jeunes d'aujourd'hui.
Et pourtant, savez-vous que plus de la moitié des lecteurs d'Aleteia sont des jeunes de 18 à 35 ans ? C'est pourquoi il est si important que Aleteia demeure un service quotidien, gratuit et accessible à tous. Cependant, un journalisme de qualité a un coût que la publicité est loin de couvrir. Alors, pour qu'Aleteia puisse continuer à transmettre les valeurs chrétiennes au cœur de l'univers digital, votre soutien financier demeure indispensable.
*avec déduction fiscale
Le coin prière
La fête du jour






Top 10
1
Christine Pellen
GPA : mère génétique de 10 enfants, elle ne compte pas s’arrêter ...
2
BABY BOY
Mathilde de Robien
Ces prénoms de garçons qui portent en eux le sceau de Dieu
3
Anne Bernet
Les 110 innocents des Lucs-sur-Boulogne, le plus horrible massacr...
4
La rédaction d'Aleteia
Attention, ces saints vont prendre vie sous vos yeux !
5
LIBBY OSGOOD
Sandra Ferrer
Libby, la scientifique de haut-vol de la NASA devenue religieuse
6
cathédrale de Nice
Bérengère Dommaigné
Soulagement à Nice et Dunkerque, les messes sont autorisées
7
Rachel Molinatti
TikTok : le calcul « hallucinant » du père Matthieu
Afficher La Suite
Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous gratuitement