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La reine Élisabeth II en visite au Vatican début avril

© Government of Alberta
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La reine d’Angleterre rencontrera le Pape François le 3 avril prochain. La rencontre sera l’occasion d’un dialogue entre les chefs des l’Églises catholique et anglicane.

06/02/2014

La reine d’Angleterre se rendra au Vatican le 3 avril prochain pour sa première rencontre officielle avec le Pape François. La visite, qui avait été reculée en raison de soucis de santé, aura lieu une semaine seulement après l’entrevue du Saint-Père avec le Président Obama.

La rencontre sera à l’image du pontife argentin, très simple. D’après le journal La Croix, il s’agira en effet d’un « programme très spécial, sans faste, privé et discret ». Par ailleurs, la reine Élisabeth II et son époux le Prince Philippe logeront vraisemblablement dans la résidence Sainte-Marthe.

Mais cette rencontre entre chefs d’États est aussi une rencontre entre les chefs de l’Église catholique et de l’Église anglicane. Pour rappel, c’est en 1534, alors que l’Europe est prise dans le mouvement de la Réforme, qu’Henri VIII se coupe de Rome, provoquant le schisme de l’Église d’Angleterre. Le Pape Clément VII venait en effet de refuser le divorce du roi d’avec sa première femme Catherine d’Aragon. Mais c’est la fille d’Henri VIII, la reine Élisabeth Ière, qui érigera l’Église anglicane comme Église d’Etat.

Agée de 87 ans, Élisabeth II avait déjà eu l’occasion de s’entretenir avec Jean XXIII, Jean-Paul II et Benoît XVI. La venue à Rome de la reine en avril prochain est aussi à l’image du dialogue pour l’unité des chrétiens initié par le Concile Vatican II.
En mars 1966, quatre mois seulement après la fin du Concile œcuménique, le Pape recevait pour la première fois au Vatican l’archevêque de Canterbury, primat de l’Église d'Angleterre. La rencontre entre Paul VI et  Michael Ramsey est restée un moment historique pour le dialogue entre les deux Églises.

Actuellement fragilisée du fait notamment de son pluralisme interne (sur des questions de pratiques et de théologie), l’Église anglicane est aussi au cœur de sujets sensibles. Certains points apparaissent d’ailleurs comme non négociables pour l’Église catholique. Citons notamment la question de l’ordination des femmes. Ainsi, par exemple, depuis 1992 les femmes ont la possibilité d’être ordonnées prêtres. En septembre dernier, l’Église anglicane du Pays de Galles a même autorisé leur accès à l’épiscopat. Et l’Église anglicane d’Angleterre pourrait faire de même dans l’année à venir.   

L’annonce de la venue de la reine d’Angleterre au Vatican fait également écho au dialogue entre l’Église anglicane et l’Église orthodoxe. Très récemment, en janvier dernier, Justin Welby, archevêque de Canterbury depuis bientôt un an, a rendu visite au patriarche de Constantinople, Bartholomée Ier, primat de l’Église d’Orient. Après des paroles très belles sur l’unité et la volonté de réconciliation entre les traditions occidentales et orientales, Justin Welby a invité le Patriarche à Londres, en 2015.  

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