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Oecuménisme : Pourquoi les chrétiens sont-ils divisés ?

Wilfried GUYOT/CIRIC
Nantes - Groupe oecuménique d'étude biblique
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Ils se sont divisés sur plusieurs points de doctrines comme par exemple sur la manière de comprendre l'Eglise et sur le rôle et l'autorité du pape. Malgré tout, ce qui unit les chrétiens est bien plus important que ce qui les sépare encore

Dès les premiers siècles, les chrétiens se sont opposés et séparés. Aujourd’hui, ils se rapprochent les uns des autres dans ce mouvement qu’on appelle l’œcuménisme.

Il reste des divergences entre les chrétiens sur certains points de doctrine. La plus importante sans doute concerne notre compréhension de l’Église. Par exemple, l’expression « l’Église du Christ subsiste dans l’Église catholique » provoque des interrogations et des réactions, car beaucoup en déduisent que les catholiques se prennent pour les meilleurs, se croient supérieurs aux autres. Il n’en est rien et les papes ont souvent rappelé que les catholiques ont aussi une part de responsabilité passée et présente dans la division des chrétiens, même si l’Église, « malgré les faiblesses de ses membres, a été gardée dans l’unité avec tous les biens dont Dieu veut la doter » (Jean-Paul II). Les catholiques reconnaissent que certains dons que le Christ a faits à son unique Église sont parfois mieux vécus par les orthodoxes ou les protestants que par eux-mêmes.

Nous affirmons que l’unité de l’Église, qui est un don du Saint-Esprit, se manifeste par le lien de la profession de foi, des sacrements et de la communion hiérarchique. Les orthodoxes l’affirment aussi, mais à propos de cette communion hiérarchique, il persiste encore une divergence entre eux sur la fonction du pape. Jean-Paul II a demandé que les chrétiens cherchent ensemble la manière dont cette fonction devrait s’exercer pour être reconnue comme un service pour tous, comme l’a voulu le Christ. Ceci fait l’objet du dialogue théologique avec les orthodoxes et a déjà été approché avec les luthériens et les anglicans. La réflexion sur ce sujet est plus complexe avec les protestants. Ils n’ont pas tous le même point de vue, aussi bien sur l’Église elle-même, que sur les ministères reçus des Apôtres (évêques, prêtres, diacres) et les sacrements qui, pour les catholiques, « font l’Église ».

Il n’empêche… Dans le langage courant, on parle des Églises catholique, orthodoxe, protestante. Les communautés protestantes se considèrent comme des Églises, mais ce n’est pas au sens où les autres Églises l’entendent, dans la mesure où ces communautés n’ont pas gardé tous les moyens que le Christ a donnés à son Église, comme par exemple la succession apostolique ou le ministère du pape.

Les orthodoxes considèrent, eux aussi, qu’ils sont l’unique Église du Christ. Au point de vue doctrinal, les catholiques sont davantage proches d’eux, car ils ont les mêmes sacrements et les mêmes ministères reçus de façon ininterrompue depuis les Apôtres.

Reconnaissons que chez les protestants, il y a de très nombreux éléments de sanctification et de vérité de l’unique Église du Christ. Aussi devons-nous dire, à la suite du bienheureux Jean XXIII, que ce qui unit les chrétiens est bien plus important que ce qui les sépare encore.

Relevons encore une autre difficulté de vocabulaire : nous parlons de l’unique Église du Christ, de l’Église universelle, de l’Église catholique, mais aussi des « Églises locales ». Ce sont les diocèses (catholiques ou orthodoxes), qui sont l’Église en un territoire donné, parce que leurs fidèles sont réunis par la même profession de foi, les mêmes sacrements et dans la même communion hiérarchique, c’est-à-dire sous la responsabilité d’un évêque, lui-même en communion avec les autres évêques et, pour nous catholiques, avec l’évêque de Rome.

Conclusion

En résumé, nous croyons qu’il n’y a qu’une seule Église. En sont membres, à des degrés divers, tous les baptisés. Pour obéir au Christ et pour que cesse le scandale de la division des chrétiens qui est un obstacle à l’évangélisation, nous sommes tous appelés à mieux nous connaître, à prier et à collaborer pour la gloire de Dieu et le bien de l’humanité, tout en approfondissant notre foi avec l’aide des théologiens, pour parvenir à la profession de la même foi.

 

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