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Le dialogue judéo-chrétien cinquante ans après Vatican II

© ServizioFotograficoOR/CPP
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"Connaître et aimer sont deux synonymes" selon le rabbin Skorka, grand ami du pape François qui l'a reçu la semaine dernière au Vatican.

A l’occasion de son audience privée avec le Pape François jeudi dernier au Vatican, le rabbin Abraham Skorka a donné une conférence à l’Université pontificale grégorienne de Rome sur le dialogue judéo-chrétien, cinquante ans après le concile Vatican II et le texte Nostra Aetate.

La conférence a été présidée par le cardinalKurt Koch, président de la Commission pour les relations religieuses avec le judaïsme.

Par la suite, s’est tenue une conférence de presse modérée par le jésuite Philipp Renczes. Ce dernier est le directeur du Centre Cardinal-Bea pour les études hébraïques, section académique de l’Université grégorienne, ayant pour but d’analyser et de diffuser le dialogue entre catholicisme et judaïsme.

Le rabbin Skorka, âgé de 63 ans et originaire d’Argentine, a donné une perspective sud-américaine à cette conférence. Abraham Skorka a notamment expliqué que la souffrance et les difficultés unissent les peuples, indépendamment de leurs croyances religieuses. Pour étayer ses propos il a pris l’exemple de la crise argentine de 2001, « période au cours de laquelle les institutions religieuses du pays, catholiques et juives, ont été appelées à collaborer de manière très profonde pour venir en aide aux plus nécessiteux ».
 
Problématiques communes

Abraham Skorka est également docteur honoris causa de l’Université catholique d’Argentine. Premier rabbin à avoir reçu une telle distinction d’une université catholique en Amérique latine, il affirme qu’un dialogue intelligent entre Juifs et Catholiques  doit poser des questions concrètes : « Qu’est-ce qu’un Juif pour un Chrétien ? » et inversement « Qu’est-ce qu’un Chrétien pour un Juif ? ». Il confirme ainsi la thèse de la connaissance mutuelle « connaître et aimer sont deux synonymes ».

De la même façon, le dialogue doit d’après lui atteindre un niveau plus large pour que les croyants du quotidien y prennent part, afin que les différences ne soient pas un obstacle à la paix et à la vie en commun. « La religiosité peut revêtir beaucoup de facettes. Mais le plus important est de respecter l’individu » a-t-il ajouté.

Le rabbin argentin a continué son exposé en affirmant que les religions monothéistes (judaïsme, christianisme, islam) ont historiquement éloignées les hommes du paganisme. Ces religions ont toutes les trois la même origine, le tronc judaïque. Puis, elles se sont divisées. Abraham Skorka a alors mis en garde contre le  paganisme moderne qu’est l’argent. Les dangers de ce dernier sont l’intolérance et les extrémismes. Il a de même remarqué que la lutte contre ces fausses idoles devrait amener les religions à unir leurs forces pour la recherche de la paix.
 
Prochaine étape du dialogue : la théologie

Le cardinal Koch a confirmé à Aleteia que depuis cinquante ans (le texte Nostra Aetate date de 1965), beaucoup de choses ont été faites sur le thème de la réconciliation. D’après lui, le voyage du Pape en Terre Sainte « peut aider à approfondir les thèmes théologiques ». Il a de même assuré qu’ « il existe une continuité entre Paul VI, Benoît XVI et François » dans le souci d’améliorer les relations entre Juifs et Catholiques.

L’ami du Pape Bergoglio, qui a en outre écrit la préface du livre El Jesuita  (biographie de l’archevêque de Buenos Aires d’alors), a souligné l’importance de Vatican II dans le chemin établi vers la compréhension mutuelle, chemin « bâti avec efforts, dévouement et prières » dans le monde et en particulier en Amérique du Sud.

Le rabbin Skorka a convenu avec le cardinal Koch qu’est désormais venue l’heure d’« un dialogue théologique entre Catholiques et Juifs ». A la question de savoir si le Vatican prévoit quelque chose à ce sujet,

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