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Euthanasie : la justice s’oppose à la mort programmée de Vincent Lambert

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Marine Soreau - Le Figaro - La Croix - AFP - Publié le 16/01/14

Le tribunal a fait droit aux parents, à la sœur et au frère de Vincent Lambert, tétraplégique en état de conscience minimale, en refusant l’euthanasie réclamée par le corps médical et son épouse.

C’est une famille profondément divisée qui vient d’accueillir le verdict : le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne vient de donner raison, ce jeudi 16 janvier, aux parents, à la sœur et au demi-frère de Vincent Lambert, tétraplégique en état de conscience minimale depuis un accident de moto en 2008. Ces derniers s’opposaient à la demande d’euthanasie faite par sa femme Rachel et l’équipe médicale du CHU de Reims.

Le 11 janvier dernier, le CHU de Reims faisait savoir à la famille du jeune homme « la décision médicale d’arrêter les traitements de nutrition et d’hydratation artificielles » de Vincent Lambert. Ses parents, farouchement opposés à cette mise à mort, ont alors déposé en urgence, le 13 janvier dernier, un référé-liberté devant le tribunal de Châlons-en-Champagne. Pour la deuxième fois puisqu’en mai 2013, ils avaient déjà saisi le tribunal pour faire stopper l’euthanasie de leur fils. Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne avait ordonné « la réalimentation immédiate » du patient, constatant que cette privation constituait « une atteinte à son droit au respect de sa vie », « une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale » (cf. Le Figaro).

Vincent Lambert restera en vie. Ce jeudi, le tribunal a demandé la suspension immédiate de l'exécution du processus de fin de vie et le maintien de son alimentation. Selon un communiqué cité par La Croix, le tribunal a suspendu « l’exécution de la décision du 11 janvier 2014 par laquelle le centre hospitalier régional universitaire de Reims a décidé d’interrompre l’alimentation et l’hydratation artificielles de M. Vincent Lambert ». Il a « jugé que la poursuite du traitement n’était ni inutile, ni disproportionnée et n’avait pas pour objectif le seul maintien artificiel de la vie et a donc suspendu la décision d’interrompre le traitement ». C’est donc « à tort que le CHU de Reims avait considéré que M. Lambert pouvait être regardé comme ayant manifesté sa volonté d’interrompre ce traitement ».

La famille ou l’équipe médicale favorables à l’euthanasie passive de Vincent Lambert ont un délai de 15 jours pour saisir le Conseil d’Etat. Ce que pourrait faire son neveu François Lambert, selon l’AFP. Affaire à suivre…

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euthanasiefin de vieVincent Lambert
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