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Vie chrétienne : Pourquoi il faut témoigner 

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Deux journalistes et écrivains, Anne-Dauphine Julliand et Jean-Claude Guillebaud témoignent de leur engagement à travers les épreuves.

Pourquoi faut-il témoigner ? C’est la question posée par Le Jour du Seigneur à deux écrivains et journalistes : Anne-Dauphine Julliand et Jean-Claude Guillebaud.

Anne-Dauphine Julliand est maman de Thaïs, décédée en 2004 à l’âge de « 3 ans trois-quarts » d’une maladie orpheline, la leucodystrophie. Elle en témoigne dans ses deux livres « Deux petits pas dans le sable mouillé » (Les Arènes – 2011) et « Une journée Particulière » (Les Arènes – 2013).

Jean-Claude Guillebaud, lauréat du prix Albert Londres en 1972, il fut grand reporter au journal Le Monde de 1973 à 1980. Auteur de nombreux ouvrages, il vient de publier « Je n’ai plus peur » (2014 – L’Iconoclaste).

Pourquoi témoigner ?

« J’ai été pendant 25 ans correspondant de guerre, et j’ai passé un quart de siècle dans les tueries, dans les égorgements, au milieu de la souffrance des gens », témoigne Jean-Claude Guillebaud. « Et ce sont ces gens-là qui m’ont appris la joie et qui m’ont appris l’espérance. J’ai pris des leçons d’espérance et de bonheur et de joie auprès de gens qui avaient toutes les raisons de désespérer. Et je n’ai jamais oublié cela ».

« Témoigner – poursuit-il – ça n’est pas faire du prosélytisme, convaincre l’autre. C’est se montrer tel qu’on est. Montrer à l’autre que si on est dans l’espérance et dans la joie, ça ne veut pas dire qu’on est protégé par je ne sais quel ADN ou une foi qui vous protègerait de tout. Je suis hostile à ce triomphalisme de l’optimisme qui toise les gens de haut. Il faut aller tout nu devant les gens, il ne faut pas dissimuler qu’on a eu ses peurs, ses blessures, ses tragédies… ».

Pour Anne-Dauphine Julliand, témoigner, c’est faire part du bonheur possible après l’épreuve. « J’ai l’impression d’avoir fait un voyage, un voyage difficile, bien plus douloureux que ce que j’aurais pu imaginer et au bout du chemin de découvrir quelque chose d’assez inattendu », explique-t-elle. « Une forme de bonheur que je ne pouvais pas soupçonner. Dans le témoignage – et ce n’est pas facile de raconter sa vie – il y a cette expérience que l’on a vécu et cette expérience qui vaut pour les autres ».

Anne-Dauphine Julliand cite son fils Gaspard : « Maman, quand tu vas voir les gens, dis leur que la vie ça donne de la peine mais ça vaut la peine ». « Dans notre société, on est tellement persuadé que la vie doit être facile », poursuit-elle, et l’épreuve apparaît comme « un échec ». « La souffrance est normale, l’épreuve est normale. Ça n’est pas la fin de notre vie mais ça permet de donner une autre dimension à notre vie ».

Pour voir l’intégralité de l’émission (à partir de 1h12)  : http://www.lejourduseigneur.com/Replay/Dimanche-dernier

 

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