Recevez la newsletter d'Aleteia chaque jour!
Démarrez la journée avec la newsletter d'Aleteia
Je m'abonne gratuitement !

Vous ne souhaitez pas faire de don ?

Voici cinq façons d'aider Aleteia:

  1. Prier pour notre équipe et le succès de notre mission
  2. Parler d'Aleteia dans votre paroisse
  3. Partager les articles d'Aleteia avec vos amis et votre famille
  4. Désactiver votre bloqueur de pub quand vous êtes sur Aleteia
  5. S'abonner à notre newsletter gratuite et la lire tous les jours

Je vous remercie!
L'équipe d'Aleteia

 

Souscrire

Aleteia

Des cardinaux, pour quoi faire ?

© Alessia GIULIANI/CPP/CIRIC
Partager

Les cardinaux ont deux tâches principales : élire le pape et le conseiller dans les affaires de l’Eglise Universelle .

Le Collège  auquel le cardinal accède en acquérant ce titre, est une institution historique vraiment unique, formée de hauts responsables et experts du monde entier qui ont la charge spéciale de conseiller le pape. Comme l’indique la couleur pourpre de leur habit, ces cardinaux sont prêts à verser leur sang pour lui.

Les cardinaux ont deux tâches principales : conseiller le Saint-Père dans la conduite des affaires de l’Eglise Universelle et élire chaque nouveau pape qu’ils sont appelés à servir.

Selon Matthew Bunson, auteur du 2012 Catholic Almanac , devenir cardinal est pour chaque prêtre une distinction honorifique que le pape accorde pour le bien de l’Eglise. Les membres du Collège forment une des institutions les plus singulières de l’histoire, un corps de conseillers du vicaire du Christ dont les membres sont de hauts responsables et des experts de l’Eglise du monde entier».

Même si les cardinaux proviennent du monde entier, ils reçoivent un titre correspondant à une église ou à une diaconie de Rome. « Cela veut dire que les cardinaux peuvent venir de plus de 60 pays mais qu’ils incarnent l’Eglise universelle et sont donc en relation directe avec le Saint-Siège », explique Matthew Bunson.

Intégrer le Collège des cardinaux  « ne confère pas une autorité spirituelle plus grande », indique-t-il. Il y a ceux qui « reçoivent la barrette » parce qu’ils exercent de hautes fonctions dans la Curie, ou parce qu’ils servent l’Eglise comme archevêques ou évêques dans de grandes villes comme New York ou Paris ; « pour d’autres, cette nomination constitue une marque de reconnaissance pour toutes les années de service et de contribution qu’ils ont rendues à l’Eglise dans divers domaines, comme la théologie, la diplomatie, la musique sacrée et le droit canonique».

« Leur influence et leur proximité avec le pape, peuvent faire penser que les cardinaux ont une autorité spirituelle supérieure à celle des évêques », poursuit l’historien. « Cela est faux car, contrairement à l’évêque, le rang de cardinal n’a pas été institué par le Christ. Il relève plutôt de la nécessité des papes de pouvoir compter, en toute confiance, sur des conseillers. La plupart d’entre eux restent évêques et ont la plénitude des ordres sacrés, mais ils sont aussi élevés au sénat le plus unique de l’histoire humaine ».

Indépendamment de leur provenance, explique Matthew Bunson, tous les cardinaux ont une mission particulière. Ils sont les principaux conseillers du pape, directement ou indirectement. « Ils le conseillent directement quand ils se réunissent en groupe lors de consistoires et quand le pape fait appel à eux pour un avis. Ils conseillent le pape indirectement dans leur rôle à la tête des divers dicastères de la curie romaine, en mettant leurs compétences au service des activités de ces bureaux. Ils peuvent aussi être envoyés en mission dans le monde entier ou comme représentant spécial  du pape à divers événements ».

« On s’attend enfin à ce que chaque cardinal soit un symbole de l’Eglise partout où il va, qu’il fasse honneur à son rang de « Prince de l’Eglise » comme dit la formule traditionnelle, et qu’il serve et défende l’Eglise usque ad effusionem sanguinis [jusqu’à verser son sang]. La couleur pourpre de son habit évoque le sang que ces cardinaux sont prêts à verser dans leur mission, quelque chose de bien visible qui les marque pour le restant de leur vie ».

Un pape choisit librement les cardinaux qui devront l’assister et le conseiller. Le seul critère demandé est qu’il s’agisse de prêtres, reconnus pour leurs mérites et qualités jugés « remarquables ».

Un pape peut choisir tous les cardinaux qu’il veut (Jean Paul II en a nommé 231 sous son long pontificat), mais la tradition actuelle limite à 120 le nombre des cardinaux de moins de 80 ans votant au conclave (réunion à huis clos des cardinaux pour l’élection du pape). Ce nombre a changé drastiquement au fil des années, explique Matthew Bunson à Aleteia.

« Par tradition et selon le droit de l’Eglise, le pape est tout à fait libre de choisir qui il veut. Le droit canon actuel ne fait état que de quelque rare limitation ; en l’occurrence que les futurs cardinaux soient au moins des prêtres, reconnus pour leurs mérites au plan doctrinal et pour leur excellence en matière de mœurs, de piété et de prudence dans la conduite des affaires », explique à nouveau Matthew Benson qui précise qu’il est aussi demandé que le futur cardinal soit également évêque, mais il y a parfois des exceptions à cette norme.

Bien qu’il n’y ait pas de limites au nombre de cardinaux pouvant être nommés par le pape, les réformes de Paul VI en 1973 ont fixé le nombre des cardinaux votants à 120. Le pape Sixte V (pape de 1585 à 1590) avait lui décrété qu’il ne devait y en avoir que 70, un chiffre resté stable jusqu’à ce que Jean XXIII ne le dépasse, en 1958.

Pages: 1 2

Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous
Aleteia vous offre cet espace pour commenter ses articles. Cet espace doit toujours demeurer en cohérence avec les valeurs d’Aleteia. Notre témoignage de chrétiens portera d’autant mieux que notre expression sera empreinte de bienveillance et de charité.
[Voir la Charte des commentaires]