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Nouvelle profanation : l’église Sainte-Odile à Paris vandalisée

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Comme pour l’église de la Madeleine, profanée le 20 décembre par une Femen, le ministre des cultes Manuel Valls n’a pas réagi à la profanation de cette église du 17e arrondissement.


« Je suis étonné que les grands défenseurs de la laïcité ne se soient pas manifestés car c’était le moment de montrer que la laïcité est la protectrice des croyances et des religions ! Il y a des voix importantes qui sont restées muettes ! On apprécierait qu’il y ait, sinon de grandes démonstrations publiques, au moins des signes de désapprobation clairs. Je suis surpris qu’on ait si peu de signes » : ce sont les mots, il y a quelques jours, du cardinal Vingt-Trois, à propos de la profanation de l’église de la Madeleine à Paris (cf. Entretien du cardinal du 3 janvier sur Radio Notre Dame).

Un discours qui pourrait s’appliquer aujourd’hui à l’église Sainte-Odile de Paris (17e arrondissement), profanée le 4 janvier dernier en milieu de journée. Ce jour-là, rapporte Le Figaro, un homme casse des chandeliers, une statue, ouvre le baptistère et endommage l’autel.

« Cet homme avait d'abord assisté à une messe et s’était fait remarquer en “s’esclaffant en pleine célébration”, a précisé l’adjoint au maire de l’arrondissement chargé de la sécurité, Geoffroy Boulard, qui s'est rendu sur place. Des paroissiens l’ont surpris pendant la profanation et l'ont pris en chasse mais l'homme, qui n’a rien dit de ses motivations, a réussi à s'enfuir, selon ces sources. Le curé a porté plainte et une enquête a été ouverte ».

Parmi les réactions officielles, on note celles – sur Twitter – de Anne Hidalgo : « Je condamne avec la plus grande fermeté les actes de profanation commis au sein de l’Eglise Sainte-Odile (17e) » ; de Bertrand Delanoë : « Colère et tristesse après la dégradation de l'église Sainte-Odile.Je souhaite que la police confonde rapidement l'auteur de cet acte hostile » ou encore du maire UMP du 17e arrondissement de Paris Brigitte Kuster : « Il s'agit d'une atteinte extrêmement grave perpétrée contre un lieu sacré que je tiens à dénoncer avec la plus grande fermeté. Je veux apporter mon soutien au père Malcor et la communauté de Sainte-Odile. Avec mon adjoint à la Sécurité Geoffroy Boulard, nous suivons au plus près l'enquête menée par la police ».

Aucune réaction, donc, du ministre des Cultes Manuel Valls, pas plus qu’après la profanation de l’église de la Madeleine par une Femen, le 20 décembre dernier (cf. Aleteia). Et ce, alors que les Femen, sur leur compte Twitter, ont refusé de condamner la profanation (cf. Le Parisien) : « Si cet acte à (sic) une idéologie derrière (sic), FEMEN "ne le condamne pas". Destroy churches, build democracy ! ».

Le journal La Croix évoque l’indignation des internautes : « Nombreux étaient les catholiques à s’indigner sur les réseaux sociaux de l’absence de réactions du ministre de l’intérieur et des cultes, Manuel Valls. Beaucoup opéraient également un rapprochement avec les agissements répétés des Femen dans plusieurs églises de la capitale (…) se demandant dans quelle mesure ceux-ci avaient pu “libérer le passage à l’acte” d’autres individus ».

Selon le Salon Beige, « le curé de Sainte-Odile et ses vicaires ont organisé une cérémonie de réparation ce matin dimanche et demandent nos prières ».