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Solitude des prêtres : un drame contemporain

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La découverte du corps d’un prêtre dans les campagnes de Carcassonne un mois après sa mort, met le doigt sur une grande préoccupation du Pape : le poids de la solitude surtout pour les plus vieux.

27/12/2013

 L’abbé Campourcy vivait seul, comme un ermite, depuis 15 ans. Agé de 83 ans, Il a été retrouvé mort, la veille de Noël vers 12 h 30, dans sa maison à Maquens, près de Carcassonne.
 
Son décès remonterait à plusieurs semaines.
 
Luc Caraguel, vicaire général de Carcassonne, le bras droit de l’évêque, regrette amèrement les circonstances de la mort de l’abbé Campourcy.
 
« …Maurice Campourcy vivait seul, entretenant peu de relations avec l’extérieur. Monseigneur lui avait proposé plusieurs fois d’intégrer la maison de retraite des prêtres (Maison de Béthanie, à Carcassonne), mais il avait toujours refusé. Il avait même rejeté le système de téléalarme. Il est donc mort seul. Nous aurions voulu éviter ce drame de la solitude… », confie-t-il au quotidien régional de l’Aude et des Pyrénées-Orientales,  L’Indépendant.
 
Manifestement, vivre retiré du monde était un choix de l’abbé, originaire de Coursan, qui avait servi dans la Haute Vallée de l’Aude et dans les Corbières et vivait aujourd’hui reclus dans ce petit hameau de Maquens.
 
La solitude des prêtres est une grande préoccupation pour le pape François : « N’oubliez pas les prêtres et sœurs âgés ! », avait-il lancé dans une de ses touchantes homélies à la chapelle Sainte Marthe, un bon matin du mois d’octobre dernier.
 
«  … De bons prêtres, de bonnes religieuses, devenus vieux, avec le poids de la solitude …  qui attendent que le Seigneur frappe à la porte de leur cœur… », avait-il souligné en encourageant chaque chrétien à aller « en pèlerinage » visiter ces frères et sœurs qui, après une vie donnée à Dieu et aux autres, souffrent souvent de (cf. Aleteia).
 
La vie d’un prêtre a toujours comporté une forme de solitude. Mais aujourd’hui, avec des églises de campagne quasiment vides et froides, sa figure décriée et ridiculisée dans les médias, une opinion publique indifférente ou défavorable, et  la crise des vocations, un prêtre se sent souvent plus que seul:abandonné.
 
Leur solitude est une question posée à toute l’Eglise, en Europe, notamment aux laïcs.  Des évêques, comme l’archevêque d’Oviedo, Mgr Jesús Sanz, déplorent « le mépris dans lequel sont parfois tenus les prêtres au sein de la société, où on est passé d’une période où le prêtre était considéré avec respect et vénération, à une étape dans laquelle il ne compte pas, et où l’Eglise en général et le curé en particulier sont à exclure. » (cf. Aleteia)