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L’euthanasie et le dur labeur de vivre

Jacques Gauthier - Le blogue de Jacques Gauthier - Publié le 26/12/13


L’ensoleillé et dans le récit de son passage Fraternelle souvenance.

Sens le la vie, sens de la mort

Le problème de l’euthanasie renvoie à notre peur de la souffrance et des traitements, à notre rapport à la vie et à la mort, à notre croyance ou non en l’au-delà et en Dieu. Le malade n’est pas un individu coupé du monde, mais une personne entière, corps et esprit, qui vit des émotions, se pose des questions, a besoin d’écoute et de compassion. On ne peut pas la séparer de ses valeurs, de sa famille, de ses amis. C’est toujours pénible de voir quelqu’un qu’on aime perdre ses facultés, agoniser. On se sent tellement impuissant devant tant de fragilité. Et pourtant, que d’amour à donner, d’humanité à partager, de réconciliation à vivre.

Des personnes atteintes de maladies dégénératives, qui n’ont pas accès à des soins thérapeutiques appropriés, n’envisagent pas pour autant la possibilité de mourir. Elles peuvent se sentir irresponsables de ne pas avoir recours à l’euthanasie, lorsque celle-ci sera légalisée, de peur d’être un fardeau pour la société et surtout pour leur entourage. Que de personnes âgées vont prendre en considération l’euthanasie pour ne pas donner de trouble à leurs enfants! D’une manière sinueuse, la pression sociale prime ici sur le libre arbitre.

Quand une société vise la performance et le rendement à tout prix, la jeunesse et la force, on ne veut pas voir la mort. La personne ne se définit plus par ce qu’elle est, d’où sa dignité, mais par ce qu’elle fait, ce qu’elle consomme. En fin de vie, elle n’est plus rentable, elle ne fait rien. Le risque est grand alors d’élargir l’euthanasie aux personnes atteintes de démence ou d’Alzheimer, de les éliminer sans qu’elles en fassent la demande.

Alors que le personnel traitant manque de temps, que les ressources financières stagnent, que la population vieillit et qu’il faut libérer des lits dans les hôpitaux, il est à prévoir que la pratique de l’euthanasie soit un jour banalisée. Mais il restera toujours des personnes pour en accompagner d’autres plus fragiles, en fin de vie ou non, dans la reconnaissance de leur dignité et le respect de la vie.
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Tags:
euthanasiefin de vie
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