Recevez la newsletter d'Aleteia chaque jour!
Et si vous receviez de bonnes nouvelles chaque matin ? Inscrivez-vous à la newsletter d'Aleteia !
Je m'inscris!

Vous ne souhaitez pas faire de don ?

Voici cinq façons d'aider Aleteia:

  1. Prier pour notre équipe et le succès de notre mission
  2. Parler d'Aleteia dans votre paroisse
  3. Partager les articles d'Aleteia avec vos amis et votre famille
  4. Désactiver votre bloqueur de pub quand vous êtes sur Aleteia
  5. S'abonner à notre newsletter gratuite et la lire tous les jours

Je vous remercie!
L'équipe d'Aleteia

 

Souscrire

Aleteia

L’Avent, pour qui, pourquoi ?

© Anemone/SHUTTERSTOCK
Partager

Le Père Cédric propose un petit parcours pour notre temps de l’Avent : chaque semaine, un petit édito de méditation et de réflexion sur ce beau temps liturgique.

 Un temps liturgique dense
 
L’Avent compte aujourd’hui quatre dimanches jusqu’à Noël, et c’est ainsi que l’on calcule le premier dimanche de l’Avent : cette année, le 1er décembre. Parfois, lorsque Noël tombe un lundi ou un mardi par exemple, la 4e semaine peut être du coup très écourtée.
 
L’histoire de l’Avent est assez incertaine et on ne sait pas exactement quand l’Église a développé ce temps liturgique, mais on en trouve des traces dès le IVe siècle. Il s’agissait surtout d’un Avent « eschatologique » : tourné vers la parousie (c’est-à-dire la fin des temps, dans le christianisme), il avait pour but d’orienter le regard des chrétiens vers le retour du Christ, et de le leur rappeler. Et le Concile Vatican II a voulu honorer ces deux aspects : un aspect eschatologique et un aspect de préparation à Noël.
 
Ce temps liturgique comporte donc la mémoire des trois avènements du Christ : sanaissance (historique) parmi les hommes, à la crèche, il y a 2000 ans ; sa venue (future) dans la gloire à la Parousie (la fin du monde), et sa venue dans nos vies (actuelle), par sa grâce. Et l’Avent suit ce « plan » si l’on peut dire :
 
– du premier dimanche d’Avent au 16 décembre, c’est l’aspect eschatologique qui primera (cf. les oraisons de la messe par exemple, dans les lectures bibliques, mais aussi dans la première préface de l’Avent qui est une grande prière d’action de grâce à la messe), et vous le remarquerez particulièrement dans l’évangile du 1er dimanche : « Jésus parlait de sa venue … » ;

-du 16 au 24 décembre, c’est une préparation plus centrée sur la fête même de Noël avec les évangiles qui précèdent la naissance du Christ : les trois annonciations (les annonces de l’ange à Zacharie, le père de Jean-Baptiste ; à la Vierge Marie, et à saint Joseph), la nativité de saint Jean-Baptiste, le Magnificat de la Vierge, etc.
 
 
Trois personnages bibliques principaux traverseront notre Avent :
 
-Le prophète Isaïe dans l’Ancien Testament : selon une tradition assez ancienne, on lit pratiquement en continu le livre du prophète Isaïe, puisque chez lui, plus qu’un autre, se trouve la figure du Messie qui doit venir, aussi bien dans la chair que dans la gloire.

-Saint Jean-Baptiste et ses vibrants appels à la conversion : le Messie de Dieu ne s’accueille que par un cœur ayant le désir de se convertir à sa parole ; il est aussi considéré comme le dernier des prophètes. En quelque sorte, il incarne bien l’esprit de l’Avent puisque c’est le prophète de l’attente par excellence : il prépare les chemins du Seigneur, il montre l’Agneau de Dieu, le Christ.

Et enfin, la Vierge Marie : c’est le temps où elle est mise en avant, en relief, contrairement aux autres temps liturgiques (même si elle a une fête par mois dans l’année). Son rôle et sa place dans l’accueil de la rédemption sont particulièrement offerts à notre méditation. Marie, dans l’attente de la naissance de son fils, préfigure l’Église, « la fiancée sans ride et sans tache, resplendissante de beauté » qui attend son Seigneur.
 
 
Ne pas « gommer » l’Avent
 
Il y a un aspect important de conversion dans ce temps. Le temps de l’Avent, c’est le violet des ornements liturgiques (signe de conversion et de pénitence dans l’Église), c’est le Gloria en moins à la messe du dimanche (vous remarquerez qu’il y a quelque chose en moins au début !) ; c’est le dépouillement de l’église et du chœur : selon les règles liturgiques, on ne doit plus fleurir, ou beaucoup moins en tous cas puisque la sobriété doit primer (sauf éventuellement une couronne de l’Avent) et l’orgue ou tout autre instrument doit se taire pendant les liturgies, sinon pour accompagner le chant tout simplement.

Pages: 1 2 3

Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous gratuitement
Aleteia vous offre cet espace pour commenter ses articles. Cet espace doit toujours demeurer en cohérence avec les valeurs d’Aleteia. Notre témoignage de chrétiens portera d’autant mieux que notre expression sera empreinte de bienveillance et de charité.
[Voir la Charte des commentaires]