Recevez la newsletter d'Aleteia chaque jour!
Et si vous receviez de bonnes nouvelles chaque matin ? Inscrivez-vous à la newsletter d'Aleteia !
Je m'inscris!

Vous ne souhaitez pas faire de don ?

Voici cinq façons d'aider Aleteia:

  1. Prier pour notre équipe et le succès de notre mission
  2. Parler d'Aleteia dans votre paroisse
  3. Partager les articles d'Aleteia avec vos amis et votre famille
  4. Désactiver votre bloqueur de pub quand vous êtes sur Aleteia
  5. S'abonner à notre newsletter gratuite et la lire tous les jours

Je vous remercie!
L'équipe d'Aleteia

 

Souscrire

Aleteia

Mexique : Quelle est la véritable histoire de la guerre des Cristeros (1926-1929) ?

© DR
Partager

Les Cristeros, sous la bannière du Christ Roi, ont pris les armes après des années de persécution pour préserver la liberté religieuse.

Le Mexique a une longue histoire de persécution religieuse contre l’Eglise, même si une écrasante majorité de Mexicains est catholique.

La persécution religieuse est profondément ancrée dans l’histoire du Mexique depuis la mort du père Miguel Hidalgo, puis du père José Maria Morelos, qui participèrent à la Guerre d’indépendance du Mexique (1820-1821). (Ces deux prêtres furent excommuniés pour leur rôle dans l’insurrection, ainsi que toute l’armée révolutionnaire. Les Mexicains n’ont jamais oublié que la hiérarchie de l’Eglise a pris parti contre eux durant la lutte pour l’indépendance, ndlr).

Une persécution religieuse a sévi en 1870, semblable à celle de la Guerre des Cristeros dans les années 1920. A l’époque, les membres de la résistance catholique contre la politique du président Sebastián Lerdo de Tejada (1872-1876) étaient appelés « Religioneros », ou « Religioneers » (1873-1876).

Puis une autre persécution a eu lieu durant la Révolution mexicaine (1910-1917). (La Constitution mexicaine de 1917 comportait en effet des mesures férocement anticléricales (articles 3 et 130) qui déniaient à l’Eglise une reconnaissance légale, exigeaient l’enregistrement des prêtres et la réduction de leurs activités, interdisaient l’éducation religieuse, nationalisaient les biens de l’Eglise, et décrétaient illégale la célébration de cérémonies religieuses en dehors des églises, ndlr).

La guerre des Cristeros (1926-1929) a été la riposte à une attaque directe contre la foi catholique de la part du président Plutarco Calles. L’application stricte des dispositions anticléricales de la Constitution mexicaine de 1917 est connue comme la « Loi Calles ».

Le président mexicain Plutarco Elías Calles a embrassé une forme radicale d’athéisme et de socialisme qui l’a conduit à prendre des mesures drastiques visant à éradiquer le catholicisme du Mexique.

Il faut savoir que Plutarco Elías Calles a grandi dans la pauvreté et la privation. Il est le fils illégitime d’un père alcoolique qui ne subvient pas aux besoins de sa famille et finit un jour par les abandonner. Il n’a que deux ans lorsque sa mère, Maria de Jesús Campuzano, décède. Il est alors élevé par son oncle, Juan Bautista Calles, dont il prend le nom. Athée convaincu, Juan Bautista inculque à son neveu une haine fanatique de l’Eglise catholique.

Calles veut alors éradiquer le catholicisme et créer un nouveau mode de vie. Il achète souvent des livres et articles d’auteurs qui prônent l’utopie socialiste, et veut la même chose pour le Mexique. C’est cette vision qui le pousse à décider de maintenir les Etats-Unis et les gouvernements européens en marge des intérêts pétroliers de son pays. Il veut que le Mexique soit totalement sous le contrôle de son peuple et de sa terre.

Au début, les fidèles comme la hiérarchie catholique opposent une résistance pacifique à ladite Loi Calles.

Le  mouvement Cristero a été organisé par la « Liga Nacional de la Defensa de la Libertad Religiosa »  ou « Liga Nacional Defensora de la Libertad Religiosa », LNDLR) », une organisation religieuse pour la défense des droits civils et religieux fondée en 1925.

Des manifestations pacifiques sont organisées dans tout le pays, menées par différents groupes. En outre, plus d’un million de signatures sont réunies et présentées devant le Congrès pour demander l’abrogation de la Loi Calles. A chaque fois, le mouvement rencontre une résistance ou est totalement ignoré. Ayant épuisé les voies pacifiques sans aucun résultat, leur dernier recours contre l’attaque est le boycott économique, qui s’avère un succès ; cependant, le gouvernement, voyant l’efficacité du boycott et l’effet économique créé, lance une attaque plus directe contre l’Eglise : viennent les arrestations, intimidations et exécutions.

Les évêques du Mexique se dépensent sans compter pour faire amender la Loi Calles. Le pape Pie XI approuve les moyens d’action utilisés. Ne pouvant parvenir à un accord avec le régime Calles, et afin d’éviter d’éventuelles confrontations ou un bain de sang, les évêques demandent au Saint-Siège l’autorisation de suspendre le culte catholique le 31 juillet 1926 – la veille de l’entrée en vigueur de la nouvelle loi.

Finalement, le pape Pie XI publie une lettre encyclique au clergé et aux fidèles du Mexique pour leur donner courage et espérance durant cette persécution. Le Saint-Siège ne pouvait guère faire mieux. Le 18 novembre 1926, le pape publie l’encyclique « Iniquis Affictisque » (sur la persécution de l’Eglise au Mexique) pour offrir prières et encouragement durant cette période difficile.

Pages: 1 2 3

Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous
Aleteia vous offre cet espace pour commenter ses articles. Cet espace doit toujours demeurer en cohérence avec les valeurs d’Aleteia. Notre témoignage de chrétiens portera d’autant mieux que notre expression sera empreinte de bienveillance et de charité.
[Voir la Charte des commentaires]