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Vatican : des femmes prêtres sur les fresques des catacombes romaines de Priscille ?

© PCAS
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La présentation au public de ces catacombes après 5 années de restauration, ont un effet inattendu : une reprise du sempiternel débat sur l’ordination des femmes!

21/11/2013

Pour ceux qui militent pour que l’ordination sacerdotale de femmes, les fresques des catacombes romaines de Priscille, récemment restaurées, prouveraient qu'il y avait des femmes prêtres aux débuts du christianisme ! Pure fantasmagorie, répliquent des spécialistes du Vatican.

« C'est un conte de fées, une légende », a répété le professeur Fabrizio Bisconti, directeur des sites archéologiques du Vatican, lors de la présentation des catacombes, mardi 19 novembre, devant les médias.

Ces catacombes, après cinq années de restauration des fresques, ont été rouvertes au public le 20 novembre. Considérées comme les plus intéressantes des catacombes de la Rome antique, leurs fresques témoignent de la vie et de la foi des chrétiens à Rome pendant les premiers siècles.

Le cardinal Gianfranco Ravasi, Président du Conseil pontifical de la culture et président de la commission pontificale d’archéologie sacrée, a présidé l'ouverture du « Cubiculum de Lazare», une toute petite chambre funéraire ornée de scènes bibliques du IVe siècle, montrant les apôtres Pierre et Paul, et l'un des premiers Romains enterrés dans des sortes de «  lits superposés », selon une coutume courante dans l'Antiquité.

Grâce à une restauration au laser, les fresques, noircies par le temps, ont retrouvé leurs couleurs et leur éclat.

Le cimetière est un vrai labyrinthe, qui s'étend sur des kilomètres au nord de Rome. On le surnomme «La Reine des catacombes », en raison de la présence de cryptes dédiées aux papes ainsi d’une petite et délicate fresque représentant la Vierge allaitant l’Enfant Jésus, datant de 230 à 240 après J.C, la plus ancienne représentation connue de la Vierge et l'Enfant.

« Les catacombes exercent une grande fascination, car elles sont les signes vivants et palpitants des premiers chrétiens, de leur quotidien », a déclaré le cardinal Ravasi à la conférence de presse. La restauration de ses fresques constitue pour lui « un des événements archéologiques majeurs de l’année dans la Ville éternelle. ».

Pour le cardinal, qui est aussi un grand expert de la Bible, le Cubiculum de Lazare (IVe siècle), est certainement le plus émouvant des vestiges de ce dédale souterrain, comme le souligne La Croix  avec l’AFP.

Mais l’attitude des femmes peintes sur ces fresques entre les IIe et Ve siècles intrigue aussi et fait débat ponctuellement.
 
L'une, située dans une salle appelée le « Cubiculum de la femme voilée », montre une femme dont les bras sont tendus comme ceux d'un prêtre qui dit la messe. Elle porte, selon les termes du site internet en italien des catacombes, « un riche habit liturgique ». Une autre fresque, dans une salle intitulée "la chapelle grecque", montre un groupe de femmes, assises autour d'une table, elles aussi les bras tendus.
 
Ceux qui militent pour l’ordination sacerdotale des femmes, comme la Conférence pour l'Ordination des femmes ou l'Association of Roman Catholic Woman Priests, veulent y voir la preuve de l'existence de femmes prêtres aux débuts de l'Eglise.
 
Le Vatican conteste ces interprétations: « C'est une construction qui n'a pas de fondement dans la réalité », a déclaré à l’agence Reuters Barbara Mazzei, de la Commission pontificale sur l'archéologie sacrée.
 
De son côté, Frabrizio Bisconti, le directeur de la commission pontificale, précise que la fresque de la femme dont le geste ressemble à celui d'un prêtre est la « représentation d'une femme décédée et maintenant au paradis ». Quant aux femmes assises autour de la table, elles participent à « un banquet funéraire » et non à une cérémonie eucharistique.
 
La Commission pontificale d’Archéologie sacrée est à l’origine de la création du Musée des catacombes de Priscilla dans un des espaces de la basilique Saint-Sylvestre, où sont entreposés plus de sept-cents fragments de sarcophages, retrouvés dans cette zone. (Osservatore Romano)

Grâce à un accord entre la Commission pontificale d’archéologie sacrée et Google, il est désormais possible grâce à Google Maps de se promener virtuellement à 360° dans une partie de la nécropole.

Avec la contribution d’Elisabeth de Lavigne

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