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Mgr de Kerimel : arrêtons de proclamer le « droit à l’avortement »

© Gilles RIGOULET/CIRIC
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Présenter l’avortement comme un droit, c’est « défendre une vision erronée de l’amour humain », déclare à La Croix le Président du groupe de travail des évêques sur ce « phénomène social ».

11/11/2013

« La seule condamnation ne suffit pas, nous devons être présents aux personnes en souffrance et porter un message d’espérance. D’autant que l’Église ne juge pas les femmes qui avortent », déclare l’évêque de Grenoble, dans un entretien à La Croix.
 
Mgr Guy de Kerimel dirige le tout nouveau groupe de travail sur « le phénomène social de l’avortement et l’éducation des jeunes », mis en place par les évêques de France. Il s’agit de prévenir un acte qu’ils condamnent sans ignorer les nombreuses souffrances qui précèdent, accompagnent et suivent le recours à une telle pratique.
 
« Nous ne savions pas trop comment aborder le sujet sans délivrer uniquement un discours de condamnation. S’il est clair que l’Église catholique est opposée à l’avortement, il s’agit de porter un regard objectif sur la situation, tout en donnant une parole d’espérance et d’encouragement aux personnes en détresse. Il a fallu du temps et une certaine maturation pour que nous décidions, il y a un an, d’aborder sereinement ce sujet entre évêques », a-t-il confié à notre confrère, Bruno Bouvet, à Lourdes, en marge des travaux de l’assemblée plénière des évêques, qui s’est achevée dimanche 10 novembre après 5 jours de travaux.
 
Constitué d’évêques et d’experts, ce groupe de travail, aura une  durée  limitée.  Comme les autres comités –« Présence des catholiques dans la société » ;« Proposer les sacrements de l’initiation chrétienne; et préparer au mariage dans le contexte de la nouvelle évangélisation »-  il est mis en place pour répondre aux enjeux actuels.
 
« Il s’agit de prendre, entre évêques, les moyens d’une vraie réflexion qui puisse éclairer nos actions pastorales », explique Mgr de Kerimel. Et d’abord d’examiner, « au-delà des statistiques », l’évolution des mentalités : « comprendre la croissance forte du nombre d’avortements chez les adolescentes », et ce qu’elle révèle « d’un certain éclatement de la société ».
 
La présentation des premiers travaux du groupe de travail sur l’avortement, a eu lieu au lendemain de la remise à la ministre des Droits des femmes et porte-parole du Gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, du rapport sur le droit à l’interruption volontaire de grossesse, rédigé par le Haut Conseil à l’égalité (HCE) .
 
Appelé par la Croix à réagir à ce rapport, Mgr de Kerimel conteste: «  En quelques années, nous sommes passés de la dépénalisation à l’affirmation d’un droit. Or, je ne suis pas sûr que les femmes qui avortent et le vivent toujours dans la douleur le perçoivent d’abord comme un droit. Proclamer le droit à l’avortement, c’est défendre une vision erronée de l’amour humain, une conception schizophrénique du corps qui dissocie sexualité et fécondité. ».
 
Dans son discours de clôture, à la fin des travaux de l’assemblée plénière des évêques,  le président de la Conférence épiscopale, Mgr  Pontier, a souligné la « claire invitation » des évêques à la société française  de considérer l’avortement comme un geste « toujours vécu par les femmes comme une douleur », et que l’on ne saurait ramener à « la réparation d’une contraception inefficace ou de proposer comme la seule solution possible face à une nouveauté inattendue et perçue comme dérangeante ».
 
Et Mgr Pontier de réaffirmer avec force  le constat que font d’ailleurs tant de médecins, infirmières,  psychologues, prêtres et membres d’associations : « avorter n’est pas banal, avorter ne laisse pas indemne, avorter n’élimine pas qu’un amas de cellules ».
 
 

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