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Le bilan des évêques à Lourdes : quatre sujets majeurs

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Le mariage, l’avortement, l’Europe, la formation des prêtres : quatre dossiers brûlants dont ont débattu pendant cinq jours les évêques de France en Assemblée plénière.


 Qui avait dit que l’épiscopat voulait mettre une sourdine  après avoir mobilisé pendant des mois, cardinaux archevêques de Paris et de Lyon en tête, contre le « mariage gay » ? Si la personnalité du nouveau Président de la Conférence des évêques de France, Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille, est naturellement différente de celle de son prédécesseur, le cardinal Vingt-Trois, son discours de clôture confirme ce que de bons observateurs, tel Gérard Leclerc dans sa chronique pour Radio Notre Dame, soulignait dès le discours d’ouverture du président de la conférence épiscopale : « l’Eglise ne renonce à rien », et nos évêques ne « lâchent rien » sur des sujets anthropologiques majeurs.
 
Quelques extraits de ce discours de clôture de Mgr Pontier, le dimanche 10 novembre, montrent une détermination enracinée au cœur de foi et de la sagesse de l’Eglise « experte en humanité » depuis plus de deux mille ans.  
 
Le mariage d’abord. Entre un homme et une femme, évidemment, pour former « une seule chair. » (Mt 19, 5). Mais bien vivre cette réalité naturelle dont le mariage chrétien fait un sacrement demande une préparation à la hauteur de l’enjeu : l’importance de celui-ci a remis les évêques « devant la nécessité de proposer un chemin de préparation ayant une certaine durée. »
 
Mais aussi l’avortement. Certains avaient compris (ou feint de comprendre) que le pape François désirait que l’Eglise n'évoquât plus le sujet. Il n’en est rien, et moins que jamais en France, à l’heure où le gouvernement prétend « faciliter » cette pratique, voire interdire l’objection de conscience aux médecins. Pourvu que l’on ne fasse pas de cette question une idéologie et que l’on ne confonde pas la réprobation de l’acte avec l’opprobre jeté sur les personnes, il faut au contraire non seulement en parler, mais agir : «Nous ne pouvons pas faire comme si nous n'étions pas auditeurs, témoins des souffrances multiformes de femmes ayant connu un avortement et qu'elles n'expriment parfois que longtemps après(…) », dit à ce propos Mgr Pontier ; « …avorter n'est pas banal, avorter ne laisse pas indemne, avorter n'élimine pas qu'un amas de cellules. La femme enceinte sait bien qu'elle porte une vie humaine en son commencement. Il s'agit bien de cela.
» Et d’encourager tous ceux qui se mettent à l’écoute des femmes en détresse et ceux qui, en amont, se consacrent à l’éducation sexuelle et affective des jeunes, « tâche essentielle et nécessaire ». Car « Il reste encore bien du chemin à faire pour qu'une culture de la vie l'emporte. » 
 
L’Europe 
ensuite, pour qu’elle se construise au service de l’homme et non d’une économie mondiale totalement dérégulée. Mais alors que les citoyens des 28 pays, membres de l'Union européenne, se préparent à élire leurs représentants au Parlement européen en mai prochain, qu’ils ne se trompent pas : « Certains pensent que les difficultés de l'heure, liées à la crise économique mondiale, trouvent leur origine ou sont amplifiées par les institutions européennes. Faire de l'Europe le bouc émissaire de la crise actuelle serait bien rapide et gravement irresponsable. (…) » Aux électeurs « de donner leur confiance à ceux qui, à leurs yeux, feront avancer l'Europe vers l'avenir le meilleur pour le plus grand nombre» -par conséquent selon des critères respectant les principes fondamentaux du droit naturel et chrétien.
 
La formation des futurs prêtres, enfin. Un sujet majeur pour l’Eglise et spécialement en Occident où elle est confrontée à une « post-modernité » qui paraît de plus en plus étrangère aux valeurs évangéliques. Et pourtant, le pape François donne comme objectif à cette Eglise d’aller sans peur aux « périphéries », ce qui implique de pasteurs aussi solides humainement que spirituellement : « Nous voulons, dit à ce propos le président de la Conférence épiscopale, préparer des prêtres qui assumeront la charge pastorale dans les conditions que connaissent aujourd'hui nos diocèses. Notre Eglise a besoin de prêtres missionnaires qui vivent en modèles du troupeau qui leur est confié. Ils devront mener une vraie vie fraternelle, être des passionnés du Christ pour donner toute leur vie pour l'Evangile. Ils devront être attentifs à ceux qui souffrent et se trouvent aux marges. Enfin, ils seront des hommes de communion, capables de coopérer avec les diacres, les religieuses et les laïcs. C'est en aimant leur peuple, nous le savons bien, qu'ils trouveront leur bonheur profond. »

Mais les laïcs -et notamment les jeunes- n’ont pas été oubliés dans cette remise en perspective réalisée dans un climat politique particulièrement tendu. Les attentes et aussi les engagements de la jeune génération ont été largement évoqués par les évêques, notamment ce mouvement des « veilleurs » qui manifeste un intérêt et un dévouement pour la chose publique dont trop de leurs aînés semblent s’être détournés.

Sur tous ces points, « Mgr Pontier désire dire à tous les catholiques de France : ressaisissons-nous ! » résume le porte-parole des évêques de France, Mgr Potdvin, sur la tévision catholique KTO
 
 
  

 
 
 
 

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