Recevez la newsletter d'Aleteia chaque jour!
Commencez la journée de la meilleure des manières : recevez la newsletter d'Aleteia
Je m'inscris!

Vous ne souhaitez pas faire de don ?

Voici cinq façons d'aider Aleteia:

  1. Prier pour notre équipe et le succès de notre mission
  2. Parler d'Aleteia dans votre paroisse
  3. Partager les articles d'Aleteia avec vos amis et votre famille
  4. Désactiver votre bloqueur de pub quand vous êtes sur Aleteia
  5. S'abonner à notre newsletter gratuite et la lire tous les jours

Je vous remercie!
L'équipe d'Aleteia

 

Souscrire

Aleteia

Pourquoi l’Eglise dit-elle « non » à la recherche sur les cellules souches d’un embryon ?

Godong
Partager

Les cellules souches adultes sauvent des vies, celles des embryons non… le contraire

08/11/2013

L’Eglise est ouverte à l’utilisation de cellules souches adultes qui ont déjà apporté la preuve de leur efficacité thérapeutique dans le domaine de la médecine régénérative et dans de nombreuses thérapies prometteuses pour soigner et sauver des vies, sans compter qu’elles ne soulèvent pas d’interrogations au plan éthique. En revanche, non seulement il n’existe pas de thérapies à partir des cellules souches embryonnaires et elles n’en sont même pas à l’état expérimental, car ingérables (en raison de leur instabilité) et souvent à l’origine de tumeurs, mais encore elles conduisent à la destruction de vies humaines au tout premier stade du développement.

A l’heure actuelle, l’unique perspective concrète de thérapie cellulaire chez l’homme reste les cellules souches dites adultes, qui trouvent des applications thérapeutiques et des expérimentations cliniques et ne posent pas, au plan éthique, de problèmes spécifiques.

Pour compenser la détérioration continue des cellules matures des tissus et, par conséquent, la rapide et inexorable dégénération de tous les organes, la nature a mis au point des systèmes. Ce travail, souvent frénétique, d’entretien du corps dont nous n’avons même pas conscience est, en effet, accompli par les cellules dites somatiques ou tissu-spécifiques, appelées aussi cellules « adultes », qui apparaissent déjà dans les phases plus tardives du développement du fœtus. Les cellules souches somatiques sont des cellules présentes dans les tissus du corps humain. Des cellules souches adultes ont été découvertes dans le sang du cordon ombilical, du placenta, de la moelle osseuse chez les adultes, dans le cerveau et dans de nombreux autres tissus et organes de l’adulte.

Ce sont donc des cellules encore indifférenciées capables de se multiplier presque indéfiniment tout au long de la vie et de donner naissance à plusieurs types de cellules spécialisées – hématiques, épithéliales, osseuses, etc. – assez pour régénérer et réparer les tissus et les organes éventuellement endommagés.

Depuis toujours, l’Eglise se prononce en faveur des cellules souches adultes, parce que leur utilisation a permis d’obtenir des résultats prometteurs dans le traitement de nombreuses maladies également dégénératives comme la maladie de Parkinson, dans le cas de brûlures, même très étendues, avec guérison complète – et aussi parce qu’elles ne soulèvent pas de problèmes éthiques. Les facteurs positifs liés aux cellules souches adultes sont innombrables : tout d’abord, répliquées in vitro à partir de « cellules mères » du récepteur même et reconnues par celui-ci comme lui étant propres, c’est-à-dire génétiquement compatibles, elles ne suscitent pas de phénomène de rejet. Le prélèvement de cellules souches adultes ne comporte donc aucun risque pour l’intégrité physique et la vie de la personne sur laquelle elles sont prélevées.

Spécifiquement, les cellules souches de la moelle osseuse sont à l’origine de plus de quatre-vingt applications thérapeutiques (régénération du myocarde, du muscle squelettique, correction d’altérations du système nerveux central) et d’environ trois cents expérimentations cliniques. Elles possèdent une haute capacité de différenciation, mais peuvent aussi faire l’objet d’une greffe autologue ou autogreffe (le donneur et le receveur sont la même personne). Elles ne suscitent pas de réactions de rejet à la suite d’une greffe hétérologue (le donneur et le receveur ne sont pas la même personne), même parmi des espèces différentes (les cellules humaines peuvent coexister, par exemple, avec celles de la souris), permettant ainsi l’expérimentation sur des modèles in vivo.

Pages: 1 2 3 4

Aleteia vous offre cet espace pour commenter ses articles. Cet espace doit toujours demeurer en cohérence avec les valeurs d’Aleteia. Notre témoignage de chrétiens portera d’autant mieux que notre expression sera empreinte de bienveillance et de charité.
[Voir la Charte des commentaires]