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IVG : plus de clause de conscience pour les médecins ?!

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Un rapport commandé par le gouvernement préconise de supprimer la clause de conscience pour faire de l’IVG « un droit comme les autres ».


C’est une nouvelle offensive pro-avortement. A la demande du ministre des droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, le Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCEfh), a rendu ce jeudi 7 novembre au gouvernement 34 propositions pour améliorer l’accès des femmes à l’avortement en France. Leurs objectifs : faciliter l’accès à l’avortement et en faire un « droit comme les autres ».

Parmi les principales propositions : supprimer la clause de conscience (cf. Aleteia) des médecins, qui leur permet de refuser de pratiquer une IVG (Interruption Volontaire de Grossesse) au nom de convictions personnelles, éthiques ou religieuses. « Depuis 2001 et l'évolution de la loi augmentant le délai d'interruption de grossesse, beaucoup de médecins ont invoqué cette clause de conscience pour ne pas appliquer la loi », a affirmé Marie-Laure Brival, gynécologue obstétricienne et chef de service à la maternité des Lilas, en Seine-Saint-Denis, sur Europe 1.

Autre recommandation : supprimer le délai de réflexion de sept jours obligatoires accordée aux femmes souhaitant pratiquer un avortement. « Les délais réduits existent déjà dans les cas de grossesses très avancées où il est limité à 48 heures. Si le médecin estime que la patiente est prête psychologiquement, il n’y a pas de raison de la faire attendre », juge Françoise Laurant, présidente de la commission Santé, droits sexuels et reproductif au HCEfh, dans une interview accordée au Figaro Madame.

Le HCEfh propose aussi de ne plus réserver cet acte médical aux seuls hôpitaux mais, pour « les avortements les moins risqués », de faire en sorte qu’ils puissent se dérouler « dans des maisons médicales et autres centres de santé de proximité par des sages-femmes ou des médecins généralistes. Cela facilitera les démarches de femmes qui se trouvent dans « des déserts médicaux », estime Françoise Laurant.

Et si l’accès à l’IVG n’ouvre en principe la porte qu’aux femmes « dans une situation de détresse », le rapport propose de modifier le Code de la santé en proposant l’IVG pour les « femmes qui ne souhaitent pas poursuivre une grossesse ».

Info intéressante : la présidente de la commission Santé, droits sexuels et reproductif au HCEfh évoque « crise de vocation » chez les médecins gynécologues qui, « contrairement à la génération précédente qui pratiquait cet acte de manière quasi militante », « rechignent » aujourd’hui à avorter les femmes.

Rappelons qu’en septembre dernier, le ministre des droits des femmes Najat Vallaud-Belkacem lançait officiellement le site ivg.gouv.fr, présenté comme « un site officiel pour une information objective et accessible sur l’avortement » – ce qui est plus que contestable (cf . Aleteia).

On peut encore signer cette pétition lancée par le site http://www.ivg.net/ demandant « une position neutre en matière d’IVG » ; de prendre en compte la « souffrance psychologique » des femmes  et ne plus «banaliser l’IVG » ; « de promouvoir des enquêtes médicales sérieuses sur les conséquences de l’IVG ».

Pour en parler :
www.ivg.net
www.sosbebe.org
http://www.avortement.net/