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Syrie : une statue du Christ érigée au sommet du village chrétien de Seydnaya

AICA - Publié le 05/11/13

La sculpture réalisée dans l’espoir de « voir un arrêt rapide des effusions de sang en Syrie » a reçu le nom de "Je suis venu sauver le monde"

Mise à jour : 05/11/2013

Plus haute, avec ses 32 mètres, que l’énorme Christ Rédempteur (30 mètres) qui domine la ville de Río de Janeiro au Brésil, la statue de Jésus Sauveur a été érigée,  en bronze, le 14 octobre dernier, au sommet des légendaires montagnes des Chérubins à Seidnayaen Syrie,  à une vingtaine de kilomètres de Damas.

Seidnaya est une ville syrienne où la langue araméenne, la langue de Jésus, est encore parlée par certains habitants. Sanctuaire riche d’histoire, il est certainement après Jérusalem le sanctuaire chrétien le plus visité d’Orient

La pose de cette statue intervient alors qu’il y a quelques semaines, ce village chrétien de Syrie, grand centre de pèlerinage ripostait à l’infiltration de groupes non identifiés (cf. Aleteia). 

D’un commun accord, grâce à la médiation des ambassadeurs des églises orthodoxes russe et d’Antioche, le gouvernement et les rebelles avaient décidé de suspendre les opérations militaires pendant les trois jours nécessaires à l'érection de la sculpture

Située en hauteur, la sculpture qui a reçu le nom de « Je suis venu pour sauver le monde »  peut être vue du Liban, de Jordanie, de Palestine et d’Israël, indique le site Internet.

La statue, sculptée par l’arménien Artush Papoian avec le soutien de la Fondation russe Saint Paul et saint Pierre, est le symbole de l'espoir de la paix non seulement en Syrie mais aussi dans l'ensemble du Moyen-Orient.

« Le projet de créer cette composition sculpturale a vu le jour en 2005, avant le déclenchement des évènements tragiques qui se déroulent aujourd'hui dans le pays. Un grand projet visant directement à rétablir et renforcer les liens spirituels de la Russie avec les pays du Proche Orient » a expliqué Samir El Gabban Chakib, directeur de la Fondation.


« L’idée est venue, poursuit Chakib, de Sa Béatitude  Ignace IV, alors patriarche gréco-orthodoxe d’Antioche et de tout l’Orient.


La sculpture représente la Seconde Venue du Christ.  De ses deux mains, le Christ bénit et, en même temps, foule aux pieds un serpent– symbole du mal.  A sa droite se tient Adam, et à sa gauche Eve, la tête inclinée.


Concernant l’emplacement, a expliqué le directeur de la Fondation dans une interview accordée à  ‘La Voix de Russie’, c’est le Patriarche d’Antioche lui-même qui a choisi la montagne des Chérubins. Les Chérubins sont un symbole de l’Ancien Testament, utilisé dans le christianisme et accepté comme sacré par les musulmans.

 Le travail sur le projet initial a duré huit ans et y ont participé le  clergé syrien, les théologiens du monastère de la Très Sainte Trinité de Russie et le sculpteur arménien.

Samir El Gabban Chakib Samir  a rapporté que le plus dur a été la dernière étape,  l'installation de la sculpture progressant au beau milieu des opérations militaires en Syrie. Impossible de monter les machines dans la montagne, toutes les routes étaient bloquées. Une partie était sous le contrôle des rebelles, et l'autre de l'armée syrienne. Il a fallu parvenir à des accords avec toutes les parties afin de permettre le passage de la machinerie.


Le directeur de la Fondation Saint Paul et saint Pierre  note avec satisfaction que non seulement ils ont réussi à faire passer les machines, mais ont obtenu l’accord des deux parties pour que pas un seul coup de feu ne soit tiré durant l’installation de la statue. Et, trois jours durant, pas un coup de feu n’a retenti.


Et de conclure: « Le Christ appartient à tous, le monde musulman est aussi dans l’attente de la Seconde Venue et croit que précisément Jésus-Christ descendra le minaret blanc de la mosquée d’Isa Bey et qu’alors viendra le salut de l’humanité. L'image de la seconde venue est le symbole des trois religions monothéistes.

Nous voulons que le nom du Christ arrête  l'effusion de sang en Syrie. Et notre sculpture, à coup sûr, est l’unique sculpture au monde non pas du passé, mais de l’avenir. Elle est la sculpture de l’attente de la venue du Christ ». 

Article traduit par Elisabeth de Lavigne

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