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Indissolubilité du mariage : une mise au point du Saint-Siège

© OKSIX Shutterstock
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Après les polémiques sur les divorcés remariés et l'annonce d'un synode sur la famille en octobre 2014, le Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi rappelle la position de l’Eglise.

Après l’annonce d’un synode extraordinaire qui se tiendra en octobre 2014 sur la pastorale de la famille, se sont succédé diverses interventions, en particulier à propos de la question des fidèles divorcés et remariés. Pour approfondir avec sérénité ce thème de l’accompagnement pastoral de ces fidèles en cohérence avec la doctrine catholique, l’Osservatore Romano publie une ample contribution de Mgr Gerhard Ludwig Müller, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

 La question des fidèles divorcés qui ont contracté un nouveau lien civil après un divorce n’est pas nouvelle, souligne Mgr Muller, et elle a toujours été suivie avec un grand sérieux par l’Église dans l’intention d’aider les personnes concernées car, rappelle-t-il, « le mariage est un sacrement qui touche de manière particulièrement profonde la réalité personnelle, sociale et historique de l’homme ».

Mais aujourd’hui, le nombre des personnes concernées s’est accru, et des personnes tout à fait croyantes se demandent sérieusement : l’Église ne peut-elle pas permettre aux fidèles divorcés remariés d’accéder, sous certaines conditions, aux sacrements ? L’Église a-t-elle les mains liées à jamais en cette matière ? Les théologiens ont-ils vraiment déjà dégagé toutes les implications et les conséquences relatives à cet égard ?
 
La publication de cet article, autorisée par le Pape, par le quotidien du saint Siège l’Osservatore Romano après une première publication en juin dernier dans les colonnes du quotidien allemand Tagespost veut donc rappeler la position traditionnelle de l’Eglise et n’a pas pour but de verrouiller par avance le débat synodal.  Radio Vatican en a présenté cette synthèse :
 
 Le Mariage entre un homme et une femme baptisés est un sacrement qui touche la réalité personnelle, sociale et historique de l’homme : c’est ainsi que débute son article Mgr Mueller, qui de manière détaillée, rappelle les principaux documents de l’Eglise en la matière. A partir des Evangiles, on comprend comment le pacte qui unit intimement les conjoints est institué par Dieu lui-même.
 
 Les Pères de l’Eglise et le Concile de Trente ont refusé le divorce et le deuxième mariage, excluant donc l’admission aux sacrements pour les divorcés remariés. La Constitution pastorale Gaudium et Spes, fruit du Concile Vatican II, rappelle ultérieurement que le mariage est une institution stable, fondée de droit divin et non dépendante du jugement de l’homme » De rappeler aussi que tous les document plus récents, signés par Jean-Paul II ou encore Benoît XVI, de 1981 à 2012, soulignent que les divorcés remariés ne peuvent communier, car leur condition de vie contredit l’union d’amour entre le Christ et l’Eglise que représente l’Eucharistie.
 
C’est ainsi que tous ces documents mettent bien en évidence la nécessité d’un accompagnement pastoral des divorcés remariés pour qu’ils comprennent qu’il ne s’agit pas d’une discrimination exercée à leur égard mais d’une fidélité absolue à la volonté du Christ. Il est possible de comprendre et de vivre le mariage comme sacrement uniquement dans le cadre du mystère du Christ. Si l’on sécularise le mariage ou si on le considère comme une réalité purement naturelle, l’accès à sa dimension sacramentelle demeure caché.
 
Mgr Mueller souligne ensuite, l’importance de vérifier la validité du mariage à une époque comme la nôtre qui est en contraste avec la compréhension chrétienne de ce sacrement, notamment par rapport à son indissolubilité ou à l’ouverture à la vie. Étant donné que beaucoup de chrétiens sont influencés par cette mentalité, les mariages sont probablement plus souvent invalides de nos jours qu’ils ne l’étaient par le passé, parce que manque la volonté de se marier selon le sens de la doctrine matrimoniale catholique et que la socialisation dans le contexte vivant de foi est trop réduite.

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