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Des moines de Fontgombault reprennent l’abbaye St Paul de Wisques

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L’abbaye-fille de Solesmes vit une « résurrection » avec l'arrivée des 13 frères bénédictins de Fontgombault.

L’abbaye Saint-Paul de Wisques ne fermera pas ses portes. Touchée par la baisse des vocations, l’abbaye-fille de Solesmes fondée en 1889 vit une « résurrection ». Le 10 octobre dernier, les moines bénédictins de Fontgombault ont officiellement repris le flambeau.

« Mort et résurrection à l’abbaye Saint-Paul de Wisques » : c’est le titre donné par Famille Chrétienne au reportage que l’hebdomadaire lui consacre.

Le 10 octobre, 13 frères de Fontgombault sont arrivés tandis que 8 moines sur 14 de Saint-Paul de Wisques ont quitté l’abbaye pour rejoindre plusieurs monastères de la famille de Solesmes : à Ligugé dans la Vienne, Saint-Wandrille et Croixrault en Normandie, La Source à Paris, Keur Moussa au Sénégal ou Solesmes même, dans la Sarthe.

« À 91 ans – rapporte Famille Chrétienne – le doyen des moines, le Père Pierre Dutrieux, fait partie de ceux qui ont choisi de rester : « Je suis entré ici en 1945 et ce n’est pas à mon âge que je vais m’en aller. Bien sûr, il y a des difficultés, mais on ne peut pas attendre d’un choix humain qu’il vous satisfasse en tous points. Il faut savoir discerner l’essentiel de ce qui est second : même si l’ancien rite n’est pas ma tasse de thé, le fond est que la vie monastique continue » (les bénédictins de Fontgombault célèbrent en effet selon la forme extraordinaire du rite romain).

C’est donc une « résurrection » pour cette abbaye anciennement prospère, qui s’est développée jusqu’à compter une soixantaine de moines, dans les années 60 : « Elle a même essaimé aux Pays-Bas, (1901-1920) fondant l’abbaye Saint Paul d’Oosterhout, qui elle-même eut trois abbayes – filles en Hollande : à Egmond, Slangenburg et Vaals », rapporte le site de l’abbaye.

« Mais comme tout vivant mortel, l’abbaye a vu, depuis quelques années, ses forces diminuer et ses effectifs se réduire tout doucement ; au point qu’il était sérieusement envisagé de la fermer, comme il a été fait pour l’abbaye de Belval, l’an dernier, et de voir ses moines dispersés dans d’autres abbayes de la congrégation ».

L’abbaye Notre-Dame de Fontgombault a été fondée par Pierre de l'Étoile en 1091. Interrompue en 1741, la vie bénédictine y a été restaurée en 1948 par des moines de l’abbaye de Solesmes. Le monastère de Fontgombault a aussi fondé plusieurs monastères : Notre-Dame de Randol (Auvergne) en 1971, Notre-Dame de Triors (Drôme) en 1984, Notre-Dame de Gaussan (Aude) en 1994 et enfin Notre-Dame de Clear Creek (U.S.A) en 1999.

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