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Pourquoi les prêtres ne peuvent-ils pas se marier ?

© P.M WYSOCKI / LUMIÈRE DU MONDE
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Le célibat est intimement lié à l’essence même du sacerdoce conçu comme participation à la vie du Christ, à son identité, à sa mission.

Malgré les débats nés au sein et hors de l’Eglise, le célibat sacerdotal a toujours été réaffirmé comme un trésor inestimable 

Au cours des siècles, les attaques contre le célibat ecclésiastique n’ont pas manqué, provenant surtout de milieux et mentalités totalement étrangers à la foi. Des tentatives venant d’une mentalité sécularisée, fille de l’Illuminisme et du modernisme, visant à cataloguer l’Eglise dans des catégories sociales, à faire du prêtre un simple assistant social, le privant de son investiture surnaturelle.

Mais au cours des dernières décennies, le débat sur la possibilité d’abolir la discipline du célibat pour les prêtres a été ravivé également au sein de l’Eglise. Sur la question se sont exprimées aussi deux assemblées générales du Synode des évêques, en 1971 et en 1990, confirmant le célibat comme étant un choix libre et responsable du prêtre au service du Christ et de son Eglise.

Le célibat est revenu avec force au cœur des discussions à la suite également des scandales sexuels touchant les mineurs qui ont concerné plusieurs Eglises nationales. Un vrai fléau, comme on peut le lire dans une Lettre circulaire rédigée par le Saint-Siège en 2011, adressée à toutes les Conférences épiscopales, qui pointe davantage une perte de la foi et une compréhension incorrecte du célibat. C’est pourquoi le document invite « à faire apprécier aux candidats la valeur de la chasteté et du célibat. De même, on leur fera prendre conscience des responsabilités liées à la paternité spirituelle du clerc, tout en les aidant à approfondir leur connaissance de la discipline de l’Église en ce domaine ».

Dans une contribution que l’on peut lire dans le volume « Les mouvements dans l’Eglise » (1999), le cardinal Joseph Ratzinger affirme que « l’Église ne peut simplement instituer elle-même des fonctionnaires », mais doit attendre l’appel de Dieu. On comprend mieux alors l’exhortation de Jésus à prier « le Maître de la moisson d’envoyer des ouvriers à sa moisson »  (Mt 9,38) et comment lui-même avait prié avant d’appeler les douze apôtres (Lc 6,12-16).

Voici donc, comme l’a souligné le cardinal Mauro Piacenza, préfet de la Congrégation pour le clergé, intervenant dans un colloque à Ars en 2011, que « nous devons envisager la Sequela Christi de façon radicale ! Et nous ne craignons pas la baisse du nombre des clercs. Le nombre diminue quand on fait baisser la température de la foi ; parce que les vocations sont une « affaire » divine et non humaine, elles suivent la logique divine qui est folie humaine ! Cela demande la foi ! ».

Dans le dialogue avec les prêtres, durant la grande Veillée de clôture de l’Année sacerdotale, le 10 juin 2010, Benoît XVI a souligné que « pour le monde agnostique, le monde où Dieu n’a rien à voir, le célibat est un grand scandale, parce qu’il montre précisément que Dieu est considéré et vécu comme une réalité ». « Un scandale qui a également un côté positif » –  a souligné le pape allemand dans le libre-entretien avec  Peter Seewald, intitulé « Lumière du monde » – et qui représente « une forme d’agression contre les idées naturelles de l’homme ; quelque chose qui n’est réalisable et crédible que s’il est don de Dieu et si je m’engage ainsi en faveur du Royaume de Dieu ».

Défendre la valeur du célibat sacerdotal signifie donc redécouvrir ce don, qui comporte en soi un devoir et un appel à aimer en surpassant la mesure humaine. Il signifie encore faire du célibat non pas une pratique d’ermite, non pas un renoncement négatif mais une affirmation joyeuse et confiante de l’homme qui se confie à Dieu.

Marc Vaillot "Le prêtre homme de feu home d’amour – 77 questions sur le prêtre"

 

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