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Pourquoi les prêtres ne peuvent-ils pas se marier ?

© P.M WYSOCKI / LUMIÈRE DU MONDE
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Le célibat est intimement lié à l’essence même du sacerdoce conçu comme participation à la vie du Christ, à son identité, à sa mission.

Pour bien comprendre le célibat comme fondement de la vie des ministres de l’Eglise et non pas comme simple loi ecclésiastique, il faut aller à sa racine théologique que l’on peut retrouver dans la nouvelle identité conférée à celui qui est marqué de l’ordre sacré.

Une contribution déterminante pour la définition de la validité perpétuelle du célibat sacerdotal est offerte par le magistère des papes, condensée dans le Catéchisme de l’Eglise catholique  (n. 1579). Il saute aux yeux comment le magistère papal sur le célibat, antérieur au Concile Vatican II, insiste sur l’aspect sacré du célibat et sur le lien existant entre exercice du culte et virginité pour le Royaume des cieux ; tandis que le magistère suivant s’ouvre à des arguments plus christologiques et pastoraux. En particulier dans l’encyclique Sacra Virginitas, Pie XII (1954) affirme que « si les prêtres […] observent la chasteté parfaite, c’est en définitive parce que leur Maître Divin fut vierge jusqu’à la fin de sa vie ».

Jean XXIII dans l’encyclique Sacerdotii nostri primordia (1959) met l’accent sur le lien entre offrande eucharistique et le don quotidien de soi qui inclut également la chair et qui se vit dans le célibat. Il reconnaît ainsi que les hésitations par rapport à la fidélité et à la nécessité du célibat ecclésiastique proviennent d’une compréhension incorrecte de son rapport avec la célébration eucharistique.

Le Concile Vatican II, ne pouvant tenir compte des contributions des recherches historiques des dernières décennies, affirme dans le n.16 du décret Presbyterorum Ordinis (1965) qu’entre le sacerdoce ministériel et le célibat n’existe pas un lien de stricte nécessité mais de « multiples convenances », fondant ce jugement sur la recommandation de Jésus-Christ de suivre son exemple dans  Mt 19,12 ainsi que sur les prérogatives de la virginité chrétienne indiquées par saint Paul (1Cor 7,25-40), qui favorise l’adhésion totale au Christ et témoigne de la foi en la vie future. La Lettre aux Ephésiens (5,21-33), pour décrire l’alliance entre le Christ et l’Eglise, utilise l’image du mariage, dans lequel l’« époux » Christ s’est donné à son « épouse » pour la rendre toute belle.

Le principal texte du magistère sur le célibat sacerdotal est toutefois l’encyclique de Paul VI, Sacerdotalis caelibatus (1967), dans laquelle le pape souligne la signification eschatologique du célibat et  reconnaît que « le don précieux et divin de la chasteté parfaite en vue du royaume des cieux constitue […] un signe particulier des biens célestes » et est présenté comme un signe particulier des biens célestes, « un témoignage de l’aspiration du Peuple de Dieu vers le but dernier de son pèlerinage terrestre, et une invitation pour tous à lever les yeux vers le ciel » (n. 34).

Jean-Paul II, dans l’Exortation apostolique  Pastores dabo vobis (1992), saisit le don du célibat dans le lien qui unit Jésus et le prêtre. Pour la première fois il fait aussi mention de l’importance psychologique de ce lien, mais surtout indique  la vie « vie dans  l’esprit », et le « radicalisme évangélique » comme les deux axes incontournables du célibat.

En 2005, dans le premier message de son pontificat, à l’issue de la concélébration avec les cardinaux électeurs dans la Chapelle Sixtine, Benoît XVI a  confirmé quant à lui que « le sacerdoce ministériel est né dans le Cénacle avec l’Eucharistie ». Le même pape, dans son discours à l’occasion de l’audience à la Curie romaine pour la présentation des vœux de Noël en 2006,  affirme que le véritable fondement du célibat « ne peut être que théocentrique. Il ne peut signifier être privés d’amour, mais il doit signifier se laisser gagner par la passion pour Dieu, et apprendre ensuite, grâce à une présence plus intime à ses côtés, à servir également les hommes. Le célibat doit être un témoignage de Foi : la Foi en Dieu devient concrète dans cette forme de vie qui a un sens uniquement à partir de Dieu. Placer sa vie en Lui, en renonçant au mariage et à la famille signifie que j’accueille et que je fais l’expérience de Dieu comme réalité et que je peux donc l’apporter aux hommes ».

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