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Femen : la disgrâce

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Après avoir bénéficié d’une étonnante clémence de la part de l’Etat comme des média, le mouvement des Femen affiche au grand jour ses turpitudes et ses divisions.

Neuf membres des Femen comparaissaient aujourd’hui pour dégradations en réunion à Notre-Dame de Paris. Le 12 février dernier, après l’annonce de la renonciation de Benoît XVI, les militantes féministes s’étaient introduites, seins nus et marquées de slogans, dans la cathédrale, où elles  avaient scandé des slogans virulents et frappé sur les nouvelles cloches de l’église, alors exposées (France 24).
 
Le consensus qui régnait étrangement autour de ce mouvement est allé jusqu’au choix, dévoilé en grande pompe lors d’une cérémonie à l’Elysée, en présence de François Hollande, de sa chef de file, Inna Shevchenko, pour représenter Marianne sur le nouveau timbre postal. (LePoint). Inna Shevchenko, à qui la France venait d’accorder l’asile politique, parce qu’elle était poursuivie dans son pays d’origine, l’Ukraine, après avoir tronçonné une croix catholique
 
Mais l’auréole de succès qui entourait le mouvement a fait long feu. Aujourd’hui, les turpitudes de l’association s’affichent au grand jour. A commencer par la perversité du fondateur du mouvement, dévoilée par le documentaire australien Ukraine is Not A Brothel présenté la semaine dernière au festival de la Mostra de Venise : haineux, charismatique, manipulateur, l’homme a avoué avoir créé le mouvement pour « avoir des filles » et fait aujourd’hui figure de gourou (Marianne). S’il est aujourd’hui écarté, le rôle qu’il a joué dans le réseau ne peut que discréditer les Femen.
 
Mais la disgrâce ne s’arrête pas là : de l’aveu de l’une de ses membres, le mouvement « a fait pschitt », il est « discrédité à l'extérieur, explosé à l'intérieur » (Le Figaro). De fait, la branche belge des Femen a annoncé le 11 septembre sa « fermeture ». Une décision prise « à l'unanimité suite à des différends sur l'organisation interne du mouvement international Femen ». (Nouvel Obs)
 
Des péripéties qui n’ont pas empêché les Femen de lancer d’énièmes provocations : « les activistes Femen seront jugées par le tribunal de grande instance dans la plus pure tradition de l'inquisition catholique », lançaient-elles sur leur site à la veille du procès, promettant même « que les sorcières aux seins nus continueront de voler dans les environs et qu'elles prendront d'assaut les édifices religieux tant que la religion continuera de s'immiscer dans la vie publique et d'imposer sa morale. »
 
Quant à Olivier Ciappa, le dessinateur du fameux timbre à l’effigie d’Inna Shevchenko, soutien proclamé des Femen, il n’a pas  hésité à qualifier les propos tenus par Pierre Palmade de « déclarations auto-homophobes, complètement égoïstes et égocentriques » (Huffington Post). L’acteur s’était simplement déclaré sur Europe 1 « triste d'être homo ».