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Le pape François et sa Renault 4L

@DR
La Renault 4 L du Pape
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Une histoire de charité longue comme les 300.000 kilomètres au compteur de la voiture, raconte l’hebdomadaire italien Famiglia Cristiana..

Samedi dernier, dans l'enceinte du Vatican, un photographe de l'AFP a saisi le pape François en train de pénétrer dans une vieille et modeste 4L, juste avant qu'il ne se rende Place Saint-Pierre à la grande veillée de prière pour la paix en Syrie, au Moyen-Orient et dans le monde entier. Le caractère particulièrement modeste de la voiture donne envie d’interpréter ce geste comme « un nouveau choix » du pape. (blog.leparisien)
 
Or cette 4L a une histoire et elle nous est révélée par le magazine italien Famiglia Cristiana , rapportée par le quotidien La Stampa:
 
Samedi dernier, avant la Veillée de prière pour la paix en Syrie, au Moyen-Orient et dans le monde entier, le pape François a rencontré sur le parvis de Sainte-Marthe un groupe de 50 fidèles de l’archidiocèse de Vérone, conduit par l’abbé Renzo Zocca, qui a offert au souverain pontife sa modeste vieille Renault 4L blanche datant de 1984.
 
Le Père Renzo, qui aura 70 ans en novembre prochain, a passé une grande partie de sa vie de prêtre en banlieue. Il est le fondateur de la coopérative Ancora, qui donne du travail et porte assistance à de nombreuses personnes. « Son champ d’action -lit-on dans  Famiglia Cristiana – était le quartier ouvrier Saval de Vérone dont il fut le curé dans les années 80. Un quartier où tout était ciment et bitume, où il n’y avait absolument rien, et qu’il a péniblement remis sur pied. Il y était arrivé à l’âge de 35 ans, en compagnie de son frère de 14 ans, resté orphelin et dont il devait s’occuper comme un père.

« Il commença par l’église – rapporte le magazine –, un cabanon avec autel, puis arrivèrent les centres pour handicapés, pour les pauvres et pour les personnes âgées. Don Renzo devait combattre à mains nues contre les trafiquants de drogue qui ravageaient ses jeunes et les menaçaient de mort. Il s’est même pris un coup de couteau. Mais rien ne le freinait et il continua. « Je voulais incarner le Concile dans cette paroisse de banlieue qui fut le cœur de ma vie : j’y ai passé 25 ans. Mon frère et moi nous logions dans un appartement populaire au neuvième étage : je disais en plaisantant que ma cure était la plus haute d’Italie ».
 
Avec cette auto, don Renzo a parcouru 300 000 kilomètres , traversant toute l’Italie de haut en bas, entre les camps scolaires, l’oratoire d’été, les centres d’accueil, le Val d’Aoste, les Dolomites et Rome.

Un beau jour, don Renzo écrit une lettre au pape François et la poste. 25 jours plus tard, son portable sonne: « Je suis le pape François ». Le Souverain pontife accepte la voiture en cadeau et les deux hommes se mettent d’accord pour se rencontrer le 7 septembre.
 
« Lors de notre rencontre, devant Sainte-Marthe, pour des raisons de sécurité, il n’y avait qu’un groupe de 50 paroissiens aux côtés de la Renault blanche, toute pimpante. Le pape est sorti de Sainte-Marthe et m’a serré dans ses bras pendant plus d’une minute. Avant l’audience privée, qui devait avoir lieu dans une salle à côté de la salle Nervi, je lui ai avoué que j’étais embêtée pour les 50 personnes que j’avais laissées dehors, le nez collé aux grilles de saint-Pierre. Il m’a répondu : « Alors allons-y ! » Nous sommes montés à quatre : moi au volant, lui à côté de moi, derrière le mécanicien Stefano et mon assistant Luigi. Stefano m’a dit : « Roule doucement, nous sommes au Vatican ! » Le compteur marquait 30 à l’heure. Je ne vous dit pas l’émotion de ces 50 paroissiens quand ils ont vu arriver la R4 et le Saint-Père en descendre ! »

Après cette rencontre, les quatre hommes sont remontés en voiture pour rejoindre la salle des audiences privées. « Avant de me quitter, le Pape m’a dit : «Ecris-moi encore ». Je lui ai donné les clefs et il  s’est mis au volant. Il m’a dit que lui aussi avait eu une R4 et qu’elle non plus ne l’avait jamais trahie. Je l’ai vu s’éloigner sur cette auto, comme si c’était la chose la plus naturelle du monde ».

Traduit par Isabelle Cousturié

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