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L’Eglise a du mal à communiquer positivement

@DR
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Constat de théologiens européens réunis en congrès du 20 août au 1er septembre en Italie.

Comment pouvons-nous, en tant qu’Église et en tant que théologien(ne)s, parler de Dieu de manière à rendre le message de Jésus Christ compréhensible et engageant pour les contemporains ? Comment contribuer positivement au fonctionnement social, culturel et politique de l’Europe ?
 
C’est à l’occasion d’échanges avec des philosophes, des journalistes et des politiques sur ces questions que des théologiens européens en sont arrivés au constat que l’Eglise n’arrive plus à communiquer positivement.
 
Thème du congrès : « Dieu en question : langage religieux et langages profanes », organisé par l’Association Européenne de Théologie Catholique (AETC) et consacré au dialogue entre Européens croyants, en recherche, et non croyants.
 
Compte-rendu par le père capucin Gian Luigi Pasquale, professeur de théologie dogmatique à l'Université du Latran :
 
 « (…) Une des questions à avoir retenu particulièrement l’attention des congressistes est celle du langage utilisé par l’Eglise lors de ses interventions publiques… jugé négatif.
 
Selon la journaliste allemande Christiane Florin, lorsque l’Eglise intervient publiquement le plus souvent, c’est pour lancer un avertissement ou une mise en garde contre les dangers du relativisme, de l’individualisme et du capitalisme effréné; les têtes du monde ecclésiastique craignent un climat anticlérical de réminiscence pogromiste, auquel s’ajoute une certaine « phobie catholique ».
 
Autrefois des mots-clefs du langage religieux comme « gloire », « sainteté », « éternité », « résurrection », « espérance », « amour » et « force », étaient des mots chargés de sens positif ; alors qu’aujourd’hui, il semble impossible de pouvoir les transmettre en-dehors des seuls murs ecclésiastiques de manière compréhensible et efficace.
 
Une image d’hypocrisie est tout ce qui circule encore dans les medias quand on parle de sainteté de l’Eglise. Les autorités de l’Eglise, tant chez les religieux que chez les laïcs, réagissent à l’impression de ne pas être écoutés ou d’être marginalisés, de trois manière différentes : 1. En tempêtant, dans une sorte de ressentiment triomphal, « contre l’esprit des temps modernes, contre la foi qui est en train de disparaître »; 2. En opposant à l’impuissance le renvoi à l’infini (« croire aujourd’hui ensemble et espérer demain à la lumière de l’Evangile »); 3. En faisant entendre haut et fort le cri de convertis (« Je suis sauvé! »).
 
Existe-t-il une autre façon ? Positive mais non péremptoire ? Compréhensible mais non moins artificiellement captivante ? De toute évidence, l’utilisation du langage ecclésial est plus une question d’attitude que de choix lexicaux. »
 
Traduit par Isabelle Cousturié
 
Pour en savoir plus sur le contexte de ce 8ème congrès des théologiens européens consulter les pages :
 
http://www.hs-itb.it/en/esct-congress-2013-aetc-congres-2013/main-conference-congres-principal.html
 
http://www.hs-itb.it/en/esct-congress-2013-aetc-congres-2013/programme.html
 

Tags:
Église
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