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Enseignement catholique : rentrée des classes sur fond de malaise

Alain PINOGES/CIRIC
Etablissement scolaire catholique Saint Vincent La Providence, Rennes (35), France.
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La Croix interroge le nouveau patron de l’EC, Pascal Balmand, qui devra jongler avec les normes du nouveau Statut et la gestion d’épineuses questions comme la théorie du genre.

 
Dans quelques jours, ce sera la rentrée et Le nouveau Statut de l'Enseignement catholique, adopté très largement par l'Assemblée des évêques en avril dernier, devra être appliqué point par point avec en toile de fond … la loi de refondation de l’école.
 
Le Statut précédent datait de 1992. Le nouveau tire les leçons de l'expérience et prend en compte les mutations de l'Église et de la société.
 
Pascal Balmand, nouveau secrétaire général de l’enseignement catholique, dévoile ses priorités au quotidien La Croix : l’application donc du nouveau statut, une plus grande ouverture sociale et des contenus d’enseignement plus cohérents avec le projet chrétien d’éducation.
 
A ceux qui voient dans ce nouveau statut une « reprise en main des évêques » sur le secrétariat général de l’Enseignement catholique, Pascal Balmand rejoint son prédécesseur, Eric de Labarre, qui a dit lors de la  convention nationale  de juin dernier au Parc floral de Paris  « Les évêques ne sont pas dans une logique de pouvoir (…) Au contraire, leur intérêt est naturel et réconfortant. »
 
Il assure : « Le nouveau statut est un outil (…) Contrairement à ce qui a pu être dit, il ne traduit pas, de la part des évêques, un désir de reprise en main mais bien une volonté de présence, d’accompagnement, de soutien. Sa mauvaise interprétation tient notamment à son caractère ecclésial, à son vocabulaire canonique. »
 
Concrètement, le nouveau patron de l’Enseignement catholique compte « ouvrir le chantier des contenus d’enseignement », en veillant « sereinement » à ce qu’ils soient en totale cohérence avec le projet chrétien d’éducation. Pour lui, il ne s’agit pas de construire une histoire-géographie ou des mathématiques catholiques  mais à travers ces disciplines – « comme cela est prévu dans les programmes », tient-il à préciser – de prendre le temps d’enseigner  aux élèves le sens critique pour « les affranchir d’une culture matérialiste et les aider à construire leur liberté ».
 
Interrogé par Denis Peiron sur un sujet aussi sensible que la « propagation »  de la théorie du genre à l’école, l’ancien directeur de l’Enseignement catholique du diocèse de Saint-Denis, ancien directeur de Saint-Michel-de-Picpus, récuse l’idée  d’une « école catholique bunker » 
 
« Je suis en désaccord profond avec la théorie du genre. Mais je ne peux pas faire comme si elle n’existait pas. Nous vivons dans une société sécularisée et dont les références sont de plus en plus diverses », déclare-t-il.
 
Et d’ajouter : « Dans ce cas, nous devons, tout en respectant leur liberté, équiper conceptuellement nos professeurs – pas seulement ceux de sciences de la vie et de la Terre – pour qu’ils puissent apporter aux élèves une vision équilibrée du rapport entre nature et culture. L’enseignant n’est jamais neutre. Mais s’il a conscience de sa responsabilité éducative, il indique à ses élèves sur quoi il fonde sa propre parole. Ensuite, il s’agit de faire confiance au discernement des jeunes. Et de relativiser, en gardant à l’esprit que l’école n’est jamais l’unique lieu de leur formation et en insistant à cet égard sur le rôle premier de la famille. »
 
Autre sujets phares de cet entretien : la refonte des rythmes scolaires et l’accès des écoles catholiques aux populations défavorisés à lire directement sur le site de la Croix qui propose en lien toute une série de dossiers sur l’enseignement catholique. 
 
Selon les chiffres publiés par Radio Notre-Dame : L’enseignement catholique en France c’est plus de 2 millions d’élèves scolarisés dans plus de 9 000 établissements. Elle commente : « Entre l’enseignement de la théorie du genre, et l’épineuse question du financement, l’enseignement catholique traverse une passe délicate, confronté de plus à un ministre de l’Education nationale ouvertement christianophobe.(1)

Jean-Baptiste Le Roux conclue : «  Mais la France ne peut aujourd’hui se passer de l’enseignement catholique, les chiffres parlent d’eux-mêmes. »
 

  1. Voir à ce propos cette vidéo dans laquelle le ministre de l’Education nationale Vincent Peillon affirme : « On ne pourra jamais construire un pays de liberté avec la religion catholique ». http://www.youtube.com/watch?v=p_BbC2yPVMo

      I.C

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