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JMJ RIO : Carlotta et son violon pour l’éternité

Manuela Morgia
La violoniste Carlotta Nobile décédée à 24 ans 
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La mort a empêché cette jeune musicienne de rencontrer le pape François aux JMJ. Mais un tel désir ne peut rester sans effet.

La violoniste italienne  Carlotta Nobile, directeur d’Orchestre de chambre  à l’Académie Sainte-Sophie de Bénévent (près de Naples)  en Italie, souhaitait tellement rencontrer le pape François aux JMJ !

Le 18 juillet dernier, la jeune fille est décédée d’un cancer à l’âge de 24 ans, suscitant beaucoup d'émotion en Italie, tant sa courte vie abondait de projets, sacrifices et grands idéaux : 

Paolo Bustaffa 
 
Personne ne la verra mais elle sera là : une jeune fille, toute blonde et souriante, avec son violon, au milieu de tous ces jeunes venus célébrer à Rio les 28ème Journées Mondiales de la Jeunesse avec le pape François. 

Carlotta Nobile, violoniste et directeur d’Orchestre de chambre  à l’Académie Sainte-Sophie de Bénévent (près de Naples) en Italie, est décédée d’un cancer à l’âge de 24 ans. Une jeune fille déjà connue au niveau mondial dont la mort, le 18 juillet dernier, a fait la Une des journaux italiens,  suscitant l’émotion du grand public qui a découvert l’existence d’une jeunesse surprenante, d’une jeunesse capable d’engagements, de projets, de sacrifices et de grands idéaux. 

Carlotta aurait tellement aimé rencontrer le pape François !
 
Pour une raison que l’on ne peut expliquer, même en consultant les meilleurs dictionnaires, son désir ne restera pas ignoré, même si personne à Rio ne verra cette jeune fille blonde, personne n’entendra le son de son violon. Aucun média ne pourra raconter le sourire d’un pape croiser celui d’une jeune fille qui ne sera pas physiquement avec les jeunes de ces 28ème JMJ.
 
La rencontre aura lieu, même invisible, elle ne sera pas un rêve.
 
L’histoire de Carlotta rappelle cette certitude : Jean Paul II, Benoît XVI et François ont pensé les JMJ comme une étreinte entre les jeunes visibles mais aussi comme une étreinte entre ces jeunes et ceux que l’on ne voit pas.
 
Tout au long de ces vingt-huit années de rencontre, la mémoire a toujours pris la parole et un nouveau visage, et le message d’espoir qui, depuis le début de l’histoire unit une génération à l’autre, a toujours résonné.
 
Voilà pourquoi la « présence-absence » de Carlotta Nobile, comme celle d’autres jeunes, sera un pont entre le fini et l’infini, entre le temps et l’éternité. 
 
Ce dialogue priant et en-dehors du temps qui unit hommes et femmes est aussi dans les gênes des JMJ : il s’appelle « communion des saints ». Une expression plus si facile à comprendre  mais qui renvoie à une expérience humaine d’éternité qui grandit sous le regard de Dieu.
 
Il faut avoir vécu ne serait que quelques JMJ, sous un soleil brûlant ou une pluie battante, pour sentir la beauté de ce regard que les médias n’ont pas réussi et ne réussiront pas à raconter. Non pas par défaut mais parce que leur devoir est d’accompagner avec honnêteté et professionnalisme jusqu’au seuil du mystère et de laisser ensuite à d’autres le choix de le traverser.
 
Il y a dans cette sorte d’arrêt médiatique, non de la résignation mais une prise de conscience qu’aux JMJ il n’y a pas d’effets spéciaux mais l’étonnement d’une Rencontre qui, vécue dans un intense dialogue entre foi et raison, change vraiment la vie. 

Carlotta aussi, comme d’autres jeunes, a éprouvé de la stupeur lorsque sa maladie la détruisait physiquement. 

«  Je ne sais même plus combien de centimètres de cicatrices j’ai sur le corps après mes opérations – a-t-elle témoigné par écrit, mais ces centimètres je les aime tous, l’un après l’autre, chaque centimètre de peau qui ne seront plus jamais sains. Ce sont les points d’attache de mes ailes ». 

Cette jeune fille a pris conscience que sa vie, lancée vers le succès, prenait une autre direction et elle s’est abandonnée aux anges dans son envol vers les cieux. 

L’histoire ancienne et récente abonde de jeunes qui ont vécu des expériences comme celle de Carlotta : les « voir » avec les jeunes d’aujourd’hui et avec le pape François à Rio de Janeiro sera magnifique !
 
La Terre et le Ciel, encore une fois, seront protagonistes d’un spectacle d’espérance, toujours nouveau et toujours sans fin.
 
Qui sait si dans ce spectacle, on entendra aussi en sourdine le son d’un violon caressé par une jeune fille de 24 ans, originaire de notre sud.

Traduction de l'article "Carlotta e il suo violino "  ( SIR  )

I.C
 

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